DOMAINE DE LANAELLE

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 CANTON NORD DE FOUGERES

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Lanaelle
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MessageSujet: CANTON NORD DE FOUGERES   Sam 28 Fév - 8:59


LES VILLES :

BEAUCÉ
LA CHAPELLE-JANSON
LAIGNELET
LANDÉAN
LA SELLE-EN-LUITRÉ
LE LOROUX
LUITRÉ
PARIGNÉ













SOURCES :
infobretagne.com

SOURCES IMAGES : Wikipédia ;patrimoine.region.bretagne.fr ; communes.com/bretagne ;
Fr.topic-topos.com ; www.communes.com; jpcesson.pagesperso-orange.fr ; http://www.la-france-en-photos.fr/FranceRecons/Departements ; http://www.lenomdivin.info/mondialement/france/parigne.htm#beeld


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MessageSujet: Re: CANTON NORD DE FOUGERES   Sam 28 Fév - 10:21

BELZEG –BEAUCÉ






Beaucé vient de Beluio ou Beaucerio (pays Vendelais) ou encore du romain Bellicius

La paroisse de Beaucé est mentionnée pour la première fois au XIème siècle. Elle dépendant jadis de l’ancien évêché de Rennes.

Tout ce que nous connaissons des commencements de Beaucé, c’est que cette paroisse existait dès le XIème siècle, et qu’à cette époque elle avait pour recteur Raginald, « Raginaldus sacerdos de Belceaco3 qui fut victime d’un misérable voleur nommé Albéric (Bulletin de l’Association Bretonne,III,248). Nous savons, de plus, que dans les premières années du siècle suivant le prieuré d’Ignis, près de Fougères, était en possession de la moitié ou du moins d’une partie considérable des dîmes de la paroisse de Beaucé.

En 1126, Hugues de Beaucé est choisi par Saint Louis pour arbitrer le différent qu’il a avec Isabelle (ou Jeanne) de Craon. Jean de Beaucé signe le traité de Guérande en 1364. En 1498, un autre Jean de Beaucé fait partie des 50 hommes de la garde de la duchesse Anne.

Maisons nobles au XVème siècle : La Motte, la Belottière, la Quenoisière, la Salle, Launay, la Haye et la Chaudronnerays.




PATRIMOINE DE BEAUCÉ



L’église Saint-Martin (XIIème siècle) , reconstruite en grande partie entre 1621 et 1627. L’église de Beaucé est sous l’invocation de Saint Martin, évêque de Tours. Cet édifice, où se trouvaient, en 1781, les autels de la Sainte-Vierge et de Saint-Abraham, doit remonter en partie au XIème  ou au XIIème siècle ; c’est ce que prouvent un pan de muraille et des traces de baies romanes qui apparaissent encore. Toutefois l’ensemble de l’église, en forme de croix, n’offre rien de remarquable. Sur la façade occidentale on lit la date 1627, et sur la chapelle méridionale celle de 1621. Une partie du vaisseau a été aussi rebâtie en 1785.



Egise st martin – beaucé
L'église actuelle est reconstruite en grande partie au XVIIe siècle, intégrant quelques éléments du premier édifice, roman : un linteau, une meurtrière et deux petites baies du mur nord. L'édifice est marqué par le style du concile de Trente, avec nef et chœur en un seul volume. La tour, surmontée d'un clocher, se compose, au rez-de-chaussée, de la sacristie et, à l'étage, d'une salle de délibérations. La sobriété architecturale correspond bien à l'époque et aux faibles moyens d'une communauté rurale.



Le manoir de la Soinière (XVème siècle). Ce manoir fait partie du fief de la Quénouazière, propriété de la famille Quénouaz en 1513 et 1574.



Manoir de Soinières )- Beaucé
À l'époque médiévale, ce manoir fait partie du fief de La Quénouazière, qui relève de l'une des principales juridictions seigneuriales de la paroisse de Beaucé. La salle principale est ornée d'une cheminée en granit, et des coussièges sont ménagés de chaque côté de la fenêtre.  




Le manoir de La Coquillonais (XVIII-XIXème siècle). Il s’agit d’une aile du Château de Tremblais en 1979 par Louis Goupil.



Manoir de la Coquillonais – Beaucé
Cette habitation est une aile du château de Tremblais, achetée en 1979 par Louis Goupil, entrepreneur en maçonnerie et nouveau propriétaire de La Coquillonais. Elle est remontée pierre par pierre sur la commune de Beaucé, pendant dix-huit mois. Les pierres des fenêtres, des gargouilles et de la tourelle sont alors numérotées. Au cours du démontage, on s'aperçoit que les pierres sont fixées entre elles par un piton de bronze ; cependant, pour le remontage, un simple joint de ciment est utilisé. La porte d'entrée, en bois, est décorée des vitraux d'origine.





Monument aux morts




Vue sur Fougères depuis les hauteurs de Beaucé [/color]


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MessageSujet: Re: CANTON NORD DE FOUGERES   Sam 28 Fév - 12:14

FLURINIEG  -FLEURIGNÉ





Fleurigné vient du latin « florineum »

La tradition rapporte que le centre de la paroisse de Fleurigné se trouvai primitivement au village de l’Hourre ou Lourre où se voient des traces de construction très anciennes. On y montre d’ailleurs l’emplacement d’un ancien prieuré fondé au XIIème siècle par l’abbaye de Rillé de Fougères (Pouillé de Rennes). L’église est construite vers 1300 sur le site actuel de l’église du XVIIème siècle et la paroisse était desserie par un chanoine régulier de Saint Augustin nommé par l’abbé de Rillé.

Jusqu’à la révolution, l’église de Fleurigné ainsi que le prieuré de Lourre dépendent de l’abbaye de Rillé de Fougères et de l’ancien évêché de Rennes. Le manoir seigneurial du Bois-Février existe au XIIème siècle (Jean de Langan en est alors propriétaire). L’ abbaye Saint-Georges y exerçait aussi une Haute justice.

On rencontre les appellations suivantes : Florineum (en 1242), Floriné (en 1361), Florigné (en1429), Florigneium (en 1516)



PATRIMOINE DE FLEURIGNÉ



L’église Saint-Martin (XVII-XVIIIème siècle), édifiée sur le site d’un sanctuaire qui date d’avant le XIVème siècle. L’église a été réédifiée en partie de 1666 à 1669. Saint-Martin de Tours est le patron de cette église, qui forme une simple croix dont les bras sont à pans coupés ; elle est assez jolie à cause de sa régularité. C’est une œuvre des XVII-XVIIIème siècles, mais on y a replacé une porte de style ogival fleuri, ornée de pinacles et de fleurons, qui rappelle une partie de l’édifice précedent, bâtie au XVème siècle. C’est en 1666 que furent commencés les travaux de reconstruction de cette église par la famille de Langon, qui possédait le Bois-Février, terre jouissant des droits de fondation et prééminence à Fleurigné, après le roi toutefois, seigneur supérieur à cause de sa baronnie de Fougères. Le marquis du BoisFévrier était seigneur prééminencier et fondateur de l’église de Fleurigné.



Eglise st martin  - fleurigné
L'église est construite sur le site d'une église antérieure, du XIVe siècle, sous l'impulsion de la veuve du baron de Bois-Février vers 1666. Elle suit un plan en croix latine, et les extrémités du transept sont à pans coupés. L'architecture, très classique, est typique de l'époque de Louis XIV. Le tabernacle provient de l'abbaye de Rillé de Fougères, dont dépendait l'église Saint-Martin.


Le château du Bois-Février (XVIIIème siècle), en partie reconstruit au XVIII-XIXème siècle. On y retrouve un pigeonnier et un oratoire qui a remplacé l’ancienne chapelle. Il s’agit de la terre seigneuriale de la paroisse. Il était autrefois entouré d’un mur d’enceinte avec des tours et des fossés. Il exXVIII-XIXème siècle. On y retrouve un pigeonnier et un oratoire qui a remplacé l’ancienne chapelle. Il s’agit de la terre seigneuriale de la paroisse. Il était autrefois entouré d’un mur d’enceinte avec des tours et des fossés. Il exerçait au bourg un droit de haute justice et était à l’origine le gage féodé de la sergentise de Fleurigné pour le baron de Fougères. Il est érigé en baronnie en 1658 et en marquisat en 1674. Le Bois-Février a été reconstruit au milieu du XVIIIème siècle. Propriété successive des Familles Février (en 1370), de Langan seigneurs des Portes (en 1466), Constantin seigneurs de la Fraudière (en 1653), de Langan (en 1661 et en 1789). La chapelle du Bois-Février était ruinée dès 1688, dit M.Maupillé (Notices historiques sur les paroisses du canton de Fougères,33) et ne fut point reconstruite. Vers la fin du XIXème siècle, M. Le Bouteiller, propriétaire du Bois-Février, y a construit un oratoire, dédié au Sacré-Cœur, où l’on dit la messe aux processions de Saint-Marc et des Rogations.


