DOMAINE DE LANAELLE

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 CANTON SUD DE FOUGÉRES

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Lanaelle
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MessageSujet: CANTON SUD DE FOUGÉRES   Ven 27 Fév - 3:50



LES VILLES :

Billé
Combourtillé
Dompierre-du-Chemin
Javené
Lécousse
Parcé
Romagné
Saint-Sauveur-des-Landes








SOURCES : infobretagne.com


SOURCES IMAGES : Wikipédia ;patrimoine.region.bretagne.fr ; communes.com/bretagne ;
Fr.topic-topos.com ; www.communes.com; jpcesson.pagesperso-orange.fr ; http://www.la-france-en-photos.fr/FranceRecons/Departements ; http://www.lenomdivin.info/mondialement/france/parigne.htm#beeld









Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Mar 3 Mar - 8:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CANTON SUD DE FOUGÉRES   Ven 27 Fév - 6:38

BILIEG  -  BILLÉ



Billé vient de Belleio (nom de la division locale à l’époque gallo-romaine)

La paroisse de Billé est mentionnée au XIIème siècle. Unie d’abord à Notre-Dame de Vitré, puis à l’Abbaye de Saint-Melaine de Rennes, la paroisse de Billé passe dès le milieu du XIIème siècle en la possession des évêques de Rennes. C’est en effet au commencement du XIIème siècle que nous trouvons la première mention faite de l’église de Billé. « Elle était unie à  Notre-Dame de Vitré, dont elle formait une dépendance. André, seigneur de Vitré (1109 à 1116), ayant disposé de celle-ci en faveur de l’abbaye de Sainte-Melaine, l’église de Billé passa avec elle aux mains des religieux, qui furent également mis en possession du cimetière et de toutes les dîmes de la paroisse. Il ne semble pas néanmoins qu’elle soit restée bien longtemps dans cette condition. Une charte de 1157, par laquelle Robert de Vitré, petit-fils d’André et le second de ses successeurs, confirma à l’abbaye de Saint-Melaine la donation de son aïeul, nous apprend en effet que, dès lors, l’église de Billé avait cessé d’être unie à celle de Notre-Dame. Elle en avait été détachée à la suite d’actes de violence qui avaient amené une effusion de sang et avaient eu pour conséquence la profanation du vaisseau et du cimetière. La charte ne nous fait connaître ni la nature ni les auteurs de ces actes ; elle se borne à nous faire entendre que le seigneur de Vitré ne put ni les empêcher ni les prévenir et que, pour donner une certaine satisfaction aux religieux, il s’engagea envers eux à leur remettre l’église ainsi que le cimetière lorsqu’il en aurait obtenu la réconciliation » (M. Maupillé, Notices historiques sur les paroisses du canton de Fougères, 8 - Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 630). Cet engagement fut-il tenu, et les Bénédictins rentrèrent-ils dans possession de l’église de Billé ? Il est permis de croire qu’ils en recouvrèrent la jouissance, au moins pour quelque temps, car en 1185 le pape Luce III confirma Gervais, abbé de Saint-Melaine, dans la possession de cette eglise, « ecclesiam de Bileio » (cartulaire (1) de l’abbaye de Saint-Melaine).

Mais il est certain que bientôt après les religieux perdirent tous leurs droits à Billé, car l’église de cette paroisse rentra entre les mains de l’ordinaire. M. Maupillé présume même « que le conflit élevé entre les ravisseurs de cette église d'un côté, le seigneur de Vitré et les religieux de l'autre, se termina par un arrangement qui remit l'église en litige en la possession de l'évêque de Rennes. Du reste, il faut descendre jusqu'aux premières années du XVIème siècle pour retrouver la trace de l'église de Billé ; elle était dès lors le siège du doyenné de Fougères ; mais tout en étant le siège de cette juridiction, elle n'en était pas le titre. Le recteur de Billé prenait bien, en cette qualité, le titre de recteur-doyen de Billé ; mais lorsqu'il s'agissait de sa dignité, abstraction faite de sa cure, il prenait exclusivement le titre de doyen de Fougères. Quelquefois, il est vrai, les recteurs de Billé ajoutèrent à leur titre de recteur-doyen l'énumération des pays soumis à leur juridiction, et se qualifièrent de doyens de Fougères, d'Antrain, de Bazouges et du pays vendelais ; mais cette usurpation vaniteuse n'eut jamais le caractère d'un titre officiel » (M. Maupillé, Notices précitées)
Le doyenné de Fougères se composait dans les derniers siècles des trois anciens doyennés de Fougères, de Vendel et de Louvigné-du-Désert. M.Maupillé croit que Billé était le chef-lieu du doyenné de Vendel avant d’être mis à la tête des trois doyennés réunis sous le nom de Fougères. Quoiqu’il ne faut pas attacher une trop grande importance à cette questin du chef-lieu de doyenné – car au moyen-âge le décanat n’était pas attaché à un bénéfice paroissial déterminée. —M. Maupillé se demande toutefois la raison qui fit choisir Billé pour chef-lieu de doyenné, au moins dans les derniers siècles ; il croit que ce fut l'ancienneté de cette paroisse, et voici comment il raisonne : « On ne doit pas, en effet, perdre de vue que Billé était placé sur les bords de la voie romaine désignée dans le pays sous le nom de chemin Charles ; que les premières églises fondées dans nos contrées ont dû être construites près de ces voies, qui, en même temps qu'elles procuraient aux missionnaires les moyens de pénétrer dans l'intérieur du pays, facilitaient aux populations dispersées ceux de se réunir autour de leur chaire et au pied de l'autel qu'ils élevaient plus tard. La dignité conférée à l'église de Billé ne serait donc autre chose qu'un hommage rendu à une des premières églises de la contrée et la consécration d'un respectable souvenir ». La cure de Billé avait d'assez beaux revenus, parce que le recteur était seul décimateur(2) dans la paroisse

On rencontre les appellations suivantes : Ecclesia de Billeio (en 1157), Bileium (en 1185), Billeyum (au XVIème siècle).


PATRIMOINE DE  BILLÉ

L’église Saint-Médard (XII-XVIème siècle), reconstruite au début du XVIème siècle puis au XVIIIème siècle sur les bases d’un édifice romain. L’église de Billé est dédiée à Saint Médard.




Du bâtiment du XIe ou XIIe siècle, il subsiste l'arc diaphragme, une fenêtre du chœur ainsi que quelques éléments de la nef. Le transept et le chœur sont édifiés entre la fin du XVIe siècle et le début du siècle suivant. De 1750 à 1758, le maître maçon Jean Longuesne reconstruit la nef sur le même plan, en remployant les matériaux d'origine. La sacristie, au nord, est ajoutée en 1864.



Le menuisier de ce baptistère est également l'auteur de l'important mobilier de l'église Saint-Sulpice de Fougères. De l'œuvre de Thory à Saint-Médard ne subsiste que la balustrade, avec ses colonnes vertes. Les longues inscriptions, puisées dans trois Évangiles, semblent être d'origine. Les fonts de marbre proviennent de Mayenne et sont bien postérieurs




La nef de l'église est couverte de sa charpente d'origine, à sept pans, qui comprend vingt-quatre engoulants.



le manoir de Mésauboin ou Mésaubouin (XVIème siècle). Ce manoir est remanié au XVIIIème et au XIXème siècles. On y trouve une chapelle privative et un colombier qui datent du XVIIème siècle. Georges de Gaullay, seigneur du Boisguy, épousa en 1660 dans la chapelle Guyonne Becdelièvre du Bouëxic. Propriété successive des familles de Mésauboin (en 1409 et en 1437), Crocq seigneurs de la Ronce (en 1513 et en 1555), de la Sauldraye (en 1609), Martin sieurs de Montlige (en 1716 et en 1785)


