DOMAINE DE LANAELLE

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 AUTRE PATRIMOINE DE FOUGERES

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Lanaelle
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MessageSujet: AUTRE PATRIMOINE DE FOUGERES   Lun 23 Fév - 23:53

le château moderne de la Chesnardière, situé rue de l'Hospice. Il remplace un ancien manoir qui possédait une chapelle privée au XVIIème siècle (mentionnée en 1663). Ce manoir avait été pillé par les Ligueurs pendant les guerres de Religion. Le manoir était la propriété successive des familles Champion (en 1474), Harpin seigneurs de Marigné (vers 1580), de Malenoë (en 1607), Courtays sieurs de Racinoux (en 1635), Coutard sieurs du Hallay (vers 1659), le Maistre sieurs de Livet (vers 1693), du Pontavice (en 1777), Couyer (en 1789), de la Chesnardière ;  



l'enceinte urbaine et les tours Nicol, Desnos, Montfroméry datent du XIV-XVème siècle. Des quatre portes initiales, seul subsiste la porte Notre-Dame (1488). L'enceinte fortifiée date, semble-t-il, du XVème ou XIIIème siècle. Le périmètre de l'enceinte est marqué au nord par la rue des Vaux, à l'est par la rue du Marché et la place du Marché-aux-Grains (encore surnommée la Grande-Douve et place Voltaire durant la Révolution), au sud par le jardin public, et à l'ouest par le sommet de la colline. Quatre portes, munies de ponts-levis, dont une seule subsiste, y étaient percées.

La porte Rillé, conduisant au faubourg de ce nom, a été démolie en 1775.

La porte Roger, conduisant au faubourg de ce nom, a été démolie en 1770.

La porte Saint-Léonard (1444) a été démolie en 1774.

La porte Saint-Sulpice, Notre-Dame, ou du Chesnay ou de la Convention pendant la Révolution (1477) : cette porte est protégée du côté du château par la tour de Plesguen (XIIème siècle), et du côté opposé par la tour de la Trémoille (1477).

La porte Saint-Sulpice remplace une porte plus ancienne appelée porte du Chesnay ou Notre-Dame. Les fortifications de Fougères ont été réparées en 1464 ;


Note : LA PORTE DE CHÊNE A FOUGÈRES. — C'est l'ancien nom de la porte de ville, aujourd'hui connue sous celui de porte Saint-Sulpice. Mais le beau monument que l'on désigne ainsi n'est point non plus sur l'emplacement de l'ancienne porte, qui se trouvait en arrière de la construction actuelle, en un lieu où l'on voit encore des débris de remparts très-évidents, dans la rue de l'Echauguette, si j'ai bon souvenir.

Au XVème siècle on construisit, en avant de cette première porte, un de ces ouvrages avancés si connus alors sous le nom de boulevards, et la porte de ce boulevard est justement celle qui subsiste seule aujourd'hui.

Quiconque a visité la curieuse ville de Fougères, n'a pu manquer d'admirer cette porte et ses deux tours, dont leur bel appareil, leurs heureuses proportions et leurs élégants machicoulis font un véritable type d'architecture militaire dans notre province. On conçoit dès-lors combien il importerait de pouvoir fixer l'époque précise où ce monument a été élevé. Je crois avoir découvert à ce sujet une indication satisfaisante dans le registre de la chancellerie de Bretagne de l'an 1477, où on trouve, au fol. 105 verso, la mention suivante : « Mandement adrecé à Gilles de la Clertière, cappitaine de Foulgières, et aux seneschal, lieutenant et procureur dudict lieu, de faire abatre et demolir les moulins à draps estant en ladicte ville de Foulgières près la porte de Chesne, affin de parachever certain belouart qui a esté encommencé à ladicte porte de Chesne dudict lieu de Foulgières, sauff à les refaire en autre lieu convenable. Et semblablement leur est mandé, appeliez des bourgeoys dudict lieu en suffizant nombre, faire abatre et desmolir les maisons d'environ les foussez dudict lieu nuysantes à l'eslargissement desdiz fossez, et appeler des prisageurs en ce expers pour estimer la valleur desdictes maisons. Et, ladicte estimacion faicte, est mandé aux receveurs et miseurs des deniers ordonnez à ladicte repparacion poier l'estimacion desdictes maisons, sur les deniers d'icelle repparacion, à ceulx à qui seront lesdictes maisons, par les quartiers des ans ou autrement, et il leur sera aloué par les commis à oyr les comptes desdictes repparacions auxquels est mandé ainsi le faire. Datté le XIIIème jour de juign LXXVII (Signé) P. COLINE ». Scellé à Nantes le 13 juin 1477.