Siège de la plus grande seigneurie de la localité, le château de Bois-Février, datant du XVIIIe siècle, et englobant l'ancien manoir, est en partie reconstruit au XIXe siècle, dans un style néo-gothique. L'entrée est surmontée des deux blasons de la famille. À l'arrière du château se dresse une petite tourelle. De nombreuses dépendances appartiennent au domaine, parmi lesquelles un ancien pigeonnier réaménagé, et un petit oratoire qui remplace une ancienne chapelle.



Le château de Montbrauld ou Montbraud (1904-1906). Il s’agit, à l’origine, d’un château fortifié détruit en 1589. Il possédaiti une enceinte murée, de tours, des fossés, un pont-levis et une chapelle privée signalée vers 1720. On y voyait aussi une motte entourée de fossé et des restes d’une tour. Il possédait un droit de haute justice. Le manoir a été incendié par Mercoeur en 1589. Propriété successive des familles Husson (en 1411), du Hallay (en 1420), de Langan seigneurs du Bois-Février (en 1620 et en 1789). Le nouveau château et sa chapelle sont édifiés par la famille Le Bouteiller en utilisant les pierres de l’ancien château.



Montbrault est une terre seigneuriale ancienne qui signifie Mont-de-Bruyères. Il y avait un château fortifié, détruit en 1589 du temps de Mercœur, chef de la Ligue après la mort des Guise et gouverneur de Bretagne, dont la motte est encore visible derrière l'actuel château. Bâti avec les pierres de l'ancien château par M. Le Bouteiller, le château, construit selon un plan en équerre, dispose de deux tours accolées à la jonction des deux bâtiments, l'une rectangulaire et l'autre semi-circulaire. Les baies de la façade sont hautes et rectangulaires, tandis que les fenêtres passantes sont de taille plus modeste, et surmontées d'un fronton semi-circulaire. La chapelle est construite avec les matériaux de l'ancien château, remployant notamment la porte en plein cintre et la fenêtre en accolade.





Le manoir de la Motte-d’Iné ou Motte-d’Igné (XVIème siècle)
, propriété des seigneurs d’Iné. On y voit de belles cheminées du XVIème siècle et une tourelle d’angle. Il possédait jadis une chapelle privée, une motte de haute justice. Les seigneurs d’Igné, connus au XIIème siècle, fondèrent la Motte. La chapelle de ce manoir est signalée dès 1579 comme ayant alors un chapelin, Etienne Panier, successeur de Nicolas Macé. Vers 1720, elle était fondée de deux messes par semaine.  En 1790, la chapelle de la Motte était ruinée et les messes étaient dites en celle de la Motte-Anger, au Louroux( Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles d’Igné (en 1125 et en 1163) de la Croizille (en 1402), de Ghaisnes (vers 1412), de Fontenailles (en 1465), le Séneschal (en 1513), de la Villegontier (vers 1520), le Corvaisier seigneurs de Pelaine (vers 1550), Geffrard seigneurs de Lentillère (vers 1573), Pouriel siegneurs de Chapifeu (en 1610), du Chasteigner (en 1619), du Guesclin seigneurs de la roberie (vers 1641), du Matz marquis du Brossay (vers 1676), Julliot seigneurs de Bénazé (en 1715 et en 1785). Il relevait jadis de la seigneurie de Fougères.




Manoir de la Motte-d’Iné – Fleurigné
Les seigneurs d'Iné disposent sur leurs fiefs du droit de haute justice. En 1864, les deux mottes féodales de la Motte-d'Iné sont détruites, mais il subsiste un manoir en bon état de conservation. Dans l'angle de la bâtisse, une tourelle repose sur un cul-de-lampe mouluré. Dans chaque pièce se trouvait une cheminée, mais il n'en reste qu'une seule dans la cuisine, avec une croix gravée au centre de son manteau. À proximité s'élevaient une chapelle, disparue, un four à pain et plusieurs moulins appartenant à la seigneurie.
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MessageSujet: Re: CANTON NORD DE FOUGERES   Dim 1 Mar - 1:15

        CHAPE-YENT  -  LA CHAPELLE-JANSON




La Chapelle-Janson tire son nom du fondateur de la paroisse au XIème siècle, le Chevalier Gençon ou Jançon.

C’est au XIème siècle que remonte l’existence de la paroisse de la Chapelle-Janson. En effet, l’église (« capella Jançon »), fondée par le chevalier Gençon (ou Jançon) aux XIème siècle, est donnée vers 1032 à  l’abbaye Saint-Georges de Rennes (abbatia Sancti Georgii) par la vicomtesse Roïanteline (veuve du vicomte Eudon). Cette église est citée dans l’acte de fondation de l’abbaye Saint-Georges de Rennes.

Cette abbaye fonde à La Chapelle-Janson, un prieuré de bénédictines. Le prieuré possédait jadis un  droit de haute justice avec un cep et un collier dans le bourg de la Chapelle-Janson, ainsi que des fourches patibulaires à quatre pilliers. Les templiers y possèdent aussi, au village de la Templerie , une maison dont la chapelle va subsister jusqu’en 1793.

Le Pouillé de Renne précise que l’église et vraisemblablement la paroisse de La chapelle-Janson existaient dès le commencement du XIème siècle, puisque la première abbesse de saint-Georges en reçut le don en 1032. Ce fut la vicomtesse Roianteline qui assura aux bénédictines la possession de La Chapelle-Janson et de toutes ses dépendances. Mais on se demande comment cette dame se trouvait maitresse de cette église. Les uns croient qu’elle lui venait de la succession de son mari, le vicomte Eudon ; d’autres pensent qu’elle appartenait en réalité à une dame de la maison de Fougères , religieuse au couvent de Chavagne, fondé par la vicomtesse, puis entrée avec celle-ci à l’abbaye de Saint-Georges. D’après cette dernière opinion, Roianteline n’eût fait que confirmer à Saint-Georges le don de cette dame de Fougères. Quoi qu’il en soit, les religieuses de Saint-Georges fondèrent à la suite de cette donation l’important prieuré de La Chapelle-Janson.

Maison nobles : Montframmery, les Noës, Gambert et la Crévure.

On rencontre les appellations suivantes : Capella Gençon (au XIème siècle), capella Janson (au XIIIème siècle), Capella Janczon (en 1516).
                         


PATRIMOINE DE LA CHAPELLE-JANSON

L’église Saint-Lézin (XVème siècle).  Réaménagée  et modifiée au XVIème et au XVIIème siècle. Dédiée à Saint Lezin, évêque d’Angers, l’église de la Chapelle-Janson à la forme d’une croix et est en partie l’œuvre du XVIème siècle.  


Eglise st lézin – la chapelle janson
Le massif occidental de l'église remonte au XVe siècle, tandis que la majeure partie de l'édifice est construite au siècle suivant, puis modifiée au XVIIe siècle. L'église, que les verrières du milieu du XVIe siècle viennent rehausser de belles couleurs et affiner de leurs personnages, est assez austère. La porte du croisillon sud est cependant sculptée des instruments de la Passion, dans le style de la Renaissance bretonne.
 


Le manoir de Montfromerie ou Montframmery (XVIIème siècle).   Il possédait jadis une chapelle privée. La chapelle de Montfromerie (ou Montframery), avoisinant le manoir du même nom, avait été fondée par les seigneurs du lieu de deux messes par semaine, dont une le dimanche. En y desservait aussi une fondation primitivement faite en la chapelle de la Templerie et Renée Morazin, dame de Montframmery, présenta le 13 avril, Michel Vigeon pour être pourvu de cette double chapellenie (REGISTRE des insinuations ecclésiastiques de l’évêché de Rennes). Propriété successive des familles de la Bouëxière (en 1413), de Beauc (vers 1476), de Lys (vers 1633), Gouyon seigneurs de Miniac (en 1654), de Gaulay (en 1673), le Séneschal, de Gaulay, le Coq, Prioul sieurs de la Lande-Guérin, Logeois sieurs de Bintin (en1779).  



Manoir de Montfromerie -  La Chapelle Janson
À l'époque médiévale, Montfromerie est la terre seigneuriale de la paroisse. Le seigneur possède sur ses fiefs le droit de haute justice. Le manoir de Montfromerie est composé d'un corps de bâtiment rectangulaire, encadré de deux tours carrées à toit en pavillon. Celle de gauche a une toiture à coyaux. À l'intérieur, une porte ornée d'un arc en accolade est surmontée d'un blason, au-dessus duquel est gravé un cœur.
 


Le manoir de Refour    (XVIIème siècle)  


Manoir du Refour – La Chapelle-Janson
L'entrée dans la maison du Refour se fait par une porte en plein cintre ornée de deux moulures et surmontée d'un arc de décharge. Le soin apporté à l'appareil de la façade est typique des petits logis nobles de l'époque. À l'intérieur, une très belle cheminée, au manteau monolithe, est décorée de crossettes et d'un blason.
 


le manoir de La Lande (XVIème siècle).   Il possédait jadis une chapelle privée mentionnée dans le Pouillé ms. de Rennes (1713-1723). Propriété de la famille le Porc, puis de la famille de la Villegontier vers 1529 et en 1646  



Manoir de la Lande – chapelle-janson
Le manoir de La Lande est le plus ancien de la commune. Il conserve une porte en arc brisé, ornée, ainsi qu'une haute fenêtre à meneaux, qui éclaire la pièce d'apparat, où est installée une cheminée monumentale de 3,10 mètres de largeur, ornée de trois blasons. Le plafond est décoré de poutres très travaillées. Selon une tradition locale, près de l'entrée de la maison, se trouverait un souterrain allant vers le Loroux, qui permettait de faire passer le sel d'un bourg à l'autre.
 