Manoir de mésauboin – Billé
Une famille porte le nom de Mésauboin dès le XVe siècle. La tourelle de ce manoir date de la fin du XVIe siècle, tandis que le bâtiment est très remanié aux XVIIIe et XIXe siècles. La tour hors œuvre abrite un escalier en bois. Dans la cour, une chapelle du XVIIe siècle est desservie à l'époque par des chapelains indépendants du clergé de Billé. Elle est pendant longtemps une station de la procession des rogations. Une croix en granit près des fermes attenantes rappelle ce lieu de procession depuis 1852, date de la fin d'exercice du culte dans cette chapelle.




le manoir de Maintiboeuf
(XVIIIème siècle). Ce manoir est édifié au XVIIIème siècle et remplace un édifice du XVème siècle, remanié au XVIème siècle. On y trouvait autrefois une chapelle privative dont il ne reste qu'un bénitier. En 1786, Angélique de Boislebon, fille de Joseph de Boislebon, seigneur de Maintiboeuf, y épousa Pierre-Louis du Pont-des-Loges. Propriété successive des familles Salmon (en 1513), de la Villeté (vers 1553), Jacquetel (en 1672), de Françoise Michelet veuve de N. Hamart (en 1680), du Bois le Bon (en 1764), du Pont seigneurs des Loges (vers 1786)



Manoir de mamtiboeuf – Billé
Construite au XVe siècle et remaniée au XVIe siècle, cette métairie noble appartient au domaine proche de Mué, situé dans la commune de Parcé, jusqu'à ce qu'elle en soit détachée, au XVIIe siècle. L'actuel manoir est construit au XVIIIe siècle sur le lieu de l'ancien bâtiment. Aux abords du manoir est aménagé, à cette même date, un petit jardin de style anglais, correspondant aux goûts de l'époque. De la chapelle du manoir, il ne subsiste qu'un bénitier en granit. La distribution intérieure est modifiée en 1947.


le manoir de La Ronce (1414). Il s'agit de la maison seigneuriale de la paroisse de Billé. On y trouvait autrefois un puits, un moulin et un colombier attestés en 1610 et en 1744. La Ronce avait jadis un droit de haute justice et relevait de la seigneurie de Châtillon-en-Vendelais. On y trouve les armes de la famille Crocq. Propriété successive des familles de Champeaux (en 1408 et en 1442), Crocq (en 1492), de Malenoë (vers 1553), de Cervon barons des Arcis (en 1653), de la Sauldraye seigneurs de Mésaubouin (en 1659), de Cervon (avant 1673), de Farcy seigneurs de Mué (en 1673 et en 1789)


La date de construction de cette maison seigneuriale est gravée sur une poutre à l'étage. La porte d'entrée principale est ornée d'un arc en accolade surmonté d'un gâble. Les armes de la famille Crocq, constructeur du manoir, y sont gravées. Les fenêtres sont pourvues de meneaux en pierre et de grilles ouvragées. Celle du rez-de-chaussée est décorée de motifs de fleurs de ronces. Dans la salle principale, qui comprenait cuisine et cellier, la cheminée date aussi du XVe siècle. Sur la façade arrière est bâtie une aile en retour, dans l'angle de laquelle est insérée une tour d'escalier. Un porche couvert, qui à l'origine devait fermer la cour, donne accès au manoir. À proximité, l'existence d'un puits, d'un moulin et d'un colombier est attestée en 1610 et 1744.



(1) Un cartulaire (du latin médiéval chartularium, « recueil d'actes » ; du latin classique charta, « papier ») est, selon la définition de la Commission internationale de diplomatique, « un recueil de copies de ses propres documents établi par une personne physique ou morale, qui, dans un volume ou plus rarement dans un rouleau, transcrit ou fait transcrire intégralement ou parfois en extraits, des titres relatifs à ses biens et à ses droits et des documents concernant son histoire ou son administration, pour en assurer la conservation et en faciliter la consultation »

(2)  décimateur (n.m.)(ancien)personne qui avait le droit de lever la dîme dans une paroisse.


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MessageSujet: Re: CANTON SUD DE FOUGÉRES   Ven 27 Fév - 8:16

KOMORZHEL – COMBOURTILLÉ


mairie


Combourtillé vient du gaélique « comb » (vallée) , « ore » (limite)et « til » (ormeau).
L’origine de la paroisse de Combourtillé, qui dépendait autrefois de l’ancien évêché de Rennes, est inconnue. Dès le XIIème siècle, Combourtillé est une seigneurie aux mains de Guillaume de Combourtillé.

En faite Combourtillé ne nous est anciennement connu que par les seigneurs portant son nom au moyen-âge ; les chartes du Cartulaire de Savigné mentionnent plusieurs fois au XIIème siècle les sires de Combourtillé et prouvent même que l’un d’eux, Jean de Combourtillé, se fit à cette époque moine dans ce monastère (Dom Morice, Preuves de l’Histoire de Bretagne , I, 585,623,644,646,et 776). Beaucoup plus tard, en 1513, il y avait deux manoirs portant le nom de Combourtillé : l’un appartenant à Michel de Malnoë (ou Malenoë), et l’autre à Guillaume de Chauné, à cause de sa femme, Bertranne du MEeix. Ces deux manoirs – formant aux siècles derniers une seule juridiction nommée les Comtourbillés – ont donné naissance aux villages du Haut et du Bas-comtourbillé, entre lesquels s’élèvent, presque isolés, l’église et le presbytère de Combourtillé. En 1790, le recteur, présenté par l’ordinaire et seul décimateur dans la paroisse, jouissait du presbytère, de deux jardins et de quatre pièces de terre appelées les Aumônes, le tout valant 90 livres de rente ; les dimes en grains, lins et chanvres, étaient estimées par M.Deshayes, recteur alors, valoir 1850 livres de rente, mais la municipalité de Combourtillé prétendait qu’elle valait bien 1900 livres. En résumé, le bénéfice atteignait un revenu d’environ 2000 livres. En 1814, le gouvernement supprima le traitement du recteur de Combourtillé et réunit cette paroisse à celle de Billé, cet état de choses dura jusqu’en 1820 (Pouillé de Rennes).

On rencontre les appellations suivantes : Combortilleium, Comburthelleium (au XIIème siècle), Combourtillye (au XVème siècle), ecclesia de Comburno Tilleyo (en 1516)



PATRIMOINE DE COMBOURTILLÉ

L’église Notre-Dame (XVIème siècle), remaniée au XIXème siècle. Dédiée jadis à Saint Cyr et à Sainte Julitte, et actuellement à la Sainte Vierge fêtée le jour de son Assomption, l’église de Combourtillé a été retouchée à tant de reprises différentes qu’il est impossible de déterminer le caractère architectural qui y domine. L’église actuelle se compose de la trois nefs, qui communiquent entre elles au moyen de trois arcades. L’église possédait primitivement un chevet droit et une nef à laquelle ont été ajoutés un collatéral nord à la fin du XVème siècle et un collatéral sud en 1848. La tour date de 1847-1848. Les stalles datent de 1890. Le vitrail représentant « l’apparition du Sacré Cœur », œuvre du maître-verrier Alleaume, date de 1917. L’église possédait jadis une verrière du XVème siècle : ses vitres portaient les armes des seigneurs de Malenoë en Saint-Christophe-des-Bois qui avaient aussi un enfeu. Les fonts sont surmontés d’un baldaquin LouisXVI ;



Eglise notre dame – combourtillé
Cette église du XVIe siècle est remaniée au milieu du XIXe siècle, notamment la nef et le bas-côté sud. La tour est édifiée en 1847-1848, par l'architecte Couétoux.










Presbytère


Les manoirs du Haut et du Bas-Combourtillé
(XVI-XVIIème siècle), situés au bourg du Combourtillé. On y trouvait jadis une motte entourée d’une douve. Ils relevaient autrefois de la seigneurie de Châtillon-en-Vendelais. Propriété des seigneurs de Combourtillé en 1142 et eb 1195, puis les familles du Châtelier (en 1408), de Malnoë et de Channé (en 1513), de Cervon seigneurs des Arcis (en 1653), de la Sauldraye seigneurs de Mésaubouin, de Cervon, de Farcy seigneurs de Mué et de la Ronce (en 1673). Ils restent entre les mains des seigneurs de la Ronce en Billé jusqu’en 1789.