D'après cela le boulevard établi devant la porte de Chêne, et la porte de ce boulevard qui est la porte dite aujourd'hui de Saint-Sulpice, ont dû être construits en l'an 1477 et les deux ou trois années les plus voisines. (A.L.B.).
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MessageSujet: Re: AUTRE PATRIMOINE DE FOUGERES   Mar 24 Fév - 0:06

la maison (XIV-XVIème siècle), située rue des Tanneurs ;
 
la maison (XIV-XVème siècle), située à Savigny ;  

les maisons à colombage (XVIIème siècle), situées place du Marchix ;  

l'Hôtel de Ville (1535). Il s'agit d'un édifice du XIVème siècle, restauré ou reconstruit au XVIème siècle. Il contient une ancienne salle voûtée du XIIème siècle et de belles cheminées. Il était jadis accosté d'un donjon (démoli en 1779) orné d'un écusson aux armes de Fougères ;  

l'hôtel Lariboisière (1766), situé rue du Sueur et propriété de la famille Lariboisière. A noter que la demeure d'été de la famille Lariboisière est le château de Monthorin, à Louvigné-du-Désert ;  

l'hôtel natal du Bois-Guy (XVIIIème siècle). Aimé Picquet-du-Bois-Guy (ou Boisguy), chef chouan, est né dans cette demeure en 1776 ;  

l'hôtel de Saint-Brice (XVIème siècle), situé au n° 1 rue Lesueur et édifié en 1566 pour Guillaume de La Fontaine. Propriété successive des familles de Saint-Brice, de la Fontaine, d'Erbrée, de Volvire seigneurs de Saint-Brice, Guérin de la Grasserie seigneurs de Saint-Brice ;

l'hôtel Marigny (XVIIIème siècle). On y voit les écussons de François Gefflot de Marigny et de Jeanne de la Roche Saint-André, avec la date de 1756 ;
 
l'hôtel de la Bellinaye (1738), situé place Aristide-Briand et propriété de la famille La Rouërie. Il s'agit de la maison natale du marquis de la Rouërie. Il sert actuellement de Tribunal ;  

l'hôtel Particulier (XIXème siècle), situé au n° 32 rue National. Propriété de la famille Danjou de la Garenne. L'immeuble a été orné par le sculpteur rennais Jean-Baptiste Barré ;  

l'escalier de la duchesse Anne (XVIII-XXème siècle), situé dans la ruelle des Quatre-Vents ;  

l'immeuble (XVIIIème siècle), situé au n° 8 rue Chateaubriand ;

 
l'immeuble (XVIIIème siècle), situé au n° 17 rue du Beffroi ;  

le lavoir (XIXème siècle), situé rue des Vallées ;  

le musée Emmanuel-de-la-Villéon (XVI-XVIIème siècle), situé au n° 51 rue Nationale. Seul exemple conservé des maisons en pan-de-bois à porche qui formaient la rue ;  

l'atelier-musée de l'horlogerie ancienne (XVII-XVIIIème siècle) ;  

le théâtre (1886), édifié par Jean-Baptiste Laloy ;  

la fontaine des Anglais ;

l'hôpital Saint-Louis, situé rue Saint-Louis. Cet hôpital est fondé en 1680. Ses bâtiments actuels sont achevés en 1777 et agrandis de 1812 à 1814. Sa chapelle date de 1678 à 1680 : elle conserve un retable du XVIIème siècle avec un tableau du roi Saint-Louis, oeuvre de Guillaume Gobert. Son pavage renferme quelques pierres tombales ;

la prison, située place de la Porte-Saint-Léonard. Cette prison remplace l'ancienne Chapelle Saint-Roch, édifiée en 1571 dans le cimetière Saint-Roch, Saint-Nicolas ou Grand Cimetière et démolie en 1806 ;

la Gendarmerie, située place de la Porte-Saint-Léonard. Il s'agit d'une ancienne Maison d'Ecole charitable établie en 1697 par les Filles de l'Instruction chrétienne. Cet ordre avait été fondé par Marie Gigon et les religieuses étaient appelées les Gigonnes ;  


Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Dim 1 Mar - 18:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: AUTRE PATRIMOINE DE FOUGERES   Mar 24 Fév - 0:11

les moulins du château (XIX-XXème siècle) encore surnommés "les moulins de la Tranchée" ou "les Quatre Moulins" ;

A signaler aussi :

la carrière de Savigny ayant servi à la construction du château du XIIème siècle ;

le jardin public (ancienne promenade aménagée sur l'avancée des remparts) ;

l'ancienne Maison des Chapelains, située près de Saint-Léonard. C'était la demeure des sept chapelains qui desservaient une Confrérie ;

la Maison de Pierre, située près de l'ancienne chapelle Saint-Gorgon. Cette maison fut cédée par échange aux Cordeliers par la famille de la Chapelle en 1620. Cette maison servait aux cavaliers de la maréchaussée en 1777 et en 1785 ;

l'ancien hôtel d'Egletin ou des Gléteins (XVIIIème siècle). Il se trouvait autrefois près du presbytère de Saint-Léonard ;

l'ancien hôtel Ménard, situé rue Chateaubriand et où s'installa l'Administration du District en 1790 ;

l'hôtel Pelet, situé rue de Chateaubriand et daté de 1659 ;