Le four à pain   , situé à la Touche  


La fontaine Saint-Lézin (XXème siècle)    située au bourg de La Chapelle-Janson  









 puits   , la chapelle-janson
Ce puits est caractérisé par son plan circulaire et sa couverture en coupole. La margelle et le linteau délimitent l'espace nécessaire pour laisser passer le récipient.
 


 Ancien presbytère      


 Le lavoir      


 Monument aux morts      


VIEILLES CARTES POSTALES DE LA VILLE      

 Rue Grenouillé      



 Arrivée de la route de Larchamp      



 Ecole des filles      


 L’église  


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MessageSujet: Re: CANTON NORD DE FOUGERES   Dim 1 Mar - 6:37

KERNOANIG  - LAIGNERET  




Laignelet vient du latin « agnellus » (agneau)

L’église de Laignelet, appelée en 1076 Saint-Martin-bois, semble occupé primitivement le point culminant de la forêt de Fougères allant jusqu’au faubourg Roger (nota : une partie de ce faubourg, sis dans la ville de Fougères, faisait partie de la paroisse de Laignelet avant 1821. Jadis s'y trouvaient le couvent des Urbanistes et la chapelle Saint-Gorgon ). A la fin du XIème siècle, l’église de Laignelet est mentionnée sous l’appellation de « ecclesia de Agnello » (église de l’agneau). Raoul 1er, seigneur de Fougères, offre l’église à l’abbaye d’Evron (diocèse du Mans, Mayenne) vers la fin du XIème siècle, et il la transfert peu après au lieu dit l’Aignelet, où elle se trouve actuellement, afin de se réserver,dit-on, pour la chasse, le territoire de Saint-Martin. L’Abbaye d’Evron construit un prieuré sur le territoire de Laignelet (Pouillé de Rennes).

Maisons nobles : La Fontaine de la Chèze, érigée en châtellenie le 27 octobre 1573, sous le nom de la Fontaine ; Malhaire, le Bray, les Bretonnières, la Tuchenerie et les Beaujardières.
Chapelles à la Fontaine de la Chèze, à la Cour-Gelée et à la Fourairie.


On rencontre les appellations suivantes : Ecclesia de Agnello (au XIème siècle), de Agniculo (en 1516), de Laigneio (en 1578)
   


PATRIMOINE DE LAIGNELET

L’église Saint-Martin (1887) , œuvre de l’architecte Louis Herault et construit à l’emplacement d’un édifice roman. L’église Saint-Martin de Laignelet se compose d’une seule nef, terminée par une abside de construction moderne. Les murs latéraux de cette nef accusent les nombreuses restaurations dont elle a été l’objet. La retouche la plus ancienne semble remonter au XIVème siècle. La restauration la plus importante date du commencement du XVIème siècle, elle embrasse toute la partie antérieure de l’église, qui paraît avoir été agrandie du côté de l’ouest à cette époque. En 1781, trois confréries étaient érigées dans l’église de Laignelet : celle du Rosaire, établie vers 1661 par les Dominicains de Bonne-Nouvelle ; - celle de la Rédemption des captifs,- et enfin, celle pour le repos des âmes des défunts (Pouillé de Rennes). L’autel de la Vierge date du XIXème siècle. L’église actuelle abrite des vitraux dédiés à Saint Martin, Sainte Cécile et Saint Charles Borromée (XIXème siècle). L’ancienne église se composait d’une simple nef avec une abside moderne : l’édifice paraissait avoir été allongé vers l’ouest au début du XVIème siècle. Un porche au sud, daté du XVIème siècle, renfermait un bas-relief en pierre de Saint Martin.




Le château de la Cour-Gelée,  (XIX-XXème siècle)


Le château de La Cour-Gelée est situé sur une hauteur, et formé d'une grande bâtisse pourvue d'une tour carrée avec de nombreuses ouvertures rectangulaires. L'alliance de divers matériaux et sa conception sont typiques du tournant des XIXe-XXe siècles.


Le manoir (XVIIème siècle) , situé à la Cour-Gelée. Ce manoir possédait jadis une chapelle frairienne dédiée à Saint-Jean-Baptiste, aujourd’hui détruite. Cette chapelle était déjà « très-ancienne » et considérée comme fraisienne au commencement  du XVIIème siècle. Propriété successive des familles le Corvaisier (en 1624), Couyer sieurs des Juguenais (vers 1683) et de Marie-Jeanne Larcher épouse de Joseph Baston sieur de Bonne-fontaine.


Manoir – laignelet :  La Cour-Gelée est le site d'un ancien manoir seigneurial. La maison garde une porte en plein cintre. Plusieurs dépendances, telles qu'une écurie ou une étable, sont encore en place à proximité. En revanche, la chapelle érigée sous le vocable de saint Jean Baptiste est détruite.

Le Manoir (XVIIème siècle) , situé à La Fontaine. La Fontaine est le siège d’une ancienne seigneurie. Ce manoir possédait autrefois une chapelle dédiée à Saint-André. En 1522, Jean de la Fontaine, seigneur de la Hurelière, père et tuteur de Guillaume de la Fontaine, seigneur dudit lieu, présenta le recteur de Laignelet, Pierre de Launay pour desservir cette chapelle. Cette chapelle existait encore en 1720 (Pouillé de Rennes). On y troue un pigeonnier (XVIIème siècle). L’ancien manoir de la Fontaine-la-chèze comportait au XVIème siècle, une motte, un double fossé, une fuie et une chapelle privée. La Fontaine relevait de la baronnie de Fougères et fut érigée en châtellenie en 1572 et 1573. Le manoir et la chapelle privée portaient les armes de la famille de la Fontaine. Propriété sucessive des familles Fauvel (en 1400), d’Erbrée seigneurs de la Chèze (vers 1579), de Volvire marquis de Saint-brice (vers 1625). Il reste entre les mains des marquis de Saint-Brice jusqu’en 1789. La Fontaine possédait jadis un droit de pilori à l’entrée du chemin de Mellouin à fougères et un droit de haute justice : ses fourches patibulaires à trois pots se dressaient sur la lande des planches, au bord du Nançon.


Ce pigeonnier à pied formant tour, situé à l'écart du manoir, est représentatif de l'importance des seigneurs de La Fontaine. Selon une coutume de 1580, pour posséder un pigeonnier, il faut qu'il soit construit en remplacement d'un autre, ou bien il faut posséder l'équivalent de 150 hectares actuels. Ces restrictions permettaient de restreindre l'extension de ces élevages et d'éviter ainsi les nuisances agricoles dues à un trop grand nombre de pigeons. Le pigeonnier, outre le prestige social qu'il confère, constitue également un garde-manger inépuisable.





Avenue du Maine vers 1900 et en 2003



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MessageSujet: Re: CANTON NORD DE FOUGERES   Dim 1 Mar - 6:42

LA VERRERIE DE LAIGNELET



c'est surtout à ses verriers que Laignelet dut sa renommée : des terrains sablonneux, la forêt, les fougères, dont les cendres sont riches en soude, constituaient des éléments particulièrement intéressants pour l'élaboration du verre. La verrerie de la Bellovière nait vers 1646. À la veille de la Révolution, la verrerie de Laignelet était l'une des deux seules verreries importantes de Bretagne. Elle employa jusqu'à 400 ouvriers au début du XXe siècle. Son directeur d'alors, Henry Chupin, ouvert aux idées sociales de la démocratie chrétienne en vogue dans la deuxième moitié du XIXe siècle, en fit un véritable modèle de cité ouvrière au système social très particulier. « On peut vivre toute une longue vie sans sortir de la Verrerie de Laignelet » disait une brochure: des maisons rappelant les corons du Nord, abritaient la majorité des familles des ouvriers, un conseil d'usine permettait un certain dialogue entre administration et ouvriers, une Société de secours mutuel venait en aide en cas de maladie, une Société coopérative ouvrière d'alimentation pourvoyait la cité en produits à prix réduits. Les loisirs n'étaient pas en reste avec l'organisation d'une fanfare, d'une société de gymnastique, d'une troupe de théâtre, d'une bibliothèque et bien sûr on y trouvait une chapelle. La verrerie ferma définitivement au début des années trente.


Représentation générale du site. Au premier plan , on remarque les logements d'ouvriers qui bordent la route ; derrière, se situe l'atelier d'empaquetage, toujours en place.






Arrivée en forêt


Equipe au travail


Souffleurs de gobelet


une partie du Hall de  verrerie après le travail


Un coin d’atelier de finissages de verres de table


Un coin des tailleries  de verres


Un coin du hall pendant le travail


empaquetage des verres de table
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MessageSujet: Re: CANTON NORD DE FOUGERES   Dim 1 Mar - 20:56

LANDEAN – LANDÉAN




Landéan vient du breton « lan » (monastère) et du breton « dehen » (doyen)

La paroisse de Landéan (Lan-Dean, église du Doyen) semble remontée au milieu du IXème siècle, époque à laquelle se fondent des colonies bretonnes sur la frontière Est de la Bretagne. Landéan appartient à l’abbaye de Rillé à Fougères dès la fin du XIIème siècle, puis à l’ancien évêché de Rennes.