Manoir du haut-comboutillé – combourtillé
Dès le XIIe siècle, une famille porte le nom de Combourtillé, ce qui indique l'existence d'une seigneurie à cette époque. Le manoir du Haut-Combourtillé est l'un des deux manoirs de cette seigneurie, le second étant dénommé le Bas-Combourtillé. À proximité de ce dernier s'élevait une motte, entourée d'une douve, détruite depuis. Les deux manoirs, possédant un droit de basse justice sur leurs fiefs, relevaient de la seigneurie de Châtillon-en-Vendelais. La façade de granit du manoir du Haut-Combourtillé possède quelques ouvertures ornées. Il est désormais le siège d'une exploitation agricole

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MessageSujet: Re: CANTON SUD DE FOUGÉRES   Ven 27 Fév - 11:07

DOMPÊR-AN-HENT  -  DOMPIERRE-DU-CHEMIN





Dompierre-du-Chemin vient du latin « dominus Petrus » (le domaine de Pierre)

La paroisse de Dompierre-du-Chemin est mentionnée dès 1166. Le mot Chemin ajouté à Dom Pierre semble venir d’une voie romaine d’Avranches à Angers, passant au village de la Jalesne où l’on a trouvé plusieurs cercueils en calcaire coquellier.
Le Pouillé de Rennes précise que d’après une ancienne légende de Saint Julien, cet évêque du Mans aurait créé quatre paroisses sur les confins de la Bretagne et du Maine, toutes également dédiées à Saint Pierre, prince des apôtres : Saint-Pierre-la-cour, Saint-Pierre-de-Bourgon, Saint-Pierre-des-Landes et Dompierre-du-chemin. Nous savons, en effet, que Dompierre est synonyme de Saint-Pierre. Ce qui est certain, c’est qu’en 1166 il est fait mention de la paroisse de Dompierre et de Laurent, son recteur. Il est probable que cette paroisse tire son nom distinctif d’une ancienne voie romaine traversant son territoire, et insuffisamment étudiée jusqu’à présent. Elle passait au village de la Jalesne, près duquel on a trouvé, en 1850, des cercueils en calcaire coquillier semblables à ceux de Vendel et du Châtellier. Les recteurs de Dompierre étaient présentés par l’archidiacre de Rennes, qui jouisait de quelques rentes dans la paroisse. Pendant tout le XVIIème siècle et dans le suivant jusqu’en 1741, ils prenaient tous le titre de doyen de Dompierre, peut-être en souvenir de l’ancien doyenné de Vendel, absorbé par celui de Fougères. Le dernier recteur de Dompierre avant la révolution fut M.Royer.

La paroisse de Dompierre-du-Chemin dépendait jadis de l’ancien évêché de Rennes et appartenait à la Châtellerie de Châtillon-en-Coglès et à la baronnie de Vitré.

On voit sur le territoire de cette commune un groupe de rochers assez remarquables, et connus dans tout le pays sous le nom de Saut-Rolland. Ils consistent en deux énormes masses de quartzite, séparées par une profonde et large vallée, au milieu de laquelle coule la Cantache, à l'état de faible ruisseau.
S'il faut en croire la tradition du pays, le héros de la chevalerie fabuleuse, le fameux Rolland, aurait un jour franchi, avec son cheval, l'intervalle de cent mètres qui sépare les deux rochers, et cela même à plusieurs reprises. Une première fois, ce fut pour le bon Dieu, et un bond de son coursier le lança sur le rocher opposé. Une seconde fois, ce fut pour la bonne Vierge, et un effort du généreux palefroi le rendit au point d'où il était parti. Enfin, il essaya de sauter une troisième fois pour sa dame ; mais elle lui porta malheur : l'infortuné Rolland et son coursier tombèrent au fond du précipice et périrent dans leur chute.
On voit encore aujourd'hui gravées sur la pierre les traces d'un fer à cheval, qui viennent à l'appui de cette histoire. Comme elles ne représentent que la moitié de sa forme, l'on observe judicieusement que c'est là que le pied du cheval de Rolland glissa, lorsqu'il sauta pour sa fatale maîtresse.
Non loin du Saut-Rolland, et dans la même chaîne de rochers, l'on rencontre la Pierre dégoutante, ainsi nommée parce qu'elle distille continuellement des gouttes d'une eau transparente qui tombent dans un bassin creusé profondément dans le flanc du rocher.
Cette pierre, jetée sur la limite d'une roche qu'elle dépasse de près de la moitié de son volume, a été longtemps et est encore, de la part de quelques habitants du pays, l'objet d'une croyance superstitieuse, que résume un dicton populaire auquel elle a donné lieu : Quand la pierre dégoutante tombera, le jugement viendra.
Heureusement, ces superstitions surannées, qui tenaient nos campagnes asservies sous le joug de la crainte, disparaissent peu à peu, à mesure que les intelligences s'éclairent ; et si nous étions tentés de les regretter sous le rapport de la poésie qu'elles répandaient sur nos moeurs, nous devrions nous consoler de leur perte, par la considération des avantages qu'en retire la dignité de l'homme, dont elles rabaissaient la destinée au point de la faire dépendre d'un caprice ou d'une bizarrerie de la nature [Note : MM. Ducrest-de-Villeneuve et l'abbé Bucheron ont publié chacun leur légende sur le Saut-Rolland. — Annuaire de l'arrondissement de Fougères, pour l'année 1838, p. 59. — Magasin universel, année 1830-1837, p. 195].


On rencontre les appellations suivantes : Ecclesia de Donno Petro (en1166), de Domno Petro de Limité (en 1516), de Dono Petri (en 1625)




PATRIMOINE DE DOMPIERRE-DU-CHEMIN

L’église Saint-Pierre (XII-XIV-XVème siècle). Saint-Pierre est le patron de cette église, composée d’une simple nef, sans transepts et terminées par un chevet droit, une haute arcade en plein cintre prècède le chœur. Cet édifice a évidemment été construit à diverses époques.



Le château moderne de Codéan, situé route de Fougères, à proximités du manoir des Haries. L'analyse stylistique du bâtiment permet de proposer une datation du début du 3e quart du 19e siècle. Orain indique que le château a été bâti par le chevalier de Camprond et appartient, en 1882, à M. Le Poullen.




Le manoir des Haries ou Hairies (XIIIème siècle), remanié en 1970. Il possédait jadis un droit de haute justice. Propriété successive des familles de la Bouëxière (en 1476), de Montgomery (au début du XVIème siècle et en 1562), de la Bizaie (avant le début du XVIIème siècle), le Limonnier (au début du XVIIème siècle), Hameau seigneurs de Montnoël (en 1615), le Sénéchal seigneurs de Carcado, Goret seigneurs de la touche (en 1622), le Limonnier (avant 1629), Hameau seigneurs de Montnoël (en 1629), Alleaume seigneurs du Châteigner (en 1636), le Bouteiller seigneurs de Chastenay (vers 1644 et  en 1789)




Le manoir de La Jalaine ou Jalesne (XVIIème siècle). Ce manoir est la propriété de Marc de La Villegontier (à partir de 1400) et des familles La Villegontier (en 1624 et en 1720), Boullière (en 1666), le Coq sieurs de la Martinière (vers1681). A noter qu’une partie de ce fief dépendant en 1666 de la famille La Boulière



Les rochers du Saut-Rolland












DOMPIERRE-DU-CHEMIN : LE BOURG



Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Dim 1 Mar - 18:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CANTON SUD DE FOUGÉRES   Ven 27 Fév - 14:39

YAOUENEG – JAVENÉ




Javené vient du latin « lovis » (oratoire dédié à Jupiter)

Javené remonte à l’époque gallo-romaine. En effet, la voie romaine du Mansà Corseul, nommée chemin Charles, traverse la paroisse de Javené au centre. La première mention de Javené date du début du XIIèe siècle, lorsque sont cités Estiene de Javené et ses fils. De 1027 jusqu’à la révolution, Javené reste attaché à la baronnie de Vitré.