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MessageSujet: Re: AUTRE PATRIMOINE DE FOUGERES   Mar 24 Fév - 0:20

l'ancien hôpital Saint-Nicolas (XII-XVIIIème siècle). Les seigneurs de Fougères édifièrent en cet endroit, une église dédiée à Saint-Nicolas. Cette église est mentionnée dès 1090 et fut donnée à l'Abbaye de Marmoutiers en Touraine au début du XIIIème siècle. Raoul II fit transporter près d'elle un hôpital, qui existait anciennement dans les villages de l'Aumônerie et de l'Abbayette.

En 1380, des indulgences sont accordées par le Saint Siège à ceux qui par leurs aumônes concourent aux réparations des édifices du culte " Universis Christi fidelibus … Cum itaque, sicut accepimus domus Dei elemosinaria nuncupata beati Nicolai Filgeriarum, Redonensis diocesis, ad quam multi pauperes contiunnt qui ex ipsius facultatibus nequeunt commode sustentari, in suis edificiis magnis reparationibus indigeat, que absque Christi fidelium elemosinis fieri non posuunt, nos cupientes ut capella ipsius domus, que in honore beati Joannis Baptiste, et sanctorum Nicolai et Yvonis confessorum ac beate Catherine edificata existit, congruis honoribus frequentetur, ac pauperes ipsi sustententur et edificia hujusmodi reparentur … Datum Avenione, XII kalendas julii, anno secundo (20 juin 1380) "/i> (Archives du Vatican).

La chapelle fut reconstruite, semble-t-il, au XIII-XIVème siècle avant d'être démolie avec l'hôpital en 1865. Du côté nord était la Chapelle Notre-Dame du Bois-Garnier, édifiée en 1419 avec une litre chargée de l'écusson de la famille le Corvaisier. On y voyait aussi la Chapelle Saint-Benoît, appartenant aux seigneurs de Bonabry et renfermant leur enfeu.


Note : Le premier hôpital de Fougères fut fondé au commencement du XIIème siècle par le seigneur du lieu, hors de la ville et là où se trouvent encore les villages de l'Aumônerie et de l'Abbayette ; ce dernier (abbatiola) semble occuper la place du logement des clercs chargés de desservir l'Aumônerie.

Cet établissement paraît avoir été détruit pendant la guerre de 1166, en même temps que le château et la ville de Fougères ; lorsque le baron Raoul II les releva, il transféra l'hôpital dans l'enceinte même de sa nouvelle ville, près de l'église Saint-Nicolas, qui fut depuis lors affectée à l'usage des malades (M. Maupillé, Histoire ms. de la paroisse Saint-Léonard de Fougères). Un mot maintenant sur l'origine de cette église.

L'église Saint-Nicolas en tête du bourg, « ecclesia Sancti Nicolai in capite burgi », signalée dès 1090, fut bâtie par les sires de Fougères dans les cinquante premières années qui suivirent la fondation de cette ville. Elle fut destinée à l'usage des habitants de la partie supérieure de la ville, appelée Bourg-Neuf, lorsqu'elle eut été enceinte de murs, par opposition au Bourg-Vieil, qui était la ville primitive construite dans le vallon et entourant l'église Saint-Sulpice.

L'église Saint-Nicolas semble avoir été dès son origine annexée par le seigneur de Fougères à la collégiale de Notre-Dame-du-Château, dont elle formait une dépendance et dont elle partagea longtemps la destinée. Ainsi, desservie dans le principe par des chanoines séculiers, donnée ensuite avec la collégiale aux religieux de Saint-Florent de Saumur, qui n'en prirent jamais possession, l'église Saint-Nicolas passa plus tard aux Bénédictins de Marmoutiers, pour revenir en dernier lieu aux chanoines, changeant ainsi quatre ou cinq fois de mains dans l'espace d'un demi-siècle ; réclamée ensuite par les moines de Pontlevoy, qui faisaient valoir les droits que leur donnait sur elle leur titre de possesseurs de la paroisse de Lécousse, sur le territoire de laquelle elle avait été fondée, elle finit par demeurer à ces derniers en vertu d'un accord passé en 1143 entre eux et Henri, seigneur de Fougères.

Par cet accord il fut stipulé que, moyennant la cession que feraient les religieux de Pontlevoy aux chanoines du bourg de Rillé pour y établir une abbaye et y fonder une paroisse, ceux-ci renonceraient en leur faveur à toutes prétentions sur les églises de Saint-Nicolas et de Saint-Léonard et leur en laisseraient la libre et paisible jouissance.