Le nom de cette paroisse appartient à la langue bretonne. Lan répond à l’idée d’église, ou plutôt de lieu consacré au culte ; quand à déan, il signifie doyen : de sorte que Landéan peut se traduire par l’église du doyen. On peut donc regarder en général, les paroisses qui présentent ce radical Lan comme existant dès le IXème siècle, car à partir du XIème siècle la langue bretonne n’a plus été en usage en Haute-Bretagne.

Quant à la présence de ces noms dans le pays de Fougères, elle est, aux yeux de M. Maupillé, « une donnée à peu près certaine de l'établissement d'une colonie bretonne dans ces parages à l'époque où ce peuple ajouta à ses possessions les terres les plus rapprochées de la Normandie et du Maine, c'est-à-dire vers le milieu du IXème siècle ». Landéan serait, par conséquent, « une des plus anciennes paroisses de la contrée ; et si nous nous en rapportons à son nom et à l'idée qu'il exprime, son église aurait même eu sur les autres églises de même origine, dans sa circonscription, une prééminence que nous ne voyons pas confirmée par l'histoire. Du reste, la perte de cette prééminence s'explique aisément par les évènements qui s'accomplirent un demi-siècle plus tard, lorsque les Bretons, refoulés dans leurs anciennes possessions, furent obligés de renoncer à l'occupation d'un pays dans lequel le fléau de la guerre avait tout dévasté. Tout porte à croire que la primitive église de Landéan disparut dans ce grand désastre ; et lorsqu'un siècle plus tard le calme rétabli permit de procéder à la reconstitution des paroisses, elle recouvra son nom avec l'existence, mais non son ancienne dignité » (M. Maupillé, Notices historiques sur les paroisses du canton de Fougères, 77 et 78).

Quoi qu’il en soit, ce n’est que vers le milieu du XIIème siècle que Landéan fait son apparition dans notre histoire. Cette paroisse nous est alors révélée par la donation d’une partie de ses dîmes, faites vers 1150  par Garnier Bool, bourgeois de Fougères, au prieuré de Saint-Sauveur-des-Landes. En1161, l’église de Landéan était encore entre les mains de prêtres séculier, comme le prouve l’assistance de ces prêtres, nommés Geoffroy et Géodouyn, à un acte par lequel l’évêque de Rennes mit d’accord le prieur de Saint-Sauveur-des-Landes et les enfants de Garnier Bool. Mais elle n’y resta pas longtemps et elle ne tarda pas à passer à l’abbaye de Rillé. Dès 1163, en effet, ce monastère possédait en Landéan une prairie , « unum jornale prati in Landeanio », don de Raoul de Teillay (D.Morice, Preuves de l’Histoire de Bretagne,I,653) ; mais selon M.Maupillé, ce ne fut que de 1197 à 1200 que les chanoines réguliers de Rillé apparaissent d’une manière certaine en possession de l’église de Landéan. Ils fondèrent en ce lieu un prieuré-cure et ils administrèrent eux-même la paroisse jusqu’à la Révolution. Landéan a été érigée en cure de deuxième classe par ordonnance royale en date du 24 février 1827 (Pouillé de Rennes).

La châtellenie du Hallay était la maison seigneuriale de la paroisse : elle avait un droit de haute justice et un droit de quintaine qui s’exerçait au Pâtis de la Quintaine.

Au hameau du Châtel, il existait en 1148, une maison de chasse, nommée la Foresterie, où aimaient à séjourner les barons de Fougères, et où Henri Ier remit l’abbaye de Rillé à son fils Raoul, en présence de ses vassaux. Les celliers de Landéan sont creusés dans la forêt en 1173  pour mettre les trésors de Raoul de Fougères et de ses vassaux à l’abri des anglais. A noter qu’un couvent de Cordeliers, fondéé en 1441, par le duc de Bretagne, François Ier dans l’endroit de la forêt nommé le Pas-au-Meunier, a laissé quelques restes de ses anciens édifices ruinés par la guerre civile (1793).
On rencontre les appellations suivantes : Landeanium (en1150), Landeham (en1201), Landeanum (en 1410), Landanium (en 1516).



PATRIMOINE DE LANDÉAN


L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (XII-XV-XVIème siècle). Cette église prieurale mentionnée dès le XIIème siècle dépend à cette époque de l’abbaye de Saint-Pierre-de-Rillé. Dédiée à Saint Pierre l’église de Landéan n’offre rien de remarquable. « On y trouve des vesties de l’architecture de toutes les époques, depuis le style roman jusqu’à l’ogival flamboyant, mais rien de saillant »(M.Maupillé, notices historiques précitées). Elle se composait primitivement d’une simple nef à chevet droit avec deux fenêtres en arc brisé. Le pignon ouest est surmonté en 1826 d’un affreux clocher qui remplace un ancien campanile. Le chevet a été reconstruit en 1833 et on y a ajouté deux chapelles. Le maître-autel date de 1771. Les seigneurs du Hallay possédaient jadis un enfeu dans le chœur et les seigneurs de l’Artoire avaient un enfeu dans l’église.


Mentionnée au XIIe siècle, l'église prieurale dépend à l'époque de l'abbaye Saint-Pierre-de-Rillé. Il subsiste des vestiges d'appareil roman dans la nef, le massif occidental est édifié au XVe siècle, tandis que le transept date du siècle suivant. La nef est couverte d'une charpente. L'église est dédiée à saint Pierre, représenté dans le chœur par la statue du saint avec les clefs et le coq, et à saint Paul, figuré avec le glaive.

baptistère


choeur





La chapelle du Châtel (1940) dédiée à la Vierge Marie et édifiée par Joseph Poirier à la place d’un ancien oratoire.


La chapelle, dédiée à la Vierge, est édifiée par Joseph Poirier, propriétaire des lieux, à la place d'un ancien oratoire, situé au fond du jardin. Les matériaux de construction proviennent des pierres trouvées dans le terrain. À l'intérieur, les murs sont dépourvus d'enduit, ce qui laisse apparaître la maçonnerie. Le chœur est revêtu de boiseries, et de nombreuses statues complètent le mobilier. Pendant plusieurs années, les paroissiens s'y rendaient en procession pour les rogations.




La chapelle de la Cherbonnelais (XIXème siècle), dédiée à la Vierge Marie et édifiée par Madame Passillé.


Cette chapelle, dédiée à la Vierge et à saint Jean Baptiste, est construite par Mme Passillé, puis restaurée . À l'intérieur, un crucifix sanglant rappelle l'apparition de Pontmain, qui eut lieu à une dizaine de kilomètres de la chapelle. En 1871, la population de Pontmain invoque Notre-Dame de l'Espérance de Saint-Brieuc pour arrêter la progression des Prussiens vers la Bretagne. Le 17 janvier 1871, la Vierge apparaît dans le ciel, entourée d'étoiles, et portant un Christ en croix pour faire savoir que la prière peut stopper l'invasion. La progression des envahisseurs s'arrête en effet à 35 kilomètres de Pontmain.






L’ancien couvent Saint-François  (XI-XVIIème siècle). Ce couvent est fondé en 1440-1441 par les religieux de l’ordre de Saint-François-d’Assise. Le cloître, les enclos, le cimetière, la chapelle aujourd’hui disparus, étaient encore visibles en 1930. L’ancien couvent des cordeliers de Saint-François est situé au lieu-dit le Pas-au-Meunier. L’ermitage du Pas-du-Meunier est fondé en 1441 par le futur duc François Ier pour le frère Guillaume Vauroulon et transformé en couvent en 1494. Les constructions visibles en 1930, dataient, semble-t-il, du XVIIème siècle. On y voyait une chapelle datée du XVème siècle. La chapelle a été réduite de longueur vers l’ouest au XIXème siècle. L’intérieur comprenait quatre travées. La chapelle possedait jadis des vitraux armoriés et des stalles en bois sculpté du XVIème siècle. Elle renfermait autrefois plusieurs pierres tombales.


En 1440, quelques religieux de l'ordre de Saint-François-d'Assise fondent le couvent des Cordeliers sur le territoire de la paroisse de Landéan. Les bâtiments, le cloître, la chapelle, les enclos et le cimetière sont encore visibles en 1930 ; il n'en subsiste qu'un bâtiment, avec quelques ouvertures décorées. À l'intérieur, un escalier à volée droite dessert les deux étages. La voûte de l'escalier du XVIIe siècle est en berceau sur doubleaux. Cet escalier rappelle en plus petit celui de l'abbaye de Rillé de Fougères, construit au début du XVIIIe siècle. Peut-être sont-ils la création du même maître d'œuvre, Le dernier bâtiment du couvent Saint-François est désormais le siège d'une exploitation agricole.  





Le calvaire(XVIème siècle), situé non loin du couvent Saint-François et d’un oratoire construit au XVIème siècle. Ce calvaire, édifié en 1940, provient du château de la villegontier de Parigné.