Dans les premières années du XIIème siècle, Etienne de Javené, qui était sans doute le seigneur de cette paroisse, puisqu’il en portait le nom, donna le huitième de ses dîmes aux religieux de Pontlevoy pour l’entretien de leur prieuré d’Igné, donation qui fut ratifiée par Geoffroy, son fils, et ses autres enfants. « Son exemple trouva des imitateurs dans les autres seigneurs possesseurs de biens eu cette paroisse, si bien que nous voyons un demi-siècle plus tard les religieux de Pontlevoy prétendre à la jouissance de la presque totalité de ses dîmes. Ces prétentions étaient-elles fondées? Ce qui se passa peu de temps après entre eux et Robert II, seigneur de Vitré (1152-1178), tendrait à faire supposer le contraire. Ce seigneur, en effet, de la terre duquel relevait la paroisse de Javené, ne voulant pas admettre leurs prétentions, consentit, d'accord avec eux, à soumettre les questions qui les divisaient à l'arbitrage de Josse, archevêque de Tours, devant lequel il se fit représenter par Réginald, son chapelain, et Robert, prieur de Notre-Dame. Les représentants des religieux furent les prieurs de Pontlevoy, d'Amboise et d'Igné. Le prélat n'eut pas de peine à les mettre d'accord, et il fut convenu que le seigneur de Vitré abandonnerait aux religieux la moitié des dîmes de la paroisse, dont l'autre moitié lui appartiendrait, et qu'ils feraient bâtir à frais communs une grange qui serait également commune entre eux, les religieux devant rendre au seigneur un bon et fidèle compte de tous les produits qu'ils y auraient rassemblés. Plus tard, en 1207, les dîmes de Javené donnèrent lieu à une autre contestation entre les religieux de Pontlevoy et les chanoines du prieuré d'Allion, de l'Ordre de Gastines. Mais l'affaire, presque immédiatement assoupie et réglée par les bons offices de Robert de Vitré, frère du seigneur et chantre de Paris, n'eut aucune suite » (M. Maupillé, Notices historiques sur les paroisses du canton de Fougères).

Le manoir seigneurial de la Bécannière existe au XIVème siècle. Au XIXème siècle, le comte Ferdinand de Lariboisière est le principal propriétaire de Javené.

On rencontre les appellations suivantes : Ecclesioo de Javeneio (auXIIème siècle), Javeneyum (au XVIème siècle)



PATRIMOINE DE JAVENÉ

L’église Saint-Martin (XVI-XVIIème siècle) Une église primitive est mentionnée dès le XIIème siècle. Dédiée à Saint Martin de Tours, restaurée et polychromées de nos jours, l’église actuelle de Javené a été construite à la fi du XVème siècle et dans le courant du XVIème siècle ; on y travaillait en 1498.



Eglise st martin – javené
Mentionnée dès le XIIe siècle, l'église Saint-Martin, sommée d'une grande tour carrée de 43 mètres, couverte elle-même d'un campanile ajouré et ouvert aux quatre vents, est composée d'une nef à chevet plat, flanquée au sud d'une chapelle et au nord d'un bas-côté formant des pignons aigus. L'extérieur de l'édifice est construit en schiste, en grès et en granit. Dans ce dernier matériau sont sculptées les portes flamboyantes et leur décor végétal très fouillé, ainsi que les gargouilles et les différentes figures animales ou grotesques. Les inscriptions sur les sablières et les piles de la nef, « 1520 », « 1539 », « 1544 » et « 1561 », sont des jalons de la construction de l'édifice. Toute une série de poutres transversales polychromes oriente le regard vers le chœur. L'arc diaphragme de l'entrée du chœur est reconstruit au XVIIIe siècle.



Autel de Marie



Chœur et nef




Le manoir de La Tiolais (XVIème siècle), situé au bourg de Javené


Sous l'Ancien Régime, le manoir de La Tiolais est, avec son village, un fief qui relève de Vitré. Dans la partie supérieure du bâtiment, une lucarne en accolade est surmontée d'un oiseau et de deux animaux à tête de chien et de grenouille, dos à dos, de style Renaissance. C'est un élément de décor peu courant.




Le manoir de La Génière (XVIème siècle)

Manoir de la Génière – Javené
La façade de ce manoir transformé en bâtiment agricole est percée de fenêtres moulurées au premier niveau. L'intérieur, ponctué par de grosses poutres et des solives, comporte une immense cheminée en granit, avec un manteau d'un seul bloc, percé d'une porte pour les besoins de l'exploitation agricole.



Le manoir de La Rivière (1580). La chapelle Saint-Julien de la Rivière se trouvait au bord du Couasnon, au village de la Rivière ; elle est mentionnée comme chapelle frairienne en 1665, et l’on y faisait alors de nombreux mariages. Elle fut réconciliée par ordre de l’évêque, le 1er mai 1742, par le recteur, M.Pioger (Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, 9G,17). Fondée de 20 livres de rente  et encore desservie en 1781, elle a été démolie pendant la Révolution (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles Guihard (en 1541), Jumelais et Couasnon, Guérin seigneurs de la Grasserie, Baston sieurs de Bonne-Fontaine (en 1627). Au XVIIIème siècle, le domaine est réuni à la baronnie de Vitré.



Manoir de la Rivière
Les éléments les plus anciens de ce manoir remontent à 1580. La façade, transformée, est percée de deux portes en plein cintre collées l'une à l'autre. La plus petite, dont les piédroits biseautés permettaient de rentrer les tonneaux de cidre, donne accès au cellier. Au XVIIIe siècle, le domaine est réuni à la baronnie de Vitré.





Le manoir de la Grand-Piltière ou Pilletière (XVIIème siècle), situé route de la Selle-en-Luitré. Propriété successive des familles de Montboucher, Poitrine (en 1430), de la Fontaine (en 1514 et en 1546), de Brégel (en 1669 et en 1710), le Mercier sieurs de Montigny (au XVIIIème siècle).



Manoir de la grande Piltière – javené
Ce manoir, en ruine, recouvert de végétation, conserve quelques éléments décorés : la porte en plein cintre, les moulures des fenêtres et les anciennes grilles. C'est tout ce qu'il subsiste de ce petit logis noble qui relevait de Vitré.




Le château de la  Bécannière (XVIIIème siècle). Le domaine de La Bécannière relève de la seigneurie de Vitré. Le château  actuel est construit à l’emplacement de l’ancien manoir. L’ancien manoir de la Bécannière est situé route de Vendel. Propriété de Perrine de Gayne épouse de Jacques de la Vieuxville (en 1452), puis les familles Vieuxville, Buisson seigneurs de la Ville-voisin(vers 1653), de Montboucher (en 1659), de Brégel, du Pontavice (à la fin du XVIIème siècle), le Bon seigneur de l’Eschange (à la fin du XVIIème siècle), Picquet seigneurs du Bois-Guy (vers 1769), le Chartier.