M. Maupillé croit que l'église Saint-Nicolas fut détruite en grande partie en 1166, lors du sac de la ville de Fougères par Henri II, roi d'Angleterre. Lorsque la paix fut rendue à la contrée, les barons de Fougères relevèrent cet édifice ou le restaurèrent tout au moins, et, d'accord avec l'abbé de Pont¬levoy, en affectèrent l'usage à l'Aumônerie ou hôpital qu'ils venaient de transférer dans l'enceinte de leur ville (Histoire ms. de la paroisse Saint-Léonard de Fougères). Raoul II, seigneur de Fougères, confia l'administration de son nouvel hospice à des religieux, probablement à des Hospitaliers, et leur donna la dîme de la cohue de Fougères et celle du moulin d'Avillon.

Quelques années après, en 1212, Geoffroy, seigneur de Fougères, y ajouta une rente de 10 livres sur le domaine de sa baronnie, pour la fondation d'une messe hebdomadaire dite à son intention. Enfin, en 1243, Geffroy, abbé de Pontlevoy, abandonna à l'Aumônerie la plus grande partie de ses droits sur l'église et la paroisse de Saint-Léonard, « ad sustentationem pauperum et clericorum ibi Deo servientium » (Cartularium Rillei, 3).

Mais ce mode d'organisation de l'hôpital de Fougères touchait à sa fin, et seize ans plus tard il n'existait plus : en 1259 l'Aumônerie avait fait place à la Maison-Dieu de Saint-Nicolas, « Domus Dei Sancti Nicholai », et un prêtre séculier remplaçait les religieux dans l'administration de l'hospice. Pendant longtemps le choix de cet administrateur fut un sujet de contestation entre les bourgeois et le sénéchal des seigneurs de Fougères, les uns et les autres prétendant avoir exclusivement le droit de le nommer.

Il arriva même plus d'une fois que les bourgeois, mécontents du choix fait par le sénéchal, nommèrent soit un aumônier, soit un administrateur, et divisèrent ainsi deux fonctions qui devaient être réunies ; d'autres fois le sénéchal s'arrogea le même droit à l'encontre des bourgeois. Enfin, Marie d'Espagne, comtesse d'Alençon, au nom de son fils seigneur de Fougères, encore mineur, prit une décision qui mit fin aux prétentions des uns et des autres.

Par lettres patentes données à Paris le 31 août 1347, et confirmées par le roi, cette dame réunit à tout jamais l'église Saint-Nicolas à l'Hôtel-Dieu de Fougères, et arrêta que celui qui aurait l'une aurait également l'autre, sans aucune division ; de plus, pour prévenir toute discussion dans la nomination de l'administrateur, elle régla que ce droit serait exercé alternativement par le seigneur et par les bourgeois.

Cet administrateur, qui ne pouvait être qu'un habitant originaire de la ville, prêtait serment devant le sénéchal et trois ou quatre bourgeois délégués par la Communauté de ville. Ce règlement, dont l'original existe encore dans les archives de l'hospice Saint-Nicolas, confirmé par deux chartes de François 1er, duc de Bretagne, en 1444, et de François 1er, roi de France, en 1532, fut observé jusqu'en 1560 ; cette année-là, François II, par son édit de Fontainebleau, ayant enjoint à tous les juges de son royaume de faire saisir, dans le délai d'un mois, toutes les terres et revenus des hôpitaux situés dans le ressort de leur juridiction, pour être régis par les Communautés des villes ou leurs délégués, celle de Fougères nomma trois de ses membres pour administrer l'hospice Saint-Nicolas.

Enfin, à l'époque de la Révolution, on institua un bureau de cinq membres qui fut chargé de l'administration de tous les hospices de la ville (M. Maupillé, Histoire de Fougères, 158, 159). Les biens de l'Hôtel-Dieu de Fougères , à la fin du XVIIème siècle, consistaient en ce qui suit : les métairies de l'Aumônerie, de l'Abbayette et de la Magdeleine, — le Moulin-aux-Pauvres, — l'Hermitage, — Chênedé, — un assez grand nombre de rentes foncières, — 10 mines de froment et 14 livres de rente sur le domaine de Fougères, — une mine de froment sur la seigneurie de la Motte de Beaucé, — 7 mines 4 boisseaux de froment et 3 livres de rente sur le Fief-Ferrant, au Loroux, — le droit de chauffage dans la forêt de Fougères, consistant en 50 charretées de bois chaque année, — le râtelage des prairies du château, — un droit de juridiction avec basse justice. Le tout était estimé, en 1724, valoir 3025 livres 9 sols 3 deniers de revenu, mais il y avait des charges assez nombreuses, aussi la Déclaration de 1790 ne fut-elle que de 2426 livres (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C, 1290 ; 1 V, 27).