À quelques dizaines de mètres du couvent Saint-François, un oratoire est construit au XVIe siècle, à proximité duquel est implanté, en 1940, ce calvaire. Il provient du château de la Villegontier de Parigné. Sur la base  du socle sont gravées des sculptures de têtes de mort.  





Les vestiges du château des Renardières(1880), propriété de familles Pontavice et Bressieux. L’ancien manoir des Renardières est remplacé au XIXème sicèle par un château moderne. La chapelle privée a été reconstruite en 1843. Cette chapelle, dépendant du manoir de même nom, existait dès 1650. La chapelle des Renardières, reconstruite de nos jours et entretenue, renferme les tombeaux de plusieurs membres de la famille du Pontavice (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles du boisbaudry (en 1397), Gilllet (en1513), Hoguerel (en 1522), Gillet (en 1540), Liart seigneurs de la Gaulteraye (vers 1574), du Bouëxix seigneurs de la Chapelle (vers 1590), Hameau seigneurs de Monnoil, Vivien (en1653), du Pontavice seigneurs des Landes (vers 1709).





vestiges


vestiges





Le manoir du Bas-Boyon(XVIème siècle)



Manoir du bas-boyon –  landéan
Le manoir de Bas-Boyon, pourvu à l'origine de trois tours, n'en possède plus qu'une seule, en façade. Les premières marches de l'escalier de la tour sont en pierre, tandis que le reste est construit en bois, ce qui permet à la fois une bonne assise de l'ouvrage tout en évitant les dégâts causés par l'humidité. La tour dessert les pièces du manoir. Au rez-de-chaussée, un évier en pierre est surmonté d'étagères, à côté duquel est placé le cellier. À l'extérieur, un four à pain et un puits complètent l'ensemble.
   





Le manoir du Châtel(1787), édifié par Julien Le Tanneur des Villettes, avec les matériaux du château de la Forairerie. L’ancien manoir du Châtel est la propriété successive des familles de la Vieuville (en 1513), Courtays seigneurs de Saint-Germain (en 1602 et en 1641), Sérisié (en 1665), Denoual (en 1680), le Tanneur sieurs des Villettes (en 1789).




Manoir du Châtel – landéan
Les matériaux employés pour la construction du manoir du Châtel proviennent des ruines du château de la Forairerie, ancienne propriété des barons de Fougères, implantée sur le site même du Châtel. C'est Julien Le Tanneur des Villettes, compagnon de La Fayette, qui réalise l'ensemble, après son retour de la guerre d'Indépendance américaine. Le Châtel est constitué d'un corps de bâtiment central et, du côté nord, d'un ensemble comportant écurie, étable, cellier, réaménagés par la suite. Les pilastres qui soutiennent la grille d'entrée proviennent du presbytère de Parigné.
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MessageSujet: Re: CANTON NORD DE FOUGERES   Dim 1 Mar - 21:11

Les celliers de Landéan, mentionnés dès le XIIème siècle et qui se trouve à environ 850 mètres au sud-ouest de l’église de la paroisse. Leur longueur est de 15m15, leur largueur est de 6m31, leur hauteur est de 4m22 et il a un plancher en bois d’environ 54 millimètres d’épaisseur. On trouve un puisard pratiqué à l’angle sud-ouest du souterain et creusé dans le roc sur lequel les fondations sont établies. Ce puisard était d’un mètre 30 plus bas que le font du souterrain, à l’endroit où il est le plus bas lui-même. La destination exacte des celliers est encore inconnue. Il peut s’agir soit d’une cachette édifiée par Raoul II de Fougères afin de mettre à l’abri son trésor en temps de troubles soit la cave de l’ancien château de l’ancien château de la Foresterie. Ils pourraient avoir aussi un rapport avec l’ancien couvent des Cordelier situé non loin de là et dont ne subsistent que quelques vestiges.


entrée


escaliers


La voûte



Un alignement mégalithique au lieu-dit le Cordon des Druides, dans la forêt de Landéan. On y trouve, à proximité, un Cromlech.







L’oppidum du Poulailler(âge de fer). Les fortifications situées non loin du dolmen du Monument pourraient marquer l’assiette d’un très ancien oppidum.


plan




Le dolmen de la Pierre au Trésor



Le dolmen du Monument(en partie écroulé), surnommé aussi la Pierre Courcoulée ou Pierre des Huguenots, situé entre la Croix du Fouteau du Poulailler et l’Allée du Clair-Douet.




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La croix , située à proximité de l’église. Dressée en mémoire de paroissiens morts pour leur foi en 1973-1794.






L'entrée du four à pain est insérée dans une petite bâtisse que l'on peut qualifier de fournil, où le bois était entreposé. Le fournil est construit à quelques pas de la maison. La voûte intérieure du four est bien conservée, mais l'ensemble n'est plus en activité.






Monument aux morts.






La Croix de Recouvrance Il serait plus juste de parler des Croix de Recouvrance. Situées toutes les deux sur le bord de la R.D. 177 aux deux extrémités de la forêt, l’une se trouve près de la Verrerie sur le territoire de Laignelet, à l’entrée de Fougères, l’autre à Landéan.

La croyance populaire veut que ces Croix aient été érigées à la suite d’un voeu. Une fillette s’étant égarée dans la forêt, son père s’était engagé à ériger une Croix à chaque extrémité de la forêt s’il retrouvait son enfant. Ayant été exaucé, le père, fidèle à sa promesse, fit éléver ses deux Croix sur lesquelles est gravé : Croix de recouvrance - 1769.

La Croix située à Landéan fut le théâtre d’un évènement qui allait avoir un grand retentissement lors de la période révolutionnaire. Ainsi le 19 mars 1793, plusieurs centaines d’hommes et de jeunes gens (ils étaient estimés à 7.000 sur le district) se rassemblèrent à Landéan pour dire leur refus de la conscription décrétée par la Convention nationale. Ainsi était née ce qu’on appellera la “révolte de la Saint Joseph”.

A l’origine, cette Croix était située face de la maison forestière de la Croix de Pierre. Le 3 juin 1993, à l’occasion des travaux d’aménagement de la RD 177 à l’entrée de l’agglomération, elle fut déplacée de quelques dizaines de mètres, pour des raisons de sécurité, et également pour en faciliter l’accès pour les automobilstes qui voulaient s’y arrêter. Le conseil municipal, dans sa séance du 15 juin 1993, en prit acte au moyen d’une délibération.









La Croix du Fouteau du Poulailler
Fouteau : Du diminutif latin fagitellus, fogustellum, dérivé du latin fagus « hêtre ». En galo, ce mot se prononce : « feutiaou »

La Croix du Fouteau du Poulailler se situe à 150m du carrefour du poulailler en direction du Gué au Merle sur la route des Courbes (Coupe N° 35).

A cet endroit se trouvait un fouteau nommé « Fouteau du poulailler » parce qu’entre ses racines se trouvait toujours des oeufs déposés par des personnes qui lui attribuaient des pouvoirs de guérison, de réussite dans la vie amoureuse ou professionnelle.
Après avoir fait le tour de l’arbre avec une branche de houx à la main, la personne faisait une offrande.

Pour combattre ces rites payens, l’église fit ériger une croix en lieu et place. En bois à l’origine, elle fut remplacée, en 1937, avec le concours de la société archéologique de Fougères, par une croix en granit provenant de l’ancien cimetière de Landéan.








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MessageSujet: Re: CANTON NORD DE FOUGERES   Dim 1 Mar - 21:24

ANCIENNES PHOTOS DE LANDÉAN




Vue générale




Entrée du bourg




Ecole et mairie




Grande rue et hotel des voyageurs




Ancien hotel Gurin




Château des Harlais




Etang Saint-François et le restaurant

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MessageSujet: Re: CANTON NORD DE FOUGERES   Lun 2 Mar - 0:19

KELL-LOEZHERIEG  -  LA SELLE-EN-LUITRÉ




La Selle-en-Luitré vient du Latin « cella » (sanctuaire)

La Selle-en-Luitré est à l’origine un petit monastère comme semble l’attesté le mot « selle » (ou Celle). Avant la Révolution, l’église de La Selle est une trêve de la paroisse de Luitré et dépend de l’ancien évêché de Rennes. Nous voyons en 1740 et 1761 les nouveaux recteurs de Luitré, René et Joseph Le Bannier prendre possession de l’église de La Cellle (Selle) en même temps que celle de Luitré.

La Selle-en-Luitré est érigée en commune en 1794 et en paroisse indépendante en 1802. La Selle-en-Luitré possédait un cimetière dès 1600.




PATRIMOINE DE LA SELLE-EN-LUITRÉ

L’église Saint-Jean-Baptiste  (XVI-XIX-XXème siècle). Dédiée à Saint Jean-Baptiste, l’église de La Selle-en-Luitré appartient en grande partie au XVIème siècle.


L'église st jean baptiste, pourvue de deux nefs terminées par un chevet plat, présente un aspect rustique, avec ses petites dimensions. Elle est entourée de son cimetière, limité lui-même par un muret de granit formant enclos. À l'intérieur, le vitrail consacré à Jeanne d'Arc figure l'église Saint-Jean-Baptiste en arrière-plan, avec l'ancien clocher, remplacé par une nouvelle façade au XXe siècle.  