La Bécannière est, sous l'Ancien Régime, la terre seigneuriale de la paroisse, et relève de la seigneurie de Vitré. Son seigneur dispose du droit de moyenne justice dans le bourg de Javené. Le domaine est simplement constitué de quelques fiefs. Le château actuel est construit sur l'emplacement de l'ancien manoir. Lors de l'inventaire des biens nobles à la Révolution, il est fait mention d'un puits, d'un four, d'un fournil, d'une écurie et d'un jardin.





ancien presbytère


intérieur du presbytère




La porte de ce fournil est encastrée dans le mur du fournil. Il est en effet plus facile de chauffer le four quand il est intégré au fournil. 54 fours ont été dénombrés sur le territoire de la commune, parmi lesquels certains sont à l'état de ruine tandis que d'autres sont entretenus soigneusement par les propriétaires.
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MessageSujet: Re: CANTON SUD DE FOUGÉRES   Sam 28 Fév - 2:38

ESKUZ  - LÉCOUSSE




Lécousse vient, semble-t-il, du latin « Scottia » (écossais)

Du Vème au Xième siècle, la paroisse de Lécousse est appelée Saint-Maratin-des-Champs. Au Xième et au XIème siècles, ,la paroisse de Lécousse appartient à un certain Morand, qui la donne à l’abbaye de Pontlevoy en Loir-et-Cher.

Le Pouillé de Rennes prétend, en effet, qu’à la fin du XIème siècle, à une date que l’on peut fixer avec toute certitude entre les années 1080 et 1090, l’église de Lécousse appartenait à un clerc nommé Morand, auquel la chronique donne le titre de doyen. Celui-ci ayant résolu de quitter le monde et d’embrasser la vie religieuse, disposa de cette église en faveur de l’abbaye de Pontlevoy, qu’il choisit pour sa retraite, et ajouta à ce don celui des dîmes et de tout ce qu’il possédait dans la paroisse. « Bien que ces dispositions eussent été faites avec l'assentiment de Balducie, mère du donateur, et de Gaultier, son frère, celui-ci ne se regarda pas comme lié à l'égard des religieux, et prenant pour prétexte qu'ils ne lui avaient pas acquitté les droits de cens qu'il prétendait lui être dus, il leur enleva de vive force les biens qu'ils tenaient de la libéralité de son frère et les transmit en mourant à un autre frère qu'il laissait après lui et qui portait le nom de Godfroi » (M. Maupillé, Notices historiques sur les paroisses du canton de Fougères, 101).Nsur ces entrefaites, Hildebert, abbé de Pontlevoy, vint à Fougères et profita de sa présence sur les lieux pour adresser des plaintes à Raoul seigneur de Fougères, et pour appeler Godfroi à rendre compte devant lui des actes de violences et de spoliation dont son frère s’était rendu coupable. Godfroi comparut en personne et présenta lui-même sa défense ; mais il ne put réussir à justifier la conduite de son frère ni la sienne, et il se vit condamner à restiturer aux religieux l’église de Lécousse et les autres biens qu’ils s’étaient violemment appropriés.

Les Bénédictins de Pontlevoy fondèrent e Lécousse le prieuré d’Igné, et pendant longtemps ils présentèrent le recteur de Lécousse, qui n’a jamais été à la nominatio de l’abbé de Saint-florent comme Ogée le dit par erreur (Dictionnaire de Bretagne, I,472). Quoique ces actes de l’abbaye de Pontlevoy fassent remonter Lécousse à une époque fort reculée, M.Maupillé croit que cette paroisse est encore beaucoup plus ancienne. Il fait remarquer que son nom L’Escousse, Excussa, indique un changement introduit dans sa constitution primitive par rapport à son territoire, un amoindrissement dans les conditions de son être. Il fait voir que le premier seigneur de Fougères fonda cette ville sur le terroire de Lécousse dès la fin du Xème siècle ou le commencement du XIème siècle, et que les trois paroisses de Fougères furent successivement créées au préjudice de l’église de Lécousse. Mais si cette dernière église ne doit son nom actuel qu’au démembrement qu’elle eut à subir au XIème siècle, quel nom portait-elle à l’origine ? M.Maupillé, qui  a étudié les origines de Lécousse avec une rare sagacité croit qu’elle devait s’appeler Saint-Martin, peut-être Saint-Martin-des-Champs, pour la distinguer de l’église voisine de Saint-Martin-des-bois, dont nous avons parlé à propos de Laignelet.

En 1143, Lécousse est formé du bourg de l’Echange (« Eschange »). Le reste des terres est donné aux  chanoines qui construisent l’abbaye de Rillé à Fougères. Au XIIème siècle la paroisse Saint-Sulpice est détachée de Lécousse. A la révolution, la paroisse de Lécousse, qui dépendait de l’ancien évêché de  Rennes, est rattachée à celle de Fougères. La paroisse de Lécousse retrouve à nouveau son indépendance en 1834.
Maisons nobles :  le Manoir de la Forêt, la Martinais et Mont-Aubert

On rencontre les appellations suivantes : Ecclesia de Excussa (auXIème sièce) Excussa (au XIIème siècle), l’Escousse (au XVème siècle)


PATRIMOINE DE LÉCOUSSE

L’église Saint-Martin (XV-1990-1991). Saint-Martin, évêque de Tours, est le patron de cette église.





La croix (XVIème siècle) de l’église Saint-Martin. Sur le devant est représenté l’archange saint Michel terrassant le dragon, d’une main il tient une lance et l’autre un bouclier ; au milieu du croisillon sont des médaillons renfermant d’un côté le Christ en croix et de l’autre la Sainte Vierge accosté d’une fleur de lys et d’une hermine ; le chanfrein formé par l’aplatissement des angles est relevé sur la face antérieure par deux branches de fleurs épanouies : une rose d’un côté, un lys de l’autre, et sur la face opposée par une fleur de lys et une hermine. Ces deux signes héraldiques donnent à penser que cette croix fut élevée vers l’époque de la réunion de la Bretagne à la France (1532).


La demeure de Garenne (1651). Il s’agit, à l’origine, d’une ancienne chapelle construite par Germain goret, seigneur de la Courtillière. La chapelle Saint-Jacques de la Garenne se trouvait dans la cour du manoir de ce nom. Cette chapelle avait été construite par Germain Goret, sieur de la Courtaille (ou Courtillière), fondée par lui, le 8 mai 1651 , d’une messe tous les mercredis et dotée de 40 livres de rente. Pierre Goret, sieur de la Garenne, prêtre, fils du fondateur, reçut cette chapellerie en 1667 par suite de la démission de Jacques Goret, sieur du Clos (Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, 10G,4). Ce prêtre la desservit jusqu’à sa mort, arrivée en 1710.  Le dernier chapelai de la Garenne fut, sur le refus de Joseph Goret de la Martinais, prêtre, Jean-Baptiste Simon. Cette chapelle  est réaménagée en habitation en 1976. Propriété successive des familles Baylet (en 1448), Goret (en 1651 et en 1680), du Bois le Bon (en 1695), Goret seigneurs de la Mésengère (en 1785).

Le manoir de Montaubert, situé route de Fougères au Ferré. Il possédait jadis une chapelle privée. La chapelle Saint-Joseph de Montaubert fut fondée en 1630, dit M.Maupillé. L’abbaye de Rillé possédait le fief de Montaubert et d’autres biens considérables à Lécousse, tels que l’étang et les moulins du Gué-Landry, la terre de Folleville, une grande partie du faubourg de l’Echange, etc. (Pouillé de Rennes). Propriété de la famille Saint-Maurice.




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MessageSujet: Re: CANTON SUD DE FOUGÉRES   Sam 28 Fév - 3:48

PARZIEG -  PARCÉ






Parcé vient du romain « Parcius »

La paroisse du Parcé, qui dépend de l’ancien évêché de Rennes, existe dès le XIIIème siècle. Le territoire de Parcé relève alors de la châtellerie du Châtillon-en-Vendelais, propriété des barons de Vitré.