Après le départ des religieux hospitaliers au XIIIème siècle, le service des pauvres à Saint-Nicolas fut longtemps abandonné à des mains mercenaires, sous la surveillance de l'administrateur. Mais, en 1672, la Communauté de ville confia le soin de ses malades aux Hospitalières de Saint-Augustin, qui desservent encore l'Hôtel-Dieu de Fougères à la fin du XIXème siècle. Cet hôpital ayant été transféré dans une autre partie de la ville en 1853, et les anciens édifices de Saint-Nicolas ayant été rasés pour faire place à une nouvelle rue, il est intéressant de dire ici quelque chose de l'antique Maison-Dieu fondée par les sires de Fougères.

Les bâtiments de l'hôpital Saint-Nicolas appartenaient à des époques bien différentes, depuis le XIIème siècle, date de sa fondation, jusqu'au XVIIIème, que les religieuses bâtirent à leurs frais leur couvent en 1740. Mais ce qu'il nous faut rappeler ici, ce sont les constructions primitives, de style roman, malheureusement détruites aujourd'hui. Dans une muraille on voyait un fragment de maçonnerie en pierres cubiques, d'appareil réticulé, extrêmement ancien.

La pièce la plus remarquable de l'hospice était, sans contredit, la cuisine placée à gauche de la porte d'entrée. Elle était voûtée et les retombées de la voûte reposaient sur quatre piliers monolithes ; la voûte présentait à sa partie supérieure une large ouverture surmontée d'un tuyau de cheminée. Cette pièce semble avoir été dans l'origine destinée à servir de chauffoir pour les pauvres et les voyageurs, qui trouvaient place autour de l'étrange foyer dont elle formait l'assiette et dans lequel on entretenait un feu en rapport avec les exigences de la saison.

C'était sans doute pour l'entretien de ce feu que les seigneurs de Fougères avaient donné à l'hôpital le droit de prendre dans leur forêt 50 charretées de bois pour le chauffage des pauvres ; sans cela cette quantité n'aurait point eu sa raison d'être, vu le petit nombre de pauvres admis à séjourner à l'hospice. Une autre pièce attirait encore l'attention ; c'était la cave dont l'entrée était du côté de la cour : elle était voûtée en berceau et présentait dans sa construction une grande analogie avec les celliers de Landéan ; on remarquait à son extrémité un singulier renfoncement dans la muraille. Il faut aussi mentionner une porte romane qui ouvrait vraisemblablement jadis sur l'intérieur d'un cloître de même style ; elle était située à droite de la chapelle, et son arcade en plein cintre, avec ses chapiteaux ornés de crochets, s'agençait d'une façon fort harmonieuse avec les arcades fermées qui, placées des deux côtés de la porte de l'église, servaient à la décoration de la façade.

Parlons enfin de cette église Saint-Nicolas, dont nous avons retracé l'origine. Extérieurement, la façade de cet édifice était construite jusqu'à la hauteur du sommet de la porte en pierre de granit de moyen appareil ; l'arcade de cette porte était formée par une ogive romane et ornée de trois voussures en retrait, dont l'extérieure reposait sur des chapiteaux à crochets qui lui étaient communs avec les arcatures l'accompagnant des deux côtés ; les deux autres voussures n'étaient que le prolongement des pieds-droits de la porte qui leur servaient de supports.

Les arcatures murées dont nous venons de parler étaient en plein cintre et au nombre de deux de chaque côté de la porte ; la plus rapprochée de celle-ci était géminée, servant d'encadrement à deux autres arcatures plus petites dont les arcs reposaient sur les chapiteaux d'une colonne monocylindrique.

Ces arcades, ainsi que celles des extrémités, différaient entre elles, tant par leur largeur que par la forme de leur amortissement ; celles de droite étaient plus étroites et formaient l'anse de panier, tandis que celles de gauche présentaient un arc plus évasé. Au-dessus de cette porte romane s'élevait dans le fronton triangulaire du pignon une fenêtre ogivale datant du XIVème siècle comme toute la partie supérieure de cette façade : cette fenêtre était divisée en trois ogives surmontées de trois roses, dont la plus grande au milieu encadrait un quatre-feuilles (M. Maupillé, Histoire ms. de la paroisse de Saint-Léonard de Fougères). L'intérieur de l'église Saint-Nicolas était moins intéressant ; on y remarquait toutefois, à droite en entrant, une grande arcade ogivale qui avait dû faire communiquer l'édifice avec un cloître ou une chapelle disparus depuis longtemps.