Le patron de l'église est représenté sur la porte du tabernacle du retable du maître-autel. Conformément à l'iconographie traditionnelle, il porte un agneau sur les épaules, remplaçant la tunique de peau de mouton qu'il revêt dans les représentations du Moyen Âge, en tant qu'anachorète.  



François Langlois, retablier renommé, habite, au XVIIe siècle, à La Selle-en-Luitré. Il réalise les trois retables de l'église, à l'exception du tableau de la Sainte-Trinité, sans doute une œuvre du peintre fougerais Gobert. Le retable présente une riche décoration florale avec guirlandes et vases dorés. Dans les niches prennent place des statues de pierre blanche de saint Joseph et de saint Paul, datées de 1822, encadrées de colonnes de marbre noir et lilas. Au sommet est représenté Jean Baptiste, patron de la paroisse, en une statue de pierre datée de 1871.  




La croix du cimetière  , son socle est chargé de deux têtes de mort.  





Le puits  , situé au lieu-dit la Basse Chérine.


Les affleurements d'eau ne sont pas courants en Bretagne, c'est pourquoi de nombreuses fermes possèdent leur puits. Celui-ci est semi-circulaire sur sa base et se prolonge en forme de niche. L'ouverture du puits étant très proche du sol, une grille en fer forgé en ferme l'entrée.  




La maison  (1769-XIXème siècle), située au lieu-dit La totinais  


Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Mer 16 Sep - 22:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CANTON NORD DE FOUGERES   Lun 2 Mar - 19:58

LAVREER  -LE LOROUX




Le Loroux vient du latin « loratirio » (l’oratoireà.

Les actes de l’abbaye de Savigné (Manche) nous apprennent que vers 1125 un seigneur nommé Raoul, fils de Payen, d’accord avec ses frères Hugues, Geffroy et Robert, Lovel, son oncle, et Jean , fils de Mischine, son cousin, donna à cette abbaye l’église du Loroux avec toutes ses dépendances « ecclesiam villoe de Loratorio ».

Cette donation fut tout d’abord approuvée par Raoul, ,seigneur de Fougères, et par Rouard, évêque de Rennes, décédé en 1126 (Dom Morice, Preuves de l’Histoire de Bretagne,I,605). Hamelin, qui succéda à ce dernier (1127-1141), la ratifia également, et de son côté Henry, seigneur de Fougères, y donna son approbation par la  grande charte qu’il concéda aux religieux de Savigné lorsqu’en1150 il se démit de ses droits en faveur de son fils et prit l’habit monastique dans cette abbaye (Dom Morice, Preuves de l’Histoire de Bretagne,I ,605).

En 1157, Etienne de la Rochefoucaud, évêque de Renens, confirmat l’abbaye de Savigné dans tous les droits que lui avaient octroyés ses prédécesseurs c’est-à-dire la possession de l’église du Lorous, de son cimetière et de ses dîmes, et dans le droit de lui présenter le prêtre ou recteur chargé de la desservir, ne faisant d’autre réserve que pour les droits cathédraux et épiscopaux.


Maisons nobles : La Motte-Auger, avec chapelle,  Bourgboulié, la Huardière, la Sionnière, la Haute-Bourgère et la Hubaudière.

On rencontre les appellations suivantes : Ecclesia de Loratorio (en 1125), Loratorium (en 1516)



PATRIMOINE DE LE LOROUX

L’église Saint-Martin  (XV-XVIIIème siècle). Dédiée de tout temps à Saint Martin, évêque de Tours, l’église du Loroux appartient en majeure partie au XV-XVIème siècle. Cette église qui date en majeure partie du XVIème siècle, remplace l’ancien sanctuaire du XIIème siècle : elle se compose d’une nef et de deux collatéraux. Une chapelle seigneuriale se trouvait autrefois au sud du chœur. Le clocher, œuvre de l’architecte Jourdin de Fougères, date du XVIIIème siècle. Le retable date du XVIIème siècle et provient du couvent des Urbanistes de Fougères,, fondé en 1633 (il comporte un tableau représentant la Crucifixion). Les vitraux datés de 1942 sont l’œuvre du maître verrier Rault de Rennes. Le pignon-ouest date de 1411. L’église conserve d’intéressantes gargouilles.



Eglise st martin – le loroux
L'église romane d'origine est nommée dans les chartes de l'abbaye de Savigny, à partir de 1125. L'église actuelle remonte au XVe siècle, le pignon ouest est achevé en 1411. Les collatéraux sont construits en plusieurs campagnes. Le bas-côté sud est élargi au XVIe siècle, ainsi qu'en témoignent les deux dates de 1524 et 1542 inscrites sur des sablières, tandis que le collatéral nord est repris au XVIIIe siècle. Les extensions permirent de mettre en place cinq arcades, avec piliers entièrement en bois, qui ouvrent de chaque côté de la nef sur les bas-côtés. Le pilier de 1524 est décoré d'un chapelet à cinq dizaines, issu des patenôtres du Moyen Âge. Le clocher est construit par l'architecte Jourdin de Fougères au XVIIIe siècle, en même temps que sont reprises les parties hautes de la façade occidentale.
 



Les anciennes chapelles de la Motte-Anger  . Des deux chapelles construites au manoir de la Motte-Anger, il ne reste plus qu’un oratoire insignifiant à la fin du XIXème siècle ; les débris de la principale d’entre elles annoncent une construction soignée de la renaissance (Pouillé de Rennes)

La maison (XVIIème siècle)  située dans l’Impasse des Druides

Les maisons (XVIIème siècle)  , situées au hameau de La Mare

Le moulin du Tertre
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MessageSujet: Re: CANTON NORD DE FOUGERES   Mar 3 Mar - 0:28

LOEZGERIEG – LUITRÉ




Luitré vient du gaulois « Lucterieus »

La paroisse de Luitré, qui dépendant de l’ancien évêché de Rennes, est mentionnée dès le XIIème siècle. A l’époque le territoire de Luitré appartient aux seigneurs de Bois-le-Hox (ou Boislehou). Cette seigneurie dépend d’abord de la baronnie de Fougères puis de celle de Vitré.

Vers la fin du XIIème siècle, le prieuré de Sainte-Croix de Vitré et l’abbaye de Saint-florent de Saumur réclamaient la possession d’une grande partie des dîmes de la paroisse de Luitré (NOTA : dès le XIIème siècle, en effet, deux frères, Jacques et André, premier seigneurs connus du Bois-le-Hou (ou Boislehou), « de Nemore Leho », donnèrent au prieuré de Sainte-Croix de Vitré la dîme de leur terre du Bois-le-Hou, du Grand et du Petit-Bouessay et de la Silvelle, toutes situées à Luitré, réservant toutefois les droits des religieux de Saint-Florent dis Saumur sur le huitième des dîmes de cette dernière terre. En reconnaissance de cette libéralité, les religieux de Sainte-Croix donnèrent aux deux frères 12 livres monnaie d’Anjou –M.Maupillé, Notices histororiques sur les paroisses du canton de Fougères, 126) : mais elles leur étaient disputées par des seigneurs qui faisaient valoir des prétentions contraires. Le Cartulaire de Marmoutiers nous a conservé le souvenir d’une contestation de ce genre suscitée au prieuré de Sainte-Croix par plusieurs seigneurs de la paroisse qu’il désigne sous le nom des Hernier et des La Perche, et qu’il nous représente comme disputant au recteur et au prieur de Sainte-Croix non seulement la jouissance des dîmes de Luitré, mais encore l’excercice de certais droits sur la trésorerie de l’église elle-même. Après de longs débats, cette afffaire se termina par un arrangement conclu sous les auspices d’André de Vitré (1173-1211), et d’après lequel les seigneurs durent renoncer à toutes les prétentions moyennant une somme de 25 sous, monnaie d’Anjour, qu’ils reçurent du prieur de Sainte-Croix et du recteur de Luitré, nommé Saulnier (M.Maupillé).

Au XVIIIème siècle, le prieuré de Sainte-Croix de Vitré jouissait encore d’une partie des dîmes de Luitré. La paroisse était alors divisée en quatre traits : le Bourg, le Bois, l’Alleu et Couasnon. Le recteur était, depuis bien des siècles, présenté par le chanoine occupant la huitième prébende de la cathédrale de Rennes.

On voyait au bourg de Luitré l’auditoire des seigneurs du Bois-le-Houx. Luitré tenait le parti de la Ligue pendant les guerres de Religion.
On rencontre les appellations suivantes : Ecclesia de Lustreio (au XIIème siècle), Lutreyum (en 1516), L’Huistré (au XVIIème siècle)


PATRIMOINE DE LUITRÉ


L’église Saint-Martin (XII-XIXème siècle) . Dédiée à Saint Martin, évêque de Tours, l’église de Luitré est une ancienne église romane reconstruite en grande partie aux XVIème et XVIIème siècles. Elle se compose d’une nef sans intertransept, accostée de deux chapelles formant bras de croix et terminée par un chevet droit. De la construction primitive il ne reste guère que la tour placée au bas de la nef ; sa flèche, construite en pierre, rappelle la belle tour romane de Saint-Etienne-en-coglès, mais l’ensemble de l’édifice est bien inférieur. Les restauratioons que cette tour a subies à diverses époques, notamment lorsqu’elle fut frappée de la foudre le 2 février 1701 et le 6 février 1850, ont complétement altéré son caractère. la porte sud de la nef, qui datait du XVIème siècle, était en arc Tudor. La tour avec sa flèche en pierre est le seul reste de l’église romane primitive : des restaurations sont faites à la tour en 1701 et en 1850. La nef date de 1887.