En 1254, Guillaume Soubric, seigneur de Larchapt, acheta de Geoffroy de Malenoë, dans le fief du sire de Châtillon, certaines portions de dîmes de la paroisse de Parcé, «  quasdam porciones in decima parrochie de Parraceio », ce qu’il fit avec l’assentiment de Jean, doyen de Vendel, et du recteur de Parcé, dont le nom n’est point inscrit dans la charte » ; « cum assensu persone de Parraceio ». Mais Jean Gicquel, évêque de Rennes, exigea que le seigneur de Larchapt employât cette dîme à la fondation du prieuré de la Dauhinaye, en Romagné, ce qui fut exécuté (Archives départementales d’Ille-et-vilaine, 9 G , 19) ; ainsi, dès le XIIIème siècle Parcé existait comme paroisse, et il est bien probable qu’elle remontait déjà à une époque assez reculée (Pouillé de Rennes)

D’après M.Maupillé, la cure de Parcé était encore à la fin du XVIème siècle à la présentation alternatie du Chantre et du scholatique de Rennes, mais elle était revenue à l’ordinaire dans les premières années du siècle suivant. En 1790, le recteur de Parcé, M.Le Saulnier, déclara jouir du presbitère et de son pourpris (Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, 1 V,27°

Il existe en Parcé un village appelé l’Abbaye, formant au XVIème siècle une terre noble ; ce devait être à l’origine le bien de quelque monastère dont le nom demeure oublié (Pouillé de Rennes)

On rencontre les appellations suivantes : Parochia de Parraceio (en 1254),  Parciacum, Pareceyum (en 1516), Paracé (en 1579)


Maisons nobles : Vaux-Houdin, le Plessix et la Pierre



PATRIMOINE DE PARCÉ

L’église Saint-Pierre (XVI-XIXème siècle). Dédiée à Saint Pierre, apôtre, l’église de Parcé se composait naguère d’une seule nef construite vers la fin du XVème ou début du XVIème siècle.



Eglise st pierre – Parcé
La nef et le chœur de cette église sont édifiés au XVIe siècle, tandis que le transept et la sacristie datent des années 1845-1849. Le clocher, construit entre 1878 et 1887 en style gothique, est l'œuvre de l'architecte Gelly. Il fait partie de la vaste production de l'architecte rennais, souvent exécutée par F. Legeais de Châtillon. La flèche date exactement de 1886, époque de construction des clochers du Pertre, de Mézières-sur-Couesnon, de Balazé et de Domalain



Eglise et son cœur


Porche du presbytère et église facade sud

Le manoir (XVIIème siècle), situé au lieut-dit les Dérouairies. Ce manoir est restauré aux XIXème et XXème siècles. Le manoir des Dérouairies ou Drouairies est la propriété successive des familles de Taillis, Le Veneur (en 1513), le Gouverneur (en 1540), Morel (avant 1672), Hubaudière (en 1672), du Ronceray (vers 1738 et en 1783)



Ce manoir, qui relevait de la baronnie de Fougères, est pourvu à l'arrière d'une tourelle à meurtrières abritant un escalier qui dessert les étages. L'accès au rez-de-chaussée se fait par un escalier. Aux XIXe et XXe siècles, le manoir est réaménagé : l'épaisseur des murs est diminuée et les anciennes fenêtres à meneaux sont enlevées. Le premier niveau, redistribué en deux pièces, abritait une vaste salle de réception, dont la haute cheminée en granit existe toujours.




Eglise, entrée Est du bourg, route de Luitré


Ecole primaire
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MessageSujet: Re: CANTON SUD DE FOUGÉRES   Sam 28 Fév - 6:17

ROVENIEG – ROMAGNÉ




Romagné vient du latin « romanius »

XIème siècle. — Méen II, seigneur de Fougères, avait concédé aux religieux de Marmoutiers la moitié de l'église de Romagné, en présence et du consentement des comtes Eudes et Conan, et d'un grand nombre de gentilshommes bretons. Peu d'années après, quelques chevaliers, parmi lesquels l'histoire cite Pinel, fils de Kermeniol, revendiquèrent l'autre moitié de l'église, et prétendirent que le droit de choisir le curé appartenait à eux, et non aux bénédictins. Méen assembla une partie des seigneurs de sa terre, et, en leur présence, il prouva que le droit de présenter le curé avait toujours été exercé par lui et ses prédécesseurs.

Les opposants renoncèrent alors à leurs prétentions, et le choix du curé demeura aux bénédictins. Du reste, quel qu'ait été le mode de nomination dans les siècles qui suivirent, il paraît que celui-ci tomba en désuétude ; car, à l'époque de la révolution, la cure était à l'ordinaire.

Nous trouvons dans le catalogue des curés de Romagné deux hommes qui ont fait profession de cultiver les belles-lettres : M. L. G. de la Devison, auteur de deux ouvrages intitulés, le premier : Vie et Miracles de saint Brieuc et de saint Guillaume ; le second : Histoire de la Chapelle de Sainte-Anne de la Bosserie, en la paroisse de Romagné, près la ville de Fougères, au diocèse de Rennes, en la Haute-Bretagne, et ce qui s'y est passé de plus remarquable depuis l'an 1636 ; vol. in-12 ; Avranches, 1655 [Note : M. l'abbé Badiche a donné une nouvelle histoire de la chapelle de Sainte-Anne de la Bosserie, qu'il a fait suivre des statuts de la confrérie de Sainte-Anne et de Saint-Roch,  et de diverses prières à l'usage des Pèlerins. — 1813] ; et M. Habert, auteur d'une Introduction à l'Ecriture sainte.
Avant la révolution, il existait trois chapelles assez importantes sur le territoire de cette commune : à la Dauphinais, au Bourg et à Sainte-Anne-de-la-Bosserie. Cette dernière seule subsiste aujourd'hui. L'an 1257, un chevalier breton, nommé Guillaume Soubric, fonda, au lieu de la Dauphinais, un prieuré qu'il donna à Notre-Dame-la-Royale-de-Poitiers.

Mais, comme Marmoutiers avait le patronage de l'église de Romagné, et que l'établissement d'un ordre étranger sur le territoire de la paroisse pouvait être préjudiciable aux intérêts de cette abbaye, il lui fit don d'une rente perpétuelle de 40 sous, monnaie courante, que le prieur de la Dauphinais fut chargé de payer chaque année au prieur de Saint-Sauveur-des-Landes, membre de Marmoutiers.

Moyennant cette concession, il obtint l'autorisation d'élever une église avec cloche, et d'avoir un cimetière autour.

Les religieux de Marmoutiers réservèrent néanmoins, au prieur de Saint-Sauveur-des-Landes et au recteur de Romagné, les dîmes et les prémices de tous les biens situés dans la paroisse. Il en fut de même des défrichements faits par les religieux de la Dauphinais ou par leurs soins, et il fut même stipulé que ceux-ci ne pourraient, en aucun cas, demander au pape l'autorisation de se les approprier ; pas plus qu'ils ne pourraient acheter ou recevoir, soit en don ou en legs, aucun des biens situés sous les fiefs du prieur de Saint-Sauveur-des-Landes (D. Morice, t. III, col. 966).

L'ancienne église de ce monastère avait été remplacée, vers 1760, par une chapelle dont les ruines subsistent encore aujourd'hui et portent le nom de l'Abbaye.
Quant aux moines, ils avaient depuis longtemps abandonné le prieuré, et le bénéfice, qui pouvait rapporter environ 1.500 livres, avait été réuni à la terre de Larchapt, ce qui donnait au propriétaire de cette terre le droit d'y nommer.

La chapelle du Bourg, située à l'endroit même où se trouve en 1846 la maison des Soeurs, qui a été bâtie avec les décombres provenant de sa démolition, était sous l'invocation de sainte Anne.

S'il faut en croire une tradition du pays, cette chapelle, qui portait tous les caractères de l'architecture du XVème siècle, aurait été élevée par les soins d'Anne de Bretagne. Cette princesse, dans un de ses voyages, ayant couru un grand danger auquel elle dut échapper comme par miracle, aurait fait construire un oratoire, en l'honneur de sa glorieuse patronne, dans le lieu même où elle avait ressenti les effets de sa puissante protection.
Cette chapelle a été démolie au début du XIXème siècle (vers 1826).