Au Nord était une autre chapelle communiquant avec la nef par une belle arcade ogivale du XIVème siècle : on la nommait la chapelle de Notre-Dame du Boisgarnier, parce qu'en 1429 Jean, seigneur du Boisgarnier, y avait fondé une messe tous les vendredis pour ses père et mère, qui avaient reçu la sépulture en ce sanctuaire. Les nervures de la voûte d'arête de cette chapelle reposaient sur les chapiteaux de quatre colonnettes d'angles ; des écussons apparaissaient à la naissance et au sommet de l'arcade, sur les chapiteaux et à la clef de voûte ; enfin, une litre sur laquelle ces armoiries étaient répétées régnait autour de la chapelle : on y distinguait le blason des Le Corvaisier : d'azur au sautoir d'or, accompagné de quatre étoiles de même. En 1736, la famille Patard, possédant cette chapelle seigneuriale, la céda aux Hospitalières, qui y établirent leur confrérie du Sacré-Coeur de Jésus (M. Maupillé, Histoire ms. de la paroisse de Saint-Léonard de Fougères). Tels étaient l'hôpital et l'église Saint-Nicolas de Fougères, monuments du XIIème siècle à jamais regrettables, démolis en 1865 (abbé Guillotin de Corson).

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MessageSujet: Re: AUTRE PATRIMOINE DE FOUGERES   Mar 24 Fév - 0:41

l'ancien Hôpital-Général. Cet hôpital naquit de l'édit royal de 1662, ordonnant dans toutes les villes l'établissement d'un dépôt de mendicité. Pour y obéir, la Communauté de ville de Fougères acheta plusieurs maisons et jardins dans la rue du Colombier, au faubourg Roger, et y jeta les fondements d'un premier asile. Celui-ci se composa d'abord des bâtiments construits au fond de la cour et de la chapelle qui la partageait en deux préaux, l'un pour les hommes et l'autre pour les femmes.

Ces constructions furent achevées en 1680, et des lettres patentes de juillet 1683 approuvèrent cet établissement, dont le roi se déclara le fondateur et le protecteur. Par ces lettres, le roi défendait la mendicité à Fougères et ordonnait de conduire à l'Hôpital-Général tous les mendiants des trois paroisses de cette ville ; il concédait en même temps de grands privilèges à cet hospice, tels que le droit exclusif de vendre de la viande pendant le carême, de prendre chaque année 50 cordes de bois dans la forêt, de confectionner et de vendre tous les cercueils des personnes décédées dans la ville de Fougères, de percevoir la moitié des aumônes fondées par les seigneurs de Fougères dans les églises ou monastères de leur ville, de percevoir la moitié des amendes ordonnées par les juges de la sénéchaussée de Fougères, de fabriquer toutes espèces de marchandises et de les faire vendre au profit des pauvres, etc. (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 4 H, 20).

D'après ces mêmes lettres, l'administration de l'Hôpital-Général fut confiée à seize directeurs, dont sept étaient membres-nés, savoir : le sénéchal, le procureur du roi, le procureur-syndic de la Communauté de ville, l'administrateur en charge de l'Hôtel-Dieu et les recteurs des trois paroisses de Fougères ; les neuf autres membres étaient à l'élection et devaient être renouvelés par tiers tous les trois ans. Un peu plus tard, des dames charitables et bienfaisantes de Fougères se dévouèrent au service de l'Hôpital-Général.

C'est ce que nous apprend un état de cet hospice dressé en 1724 : « Quatre demoiselles vertueuses, y est-il dit, se sont attachées à cette maison ; elles y vivent à leurs frais et font passer au profit des pauvres l'excédant de leur fortune ; elles y ont établi une manufacture de toiles qui occupe douze métiers » (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C, 1290). M. Maupillé cite au nombre de ces généreuses femmes Mmes de la Martinière et de Bigaglia, et Mlles Frontin des Buffards et Le Mercier des Cures, qui firent achever de 1772 à 1777 les constructions de l'hospice Saint-Louis.

Ces travaux étant terminés, les administrateurs de l'Hôpital-Général passèrent un traité avec les Dames de la Charité de Montoire, qui durent fournir quatre sœurs pour le service de l'hospice. Ces religieuses vinrent, en effet, à Fougères, mais deux d'entre elles étant mortes peu après et leur congrégation se trouvant hors d'état de les remplacer, les deux autres soeurs se retirèrent. Ce fut alors, en 1790, qu'on appela les Soeurs de la Sagesse de Saint-Laurent-sur-Sèvre, qui sont encore aujourd'hui à la tête du service de l'Hôpital-Général.