Eglise st martin luitré
Ne subsiste de l'ancienne église romane, elle-même reconstruite aux XVIe et XVIIe siècles, que la tour placée à l'entrée de la nef. La flèche qui surmonte l'édifice est construite en pierre. La nef est reconstruite en 1887, suivant les plans de l'architecte Aristide Folie. Dans le chœur, le patron de l'église est représenté dans un vitrail, à proximité d'un Sacré-Cœur et d'un Saint Louis. Près du confessionnal est placée une statue de saint Gilles, ermite du VIIe siècle. Elle fait référence à une petite chapelle qui lui était dédiée, aujourd'hui disparue, mais naguère beaucoup fréquentée, pour laquelle une messe est fondée le 2 mai 1672.




La croix (XVIème siècle) historiée et posée sur un socle armorié dans le cimetière. Le calvaire est sculpté sur les quatre faces. La croix du sommet porte, de chaque côté, des personnages de la Passion. La base sur les quatre faces évoque des scènes de la Bible : la tentation d'Adam, proche de celle de Saint-Léonard de Fougères, le Lavement des pieds, le Baiser de Judas.




Le château du Bois-le-Houx ou Boislehou. Il ne reste aucune fortification d l’ancien manoir ; ses douves ont disparues. L a chapelle privé, dédiée à Notre-Dame, a été reconstruite en 1648 puis restaurée. Anne de Beaucé, veuve de Gabriel du bois-le-Hou (ou Bois-le-Houx), seigneur de Vendel, ayant fait construire une nouvelle chapelle à son manoir du Bois-le-Houx pour remplacer l’ancienne, tombée en vestusté( 17 juin 1648) ; cette chapelle a été bénite le 10 aout 1648, par le recteur de Luitré et dédiée à la Sainte Vierge, et à saint Jean-Baptiste et Sainte Anne. Cette chapelle a été restaurée vers la fin du XIXème siècle (Pouillé de Rennes). Le domaine possédait jadis un colombier et exerçait au bourg de Luitré un droit de haute justice : ses fourches patibulaires à deux pilliers se dressaient sur la landelle de la Justice, dans le fief de la Chérine, en la Selle-en-Luitré, sur la terre de la Coatfordière. Il s’agit de la maison seigneuriale de la paroisse de Luitré et relevait de la seigneurie de Châtillon-en-Vendelais. Propriété des seigneurs de Bois-le-Houx en 1158, puis des vicomtes de la Belinaye en 1733.


Le château de Feulavoir (XIXème siècle) propriété de la famille de Pontavice de Vaugarny et de la famille du Plessis de Grénédan. À l'origine, ce château est un lieu de rendez-vous de chasse. La famille Pontavice du Vaugarny, propriétaire, agrandit le bâtiment principal tout en respectant le style originel. La véranda est constituée d'une armature en fer, finement décorée et moulurée, portant le verre. Cette alliance fer-verre ainsi que les combinaisons de lignes de l'armature sont représentatives des recherches architecturales du XIXe siècle, utilisant les découvertes des propriétés du fer et employant des matériaux rarement réunis habituellement.






Feuvaloir vers 1900



Le four à pain, situé au lieu-dit l’Alleu. Les fours à pain sont la propriété du seigneur jusqu'à la Révolution. Ensuite, chaque exploitation possède un four, souvent en activité jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Peu à peu délaissés, ils disparaissent. Celui-ci est encore en activité une ou deux fois l'an.





Le puits, situé au lieu-dit l’Alleu. La margelle de ce puits est surplombée d'une couverture rectangulaire en bois et en ardoise. Le treuil en bois, muni de traverses, permettait d'assurer l'approvisionnement quotidien en eau potable des habitants et du bétail.






les moulin à eau de Muez ou Mué (XIXème siècle). Ce moulin appartenait autrefois aux terres du seigneur de Mué dont le château est sur le territoire de la commune de Parcé. Réaménagé en maison d'habitation, le moulin conserve cependant, dans la salle du bas, son mobilier d'origine : meules et objets divers pour moudre le grain. À l'extérieur, les bassins et canaux n'ont pas été modifiés






Maison style gothique. Cette maison est marquée par la redécouverte, au début du XIXe siècle, de l'architecture gothique. Deux de ses fenêtres sont en effet conçues selon le vocabulaire stylistique de la fin du Moyen Âge. Dans le parc, il subsiste également une verrière de style gothique.





La gare. En 1867 est inaugurée la ligne ferroviaire Vitré - Fougères. La halte de La Pommeray était située sur la ligne de Fougères à Mayenne mise en service en 1880 et fait partie des trois gares qui desservaient la commune de Luitré. Le trafic ferroviaire est maintenant arrêté, et cette gare est réaménagée en habitation. La brique rouge est typique de ce genre d'architecture. À l'extérieur, les angles de la toiture sont ornés de médaillons avec fleur de lis, et le faîtage en zinc est hérissé de petites pointes.







Petite maison noble. Cette demeure est remarquable par la qualité du travail du granit et l'exubérance de son décor. Le porche d'entrée est bien mis en valeur comme cela se fait à l'époque pour les petits logis nobles. L'ordonnancement intérieur se devine et la fonction des pièces est indiquée par le décor de la façade. Le toponyme du lieu-dit indique que cette maison est construite sur une terre affranchie de toute redevance et de toute obligation.







Maison inspiré des maisons nobles. Le décor de cette habitation est inspiré des maisons nobles, comme le montrent la fenêtre grillagée en accolade du rez-de-chaussée et la porte en plein cintre. À l'étage, la corniche d'appui d'une fenêtre est ornée d'un élément serpentin s'enroulant, élément peu courant.


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Lanaelle
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MessageSujet: Re: CANTON NORD DE FOUGERES   Mar 3 Mar - 8:37

PARINIEG  -  PARIGNÉ



Parigné vient du romain « Parinu »

Au Xème siècle, un village nommé « parochia de Parigneio » (paroisse de Parigné) est créé non loin du village de Passillé. L’églie primitive était située, dit-on, sur l’emplacement de l’Étang de Passillé ou de la Lande Marel. La villa Passillé est donnée  à l’Abbaye du Mont-Saint-Michel en 990.

Au commencement du XIIIème siècle, il est fait mention de la paroisse de Parigné, « parrochia de Parrigneio », dans laquelle se trouvaient des terres appelées le Champ et le Pré du Renard, « Campus et Pratum Renardi ». Ces terres appartenaient à un chevalier nommé Guy de Bazouges, qui les avait re çues d’Etienne de Parigné et qui les tenait alors en fief de son fils, Roger de Parigné. En 1213, Guy de la Bazouge donna pour le salut de son âme toutes ces terres aux religieux de  l’abbaye de Savigné, et Roger de Parigné s’empressa d’approuver cette donation, renonçant même à tous ses droits sur les terres en question en faveur de Savigné (Bibliothèque Nationale, ms. LAT., L, 1146 – Nous n’avons pas retrouvé en Parigné le Champ et le Pré du Renard, mais il se pourrait que ces terres possédées par les moines eussent donné naissance au village actuel de la Bayette, « Abbatiola » au moyen-âge).

Les ceps et collier de la seigneurie du Haut Bourg se trouvaient autrefois dans le bourg de Parigné. La châtelllenie du Haut Bourg, seigneurie primitive de Parigné, avait un droit de haute justice.

Maisons nobles : Le Solier, les Acres, la Chesnaye, le Bois-Guy et la Tendrais : ces deux dernières avaient chacune leurs chapelles, aujourd'hui restaurées, ainsi qu'une autre, dans la même paroisse, sous l'invocation de saint Roch, qui se trouve près du village de la Perchaie.

On rencontre les appellations suivantes : Parochia de Parrigneio (en1213), Parigneyum (en 1516).


PATRIMOINE DE PARIGNÉ

L’église Notre-Dame (XV-XIXème siècle).  La Sainte vierge est la patronne de Parigné. L’église se composait jadis d’une nef terminée par un chevet droit et accompagnée d’une petite chapelle au nord. Cette nef existe seule aujourd'hui ; la confrérie du Rosaire existait anciennement à Parigné, car il est fait mention de son autel en 1781 (Pouillé de Rennes). L’église se composait autrefois d’une nef à chevet droit, accostée au nord d’une petite chapelle prohibitive à la seigneurie du Sollier qui est unie en 1607 à celle de Parigné. La nef et le clocher datent du XIV-XVème siècle. La porte sud date du XVème siècle. Le reste de l’édifice est réaménagé en 1854-1856 et en 1886-1888. Le vitrail du chœur illustre l’Annonciation :  il s’agit d’une œuvre du maître verrier Didron, datée de 1857 et offert par la famille de La Villegontier en 1861. Les armes des seigneurs de Parigné se lisaient au XVIème et au XVIIème siècle sur une litre et sur les vitres de l’église. Leur enfeu était dans le chœur. Les seigneurs de la Villegontier et ceux de Boisguy  en possédaient aussi dans la nef. On y voit encore plusieurs pierres tombales dont celle de René de Gaulay seigneur de Boisguy.