La chapelle de Sainte-Anne de la Bosserie a été fondée en 1602 par Pierre Le Maignan, sieur de la Jallonnière, et de la Bosserie, et Marie Echard, son épouse.
Elle est en grande vénération dans tous les environs de Fougères, et le rendez-vous, chaque année, d'une foule nombreuse de pèlerins.

La terre de Larchapt donnait à son possesseur la prééminence dans la paroisse et l'église de Romagné. Elle appartenait, à la fin du XIVème siècle, à la famille Le Parc.





PATRIMOINE DE ROMAGNÉ


L’église Sainte-Anne (XV-XVIIème siècle). L’église de Romagné se compose d’une nef terminée par un chevet droit, et ses parties les plus anciennes ne remontent pas au-delà du XVème siècle ; la tour, placée au sud, porte même à sa base la date de 1624, et les transepts n’ont été construit qu’en 1838.


Eglise Saint Anne – romagné
Au XVe siècle, l'église est édifiée au cours de deux campagnes de construction. Dans la première moitié du siècle sont bâties la nef et la façade occidentale, tandis que le chœur date de la seconde moitié du XVe siècle. En 1624 est ajoutée la sacristie, au sud. De nombreux remaniements ont lieu au XIXe siècle : reconstruction de la partie supérieure de la tour, édification du transept et agrandissement de la nef. Ces travaux sont dirigés par l'architecte Jourdin, qui conserve la porte du XVe siècle pour la nouvelle façade occidentale
.


Gargouille de l’église


La chapelle de la bosserie, située route de Fougère. Elle a été édifiée en 1602, sous le vocable de la Sainte Anne, en exécution d’un vœu, par Pierre le Meignan sieur de la Jallonière et de la Bosserie et par Marie Eschard son épouse. Les Eudistes y fondèrent en 1690 une maison de retraite. Le Pouillé de Rennes précise qu’en 1597, Pierre Le Meignan, sieur de Jallonnière, fit vœu de de construire une chapelle en l’honneur de Sainte Anne en sa terre de la Bosserie, à mi-chemin de Romagné à Fougères ; mais il mourit avant d’avoir pu réaliser ce projet. Ce fut sa veuve, Marie Eschard qui fit construire en 1602 le sanctuaire actuel de la Bosserie, qui forme une simple croix.



Le château de Bonnefontaine (XVIII-XIXème siècle)


Le château se compose d'une aile principale et de deux ailes en retour d'équerre. Il domine le parc environnant, et dispose d'une serre permettant la culture des fruits et légumes sans la contrainte des intempéries.

Le château de la Chasse-Beauvais (XIXème siècle)


La Chasse-Beauvais est une ancienne sergenterie, autrefois entourée de douves. Le sergent, officier seigneurial, prélevait l'impôt pour le seigneur de Fougères. La partie centrale du bâtiment est l'œuvre d'une restauration du XIXe siècle, tandis que les deux corps aux extrémités sont plus anciens.

Le manoir de La Riboisière (XVIIème siècle). Propriété successive des seigneurs de Riboays (en 1406), de la Gravelle seigneurs de Montbourcher (en 1435), le Veneur seigneurs de Tillières (en 1501). La seigneurie est divisée en deux en 1534. Le manoir de la Haut-Riboisière devient la propriété des familles de Linières, d’Orenges siengneurs de la Courbe (vers 1561), du Bellay seigneurs de Conques, le Meneust seigneur de la Vieuville (avant 1610), Roger seigneurs de la Villoutin, Baston seigneurs de Bonne-Fontaine (vers 1698 et en 1789). Le manoir de la Basse-Riboisière ou du Portail de la Riboisière possédait autrefois une chapelle privée. La chapelle de la riboisière ou du Portail fut fondée en 1663, près du manoir de la Basse-riboisière, par Suzanne Reste, dame de la Vigne, qui chargea Jean Pitois de la desservir.


Manoir de la riboisière – romagné
Le manoir de La Riboisière remonte au XVIIe siècle. La façade est peu percée d'ouvertures. Une chapelle, désormais disparue, indiquait la richesse de cette seigneurie.



Le manoir de Larchat ou Larchapt (XVIIème siècle). Le seigneur de Larchat est cité dès 1161. C’était la maison seigneuriale de la paroisse. Il a été restauré au XVIIème siècle. Il exerçait un droit de Haute Justice à l’auditoire de Fougères. La chapelle Saint-Jacques de Larchapt dépendait de ce manoir.


Manoir de larchat – romagné
Mentionné dès 1161, le seigneur de Larchat possède un domaine qui s'étend sur trente-six fiefs, sur les territoires de Romagné et de Lécousse. Le seigneur y dispose du droit de haute justice. Le manoir était auparavant un ensemble fortifié, édifié sur une butte dominant le Couesnon. Il est entièrement restauré au XVIIe siècle. La façade n'a pas été modifiée depuis, ainsi que le prouvent des descriptions de l'époque.



Le manoir du Plessis-Couard ou du Plessis-Couarde ou du Plessis-Romagné (XVIème siècle). On y trouve un pigeonnier et un puits. Cette seigneurie fusionne en 1618 avec celle des Marinais, de la Marche et de Larchat. Propriété de Guillemette du Plessis épouse d’Olivier de la Roche en 1390, puis des familles de la Roche (en 1400), de Channé (en 1513), de Montbourcher seigneurs du Bordage, Estourbeillon seigneur de Brein , de Channé ( en 157), de la Bélinaye, de Montalembert sieurs d e la Mousserie (vers 1645), Malherbe sieurs de la Moricière (vers 1672), Bertin (en1731), Malherbes, de Saint-Germain et d’Avenel (vers 1775)


Manoir du plessis-couard – romagné
Cette petite seigneurie relevant de Fougères fusionne avec la seigneurie des Martinais, de La Marche et de Larchat en 1618. En 1673, Le Plessis se compose d'un grand corps de logis avec salles, chambres et greniers, prolongé perpendiculairement par un autre logis comportant une étable. Le tout était couvert d'ardoises. L'ensemble des bâtiments était imposant, puisqu'une tourelle du XVIe siècle à meurtrière, abritant un pigeonnier dans sa partie supérieure, ainsi que deux granges dans la cour ont été détruites. Actuellement, une grande maison remplace l'ancien manoir. Il ne reste donc de cet ensemble que le mur du deuxième logis et un puits carré à pierres moulurées.



Manoir du Plessis-Couard, vue Sud Est


Manoir du Plessis-Couard , maison datée de 1894, façade antérieure


Manoir du Plessis-Couard, vue générale

Le manoir de La Morillonais (XVIème siècle). Ce manoir servait autrefois de refuge aux chouans.


Manoir de la morillonais -  romagne
Située dans la vallée du Couesnon, cette maison a gardé son caractère d'origine. Elle est le lieu de refuge de chouans pendant la Révolution. En juin 1799, les grenadiers de la garde nationale y arrêtent plusieurs royalistes, parmi lesquels le chef chouan Pierre Cochet, dit « Bonne Nouvelle ». En façade, les baies d'origine, protégées d'une grille, sont de petite dimension. La porte est surmontée d'un grand linteau de bois, semi-arrondi, d'une longueur de 2 mètres.



Le manoir de La Tancerais (XVIème siècle). Ce manoir relevait autrefois de la seigneurie de Larchat


Manoir de la tancerais – romagné
Le manoir de La Tancerais relève, sous l'Ancien Régime, de la seigneurie de Larchat. On accède à l'entrée par un perron montant au premier niveau. Au rez-de-chaussée subsistent des fenêtres à grilles et, sur la façade, des meurtrières à mousquets sont encore en place. Depuis le réaménagement de la maison, la façade principale est devenue la façade arrière du bâtiment. Un passage souterrain était encore visible à la fin du XXe siècle.