La chapelle de cet hospice, dédiée à saint Louis, lui a donné son nom ; commencée en 1678, elle fut terminée en 1680 (abbé Guillotin de Corson) ;
l'ancienne Hôtellerie Saint-Jacques, située place du Théâtre. La place reçut le nom de place du Brûtis en 1794, place Impériale en 1807 et place Royale en 1816 ;


l'hôtellerie des Trois-Rois , située rue Jean-Jacques Rousseau et citée dès le XVIIème siècle ;

[color=teal]l'ancienne Hôtellerie de la Tête Noire (XVIIIème siècle), située place d'Armes ;


l'ancienne Hôtellerie de la Grand'Maison, située place d'Armes ;


l'ancienne Hôtellerie de la Croix-Verte, située sur le carrefour Saint-Jean (place Gambetta) ;


l'ancienne Hôtellerie de Saint-Jean, située sur le carrefour Saint-Jean. Elle servait autrefois de relais de la poste aux chevaux en 1789 ;


l'ancien Hôtel Saint-Pierre
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MessageSujet: Re: AUTRE PATRIMOINE DE FOUGERES   Mar 24 Fév - 0:50

l'ancien couvent Saint-François, aujourd'hui disparu, et situé jadis dans la forêt de Fougères  

Autrefois était dans la forêt de Fougères une très ancienne chapelle connue sous le nom de l'Hermitage, bâtie là où se trouve aujourd'hui le village qui porte le même nom. Dans les dernières années du XIème siècle, de nombreux solitaires  s'étaient retirés dans cette forêt. Ils s'y étaient fixés dans un lieu que le biographe de saint Bernard de Tyron désigne sous le nom de Quercus docta, et qui semble être, d'après la tradition, le village actuel de Chesnedé, ou Chiennedé.

FONDATION

La fondation, dans la forêt de Fougères, du couvent ou plutôt de l’ermitage de Saint-François, remonte à l’année 1441, sous le règne du duc Jean V qui avait investi son fils aîné de la propriété de cette forêt.

Celui-ci qui, deux ans plus tard, à la mort de son père, devint le duc François Ier, fit don le 24 janvier 1441 (nouveau style) (Note : Le texte dit 1440 ; mais le millésime ne changeait alors qu’à Pâques) à quelques religieux de l'Ordre de Saint-François d'Assise dont le frère Guillaume Vaurouillon, bachelier en théologie, et le Frère Jacques des Lieux, maître en théologie, de trois journaux de terre en la forêt, au lieu appelé le « Pas au meunier », et il leur permit d’y établir un « hermitage » afin d’y « user et finir leurs jours » pour le salut de leur âme (Réformation de la forêt de Fougères de 1664, page 36 - Bibliothèque de Fougères).

Jean V confirma la donation le 29 janvier suivant (BLANCHARD, Mandements de Jean V, tome V, p. 2. — Et : Réformation de la forêt de Fougères de 1664, p. 36) ; approuvée par l’évêque le 8 février 1441, elle fut à nouveau confirmée par le donateur, devenu duc, le 15 février 1444 (n.s.) ; de plus, à la demande du frère Vaurouillon (ou Baurouillon, ou Vauroulon) et de ses frères, le duc François Ier, « féru de très-singulière et fervente dévotion... au bon saint, monseigneur saint François, leur donna congé de bâtir une petite chapelle, et pour ce faire, de prendre du bois dans la forêt (Lettre conservée aux Archives de la Loire-Inférieure, dont copie aux Archives d’Ille-et-Vilaine, fonds de la Borderie F 562) ».

Ce n’est que plus tard (3 juin 1494) que par Lettres patentes du roi Charles VIII, l’autorisation fut accordée de transformer l'hermitage en « Couvent » [Bref état... (Inventaire des titres de Saint-François), Archives d’Ille-et-Vilaine, Q 289. — Le chartrier contenait des bulles pontificales relatives à cette transformation).

Je crois qu’il faut entendre par là qu’à cette époque seulement de 1494 fut constituée une maison régulièrement organisée selon les règles franciscaines, avec un enclos, pourvue d’une certaine autonomie, et capable par exemple de former des novices et d’admettre à la profession.

Un inventaire des titres de Saint-François établi à l’époque de la Révolution, après avoir mentionné la Lettre patente du « roi Charles » du 3 juin 1494, mentionne une autre Lettre du « roi Charles », donnée le 20 mai 1549, portant permission de tirer de la pierre pour établir la clôture du couvent. Il y a là évidemment de la part de l’auteur de l'Inventaire, une erreur ou de date ou de nom ; car en 1549 le roi était Henri II. Aussi M. Maupillé (Notice sur les cantons de Fougères, p. 82 – Société Archéologique d’Ille-et-Vilaine, t. VIII), suivant du reste en cela le texte de la réformation de la forêt de Fougères (P. 38), attribue-t-il ce prince la Lettre patente en question. — Cependant, en présence de cette expression : « du roi Charles » on peut se demander si ce n’est pas la date qui est fautive, plutôt que le nom du roi, et s’il ne faudrait pas lire par exemple 1495. — Je me contente de poser la question, tout en remarquant qu’on aurait attendu bien tard pour construire en 1549 la clôture d’un couvent organisé en 1494. Il est vrai qu’il ne s’agissait que de « parachever » la « muraille de la clouaison », comme elle avait été « devisée et encommencée ».