L'église de Parigné conserve de sa construction primitive, au XVe siècle, la nef et le clocher. Le reste de l'édifice est modifié au XIXe siècle, une première fois en 1854-1856 par Jourdin, architecte et entrepreneur actif dans le pays de Fougères, qui reconstruit le chœur et le transept. En 1886-1888, l'architecte Folie continue les travaux en reprenant la nef dans le style gothique d'origine. Le riche mobilier, offert par la famille de La Villegontier, est enlevé du chœur dans les années 1960, en raison de la tendance à l'austérité du goût de l'époque.  



Ce vitrail, placé dans le chœur, illustre le vocable de l'église. Créé par un atelier parisien, il est offert à la paroisse par la famille de La Villegontier en 1861. Ce programme marial se situe au moment de la mise en place du dogme de l'Immaculée Conception.  



La chapelle Saint-roch.   Cette chapelle, située près de la ville de Seye, a été batie par les paroissiens en 1625, à la suite d’un vœu qu’ils avaient fait à l’occasion d’une épidémie, mais elle fut réédifiée en 1174. C’est ce que nous apprend l’inscription suivante placée au-dessus de l’autel : Hoec sacra oedes voti pro pestilentia monumentum extructa a  paroecis, anno 1625. Sumptibus eorum prope reoedificat fuit anno 1774. On remarque dans cette chapelle la vieille statue de Notre-Dame trouvée, avons-nous dit dans les fondations de l’église de Parigné ; elle est honorée sous le nom de Notre-Dame-de-Bonne-Garde et représente la Sainte Vierge assise tenant l’Enfant-Jésus sur ses bras. A la fin du XIXème siècle, on dit encore la messe paroissiale à Saint-Roch dans l’octave de l’Assomption, et l’on y prêche ce jour-là sur un petit balcon placé dans la façade et ouvrant sur une tribune, car l’édifice est trop petit pour contenir tous les assistants. On y vient aussi en processions des Rogations et les fidèles y  font parfois célébrer la sainte messe (Pouillé de Rennes).

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Les paroissiens de Parigné construisent la chapelle Saint-Roch afin d'arrêter l'épidémie de peste qui sévit dans ce deuxième quart du XVIIe siècle. Saint Roch est en effet très souvent invoqué pour suspendre l'avancée de ce fléau, et de nombreuses chapelles sont érigées sous ce patronage en Bretagne au XVIIe siècle pour conjurer les grandes épidémies. En 1774, la chapelle est reconstruite. Depuis ce temps-là, le dimanche qui suit le 15 août, une messe est célébrée.



Le château du Bois-Guy ou Boisguy (XVIIème siècle), propriété d’Aimé de Bois-guy, chef chouan. Le château est restauré en 1994. La Seigneurie du Bois-Guy remont à  1531 et relève alors de la baronnie de Fougères. On y voit deux tourelles d’angle et une tourelle derrière le château. Accolée au château se trouvait jadis une chapelle. La chapelle Saint-Martin du Boisguy est une construction du XVème siècle, accolée à l’extrémité orientale du château de ce nom. Son chevet droit offre une fenêtre flamboyante bouchée par un retable du XVIIIème siècle, et sa porte est également du style ogivale fleuri. On allait naguère en procession des Rogatis à cette chapelle, abandonnée dès la fin du XIXème siècle (Pouillé de Rennes). Le domaine relevait de la baronnie de Fougères. Propriété  successive des familles Pichot (au milieu du XVème siècle), de Gaulay seigneurs du Bois-le-Bon (en 1513), Martin seigneurs de Bouillon (en 1704), Picquet seigneurs de la Motte (en 1789), Branchard. Les dépendances du château du Bois-Guy datent du XVIIème siècle : elles ont été réaménagées et restaurées en 1994-1998.



Les traces les plus anciennes concernant Le Bois-Guy remontent à 1531. La seigneurie possède alors, outre le domaine et le moulin, onze métairies. Elle dispose du droit de basse justice et relève de la baronnie de Fougères. Au XVIIe siècle, est édifié un grand château sur deux niveaux, flanqué aux extrémités de deux tours circulaires, tandis que l'ancien manoir est aménagé en ferme. Le général Aimé de Bois-Guy, propriétaire, s'est illustré dans la chouannerie du pays de Fougères. Au début du XXe siècle, le château est abandonné et tombe en ruine. En 1994, un nouveau propriétaire restaure le château, dont il ne subsiste que le rez-de-chaussée et une des tours, pour en faire un hôtel-restaurant. L'aménagement du jardin respecte l'esprit particulier des parcs du XVIIe siècle.


Les dépendances du château sont constituées d'un seul corps de bâtiment, encadré aux extrémités par deux pavillons rectangulaires en avancée. L'ordonnance régulière de la façade est caractéristique de l'esprit classique au goût du jour à la fin du XVIIe siècle.


La chapelle Saint-Martin (XV-XVIIIème sièce) Il s’agit d’une dépendance du château du Bois-Guy.


La chapelle du Bois-Guy est accolée à la tour du château, la seule encore en place. Les boiseries originelles du chœur, datant  du XVIIe siècle, ont été retrouvées et remises en place.


Manoir de la Tandrais. Il a été reconstruit sous le nom de château de la Villegontier, à 3,6 kms du bourg ; il était le gage féodé d'une sergenterie de la forêt de Fougères, c'est-à-dire que ses possesseurs étaient chargés, en échange de certains privilèges, de percevoir les rentes dues par les usagers de la forêt et les amendes encourues par les délinquants.



Sa chapelle est en grand appareil et présente une porte en plein cintre que surmonte une fenêtre en arc brisé à un meneau. La Tandrais relevait de la baronnie de Fougères. Elle appartenait en 1430 aux le Déan, passa par alliance vers 1474 aux du Chastellier seigneurs de la Pouardière, passa par alliance aux le Jeune en 1510, par alliance vers 1652 aux des Nos seigneurs de la Tannière, et fut vendue par eux en 1678 et 1680 aux Frains seigneurs de la Villegontier.

On voit à côté du château l'ancien manoir de la Villegontier, à l'extrémité de l'enclos. Ce manoir, cité dès 1248, possédait au XVIIème siècle une tour carrée et une tourelle, une chapelle et un colombier. Il relevait de la baronnie de Fougères et était le gage féodé de la seigneurie du Coglais, ses possesseurs étaient tenus à ce titre de recueillir les rentes dues au baron de Fougères dans le bailliage du Coglais.Il avait un droit de haute justice. La Villegontier semble tirer son nom d'un seigneur nommé Gontier qui est cité au XIIème siècle. Elle était au début du XVème siècle à Honorée du Bouays femme d'Olivier de la Houssaye, fut vendue en 1430 aux Morel, qui la vendirent en 1549 aux le Corvaisier seigneurs de pellaine : elle passa enfin par alliance en 1654 aux Frain seigneurs d'Ifer qui l'ont vendue récemment. Les seigneuries de la Tandrais et de la Villegontier furent unies au XVIIème.
(Source mairie de Parigné : Bulletin municipal Janvier 1992 – N° 18)







Manoir des Acres. L'ancien château des Acres, à 500m du bourg, a été démoli en 1854. Du côté opposé de la route, on en voit encore quelques dépendances consistant en un grand bâtiment remanié au XVIIIème siècle, en partie appareillé, muni d'une porte en arc brisé dont le tympan renferme un écusson et d'une tourelle polygonale découronnée ; cette tourelle possède une porte à corbeaux sommée d'un fronton arrondi.
Une chapelle existait autrefois dans les combles. Les Acres semblent avoir été reconstruites ou très restaurées en 1560 ; elles sont devenues le chef-lieu de la seigneurie de Parigné après la disparition du manoir de ce nom.

Le manoir se composait d'un bâtiment construit en moellons, élevé d'un rez de chaussée et de deux étages : chaque angle était flanqué d'une tourelle à toit aigu, celle du nord-est renfermait un escalier, sa base reposait sur le sol, les trois autres étaient en encorbellement et portaient sur deux supports massifs imitant des contre-forts : une grande arcade voutée et à cintre surbaissé ouvrait sur un couloir qui traversait le bâtiment et donnait accès à une cour.

Quelques restes de mâchicoulis semblaient indiquer l'existence d'une échauguette extérieure au dessus de cette arcade. Chaque étage était percé de ce côté de deux fenêtres munies d'un meneau et de deux barres formant croix : aucune ouverture n'existait du côté opposé. Le manoir contenait deux vastes pièces par étage, plus celles des tourelles ; ces pièces possédaient chacune une fenêtre et une grande cheminée. Une chapelle se voyait dans la cour. Les Acres, maison seigneuriale de la paroisse, étaient qualifiées de châtellenie au XVIIème siècle, et relevaient de la seigneurie de Fougères : elles possédaient un droit de haute justice.
(Source mairie de Parigné : Bulletin municipal Janvier 1992 – N° 18)


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