Le manoir de Carcain (XVIème siècle). La seigneurie de Carcain est mentionnée vers 1540 et  appartient juste avant la révolution à la famille Huchet de Cintré


Manoir de carcain –  romangé
On peut considérer Carcain comme une petite seigneurie, car, en 1540, une famille en porte le nom. À cette époque, la superficie du domaine est de 80 journaux. La terre de Carcain, l'une des plus anciennes seigneuries de Romagné, relevait de Fougères. Avant la Révolution, elle appartient aux Huchet de Cintré.


Le manoir de La Galandais (XVIème siècle). Ce manoir relevait autrefois de la seigneurie de Larchat


Manoir de galandais – romagné
À l'époque médiévale, la haute et basse Galandais relèvent de la seigneurie de Larchat. Le bâtiment conserve une porte en plein cintre avec des fenêtres à grilles. Une autre maison ancienne se trouve à La Galandais.





Four à pain romagné
Ce four à pain est intégré dans une grande bâtisse. Le fournil permet une meilleure chauffe du four car il protège l'entrée des vents.


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MessageSujet: Re: CANTON SUD DE FOUGÉRES   Sam 28 Fév - 8:53

KERSALVER-AL-LANN  -  SAINT-SAUVEURS-DES-LANDES





Saint-Sauveur-des-Landes vient de la dédicace de l’église.

L’histoire  nous apprend que l’église de Saint-Sauveur-des-Landes n’était, dans le principe qu’un petit oratoire desservi par un prêtre nommé Hermeniot, qui payait une rente de 2 sous à l’évêque de Rennes, pour  droit de repas. Méén II, seigneur de Fougères, l’augmenta d’une manière convenable, et la donna, ers 1040, aux religieux de Marmoutiers, qui s’y établirent et y fondèrent un prieuré.

Hermeniot joignit aussi ses libéralités à celles du seigneur de Fougères, et abandonna aux religieux la moitié de la terre dont il avait jouissance
L'église de Saint-Sauveur fut le lieu de la sépulture ordinaire des premiers seigneurs de Fougères, jusqu'à Henri Ier, qui fut inhumé dans l'église de Savigny. Il reste encore quelques vestiges de cette ancienne église, surtout dans la nef méridionale, dont les arcades et les piliers qui les soutiennent appartiennent à cette époque

Les seigneurs de Fougères paraissent avoir toujours distingué Saint-Sauveur entre toutes les autres communes de la baronnie. Ainsi, dans une pancarte de 1559, faite et réformée sur les anciennes pancartes et chartes des devoirs dus de toute antiquité à la provosté de Fougères, les bourgeois de Saint-Sauveur-des-Landes sont assimilés aux bourgeois de Fougères.

En 1630, un moine desservait encore la cure. Elle a été depuis remise à l'ordinaire.
Le château de Chaudeboeuf, dans cette paroisse, est une des habitations les plus importantes des environs de Fougères. La terre qui en dépend fut érigée en châtellenie, au mois de janvier 1596, par Henri IV. Elle appartenait autrefois à la famille Du Parc Porée, et a passé ensuite dans celle de La Haye Saint-Hilaire.



PATRIMOINE DE SAINT-SAUVEUR-DES-LANDES


 L’église Saint-Sauveur (XI-XII-XIXème siècle)


Eglise st sauveur – st sauveur des landes
L'église d'origine est celle du prieuré fondé à Saint-Sauveur, en 1040, par l'abbaye de Marmoutiers. Devenue église paroissiale en 1300 et 1325, elle subit de nombreuses amputations. La nef nord est abattue, ainsi que les deux absidioles, et son toit a été abaissé, au XVIe et au XVIIe siècle. La façade occidentale date du XIXe siècle, ainsi que la flèche qui la surmonte. Au fond du chœur est placé un retable du XVIIIe siècle, en bois doré, dont il ne subsiste que des fragments.







On trouve dans l’église des pierres tombales dont celles des seigneurs de chaudeboeuf. On a dressé quatre de ces pierres à l’extérieur entre deux contre-forts, deux de femmes , une d’un homme et une d’un ecclésiastique





Le manoir du Tertre (XVIème siècle). Le domaine du Tertre est mentionnédès le XIIème siècle. Ce Domaine appartient d’abord aux moines de Rillé, puis à M. de Fleurville qui y fait construire une demeure en 1559. Cette demeure est remaniée en 1673. On y trouvait également autrefois une chapelle construite en 1617et dédiée au Père Eternel.



Manoir du tertre – st sauveur des landes
Le domaine du Tertre est mentionné dès le XIIe siècle. Il appartient pendant un moment aux moines de Rillé. En 1559, M. de Fleurville, propriétaire, fait construire un bâtiment d'habitation, remanié une première fois en 1673, puis à d'autres reprises. Les fenêtres sont toutes élargies sur le même schéma, c'est pourquoi la disposition des baies par rapport à la masse du manoir est peu courante. Dans la tour rectangulaire, un escalier à vis en pierre dessert les étages. Sur le domaine, il y avait une chapelle construite en 1617, dédiée au Père éternel, et disparue aujourd'hui. Il reste une pierre d'autel et un bénitier en granit.







Le manoir du Bas-Tayer (1645). L’ancien manoir de Teillay ou de Teillet relevait de la seigneurie de Saint-Etienne. Propriété successive de familles le Provost (en 1425), Plumaugat, Tuffin seigneurs de la Rouairie (en 1545 et en 1789)


Manoir du bas-tayer -  st sauveur des landes
Le manoir du Bas-Tayer date de 1645. Le réaménagement récent de la façade, réalisé pour faire entrer plus de lumière dans la maison, fait disparaître la disposition originelle des baies, pourvues à l'origine de grilles. À proximité du manoir, un cellier porte, gravé sur le perron d'entrée, la date de 1580. Cette petite bâtisse constitue peut-être le premier logement du maître de maison, car une cheminée assez grossière y est construite, ce qui, dans un cellier, est assez atypique. Celle-ci, qui permet la cuisine et le chauffage, indique une occupation régulière des lieux.



Le manoir du Troncay (XVII-XXème siècle). On peut y voir un saloir qui date du XVIIème siècle. On y trouvait également autrefois une chapelle primative détruite au XIXème siècle.


Manoir du troncay – st sauveur des landes
Le manoir du Troncay et ses dépendances sont divisés aujourd'hui. Le logis noble est percé d'une grande fenêtre dont l'appui est sculpté de moulures saillantes. La porte d'entrée, cintrée, est surélevée. Le cellier se situe au même niveau que l'habitation. Le manoir était pourvu d'une chapelle, détruite à la fin du XIXe siècle.




Le château de Chaudeboeuf (XVII-XIXème siècle). On l’appelait au moyen-âge Eschaudebouff. Au XIème siècle, chaudeboeuf est une motte féodal, qui est signalée également en 1540. Il est flanqué de trois grosses tours et entouré de douves. Il possédait autrefois un droit de Haute Justice. C’était une châtellenie érigée en 1593. Cette motte est remplacée auXVIIème siècle par un château édifié par la famille Porée du Parc. Au XIXème siècle, ce château est la propriété de la famille La Haye-Saint-Hilaire qui en fait don en 1863 à la congrégation des sœurs adoratrices de la Justice de Dieu afin d’y créer un hospice. L’intérieur conserve les armes de la famille Porée seigneurs du Parc et de Chaudeboeuf du milieu du XVIIème siècle à 1789. Il possédait autrefois une chapelle privée, dédiée à Saint-Joseph, qui présentait les armes de la famille Pinel seigneurs de Chaudeboeuf du milieu du XIème au milieu du XVIIème siècle. Cette chapelle a été refaite au XVIIIème et bénie en 1757.



Hospice


Four à pain de saint sauveur des landes
Ce four à pain est situé à proximité de plusieurs habitations du hameau. Cet emplacement, un peu à l'écart des maisons, indique qu'il devait appartenir à l'ensemble des habitants des fermes voisines. Cette situation, éloignée, présente également l'avantage de limiter les risques de propagation d'un incendie aux maisons.





Maison de retraite


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Maison de retraite, vue générale





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