On peut supposer que les disciples de saint François d'Assise, ainsi venus dans la forêt de Fougères, étaient un essaim du Couvent des Cordeliers existant à Rennes depuis le XIIIème siècle.

Ces religieux étaient appelés indifféremment Cordeliers, Frères mineurs ou Franciscains. Leur Ordre remontait à 1209.

Cet ordre était destiné à se diviser en plusieurs branches ; les Récollets et les Capucins sont des franciscains.

A l’époque où commence l’établissement de la forêt de Fougères, ni les Récollets ni les Capucins n’existaient encore ; ces derniers ne datent que de 1528, et les Récollets, institués en 1490, ne s’introduisirent en France qu’au XVIème siècle (Les Récollets eurent un couvent à Fougères, au faubourg Roger, à partir de 1607).

Mais déjà la division s’était manifestée chez les Franciscains ; dès le XIVème siècle on distingua les « Conventuels » qui avaient mitigé leur règle, des « Observantins » qui la maintinrent, au moins en partie, car bientôt on connut la « petite » et la « grande observance » qui différaient par le degré de fidélité aux règles primitives.

Dans quelle catégorie faut-il ranger les moines de Saint-François de la forêt de Fougères ?
On les voit dans l’inventaire de leurs titres s’intituler « Cordeliers » [Note : Cependant à une date relativement récente (1733), ils s’intitulent dans l’« Inventaire » : « Frères mineurs de l’observance » et l'Acte de Réformation de la forêt de 1664, énumérant les pièces produites par les religieux à l’appui de leurs droits, parle, à propos de la confirmation de Jean V, du « Couvent de l'Observantion de saint François », et signale les suppliques (de 1559 et 1560) des « orateurs frères mineurs de l’observance de Monsieur Saint François de la forest de Fougères ». — Mais le plus souvent ce document parle des « Cordeliers »]. C’était le nom donné en France aux Frères mineurs qui eurent en Bretagne des couvents à Quimper (fondé en 1230) ; à Rennes (entre 1230 et 1242) ; à Nantes (en 1250) ; à Vannes (en 1260) ; à Dinan (en 1261) ; à Guingamp (en 1283) ; à Bourgneuf (en 1332) ; à Landéan (en 1441) ; à Saint-Brieuc (en 1642).

Ces neuf couvents appartenaient à la « Custodie » de Bretagne [Note : En 1239 les couvents de Nantes et de Bourgneuf furent attachés à la « Custodie de Nantes » en compagnie de cinq couvents observantins. R. P. Antoine DE SERENT, Essai de géographie des établissements de l'Ordre de saint François en Bretagne. Bulletin historique et philologique du Comité des travaux historiques (1909)]. L’ordre avait été réparti en 1517 par Léon X en deux « familles » : la famille cismontaine et la famille ultramontaine ; celle-ci comprenait la France. Elle était divisée en plusieurs « provinces » qui se subdivisaient en « Custodies ». La province de Touraine, constituée en 1239, comptait cinq Custodies dont la « Custodie de Bretagne ».

Le « Custode » était un dignitaire placé près du « Provincial ».

Le Supérieur du Couvent prenait le nom de « Gardien » ; le second Supérieur, en l’absence du Gardien prenait le nom de « Vicaire ».

Le « Discret » était un religieux désigné par ses confrères pour accompagner le Gardien au chapitre provincial.

Les Frères mineurs « observants » de Bretagne obtinrent en 1484 leur autonomie complète ; en 1517 ils furent érigés en province régulière sous le. nom de saint Yves ; on l’appela aussi la « province sainte » à cause de la vertu éclatante de ses religieux. Ils possédaient plusieurs couvents en Bretagne.

La première réforme des Cordeliers remonte au XIVème siècle. Une seconde réforme eut lieu au début du XVIIème siècle (Abbé PONDAVEN, archiviste de l’évêché de Quimper - Mémoires de l'Association bretonne, t. 35, p. 41-43).


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MessageSujet: Re: AUTRE PATRIMOINE DE FOUGERES   Mar 24 Fév - 1:01

une maison appelée le Tribunal Révolutionnaire (1710), situé au n° 16 de la place du Marchix. Elle a contenu l'hôtellerie du Sycomore ;

la chapelle de Pinoche, située au faubourg du Marchix ;

la maison de l'abbé Poussinière (1543), située au n° 20 de la rue du Rançon ;

l'ancienne chapelle Saint-Mathurin, située rue de Savigny et aujourd'hui disparue ;

l'hôtel de la Fontaine (XVIème siècle), situé rue de Pinterie ;

la maison Raoul Sarcel (XVIème siècle), située rue de Pinterie ;

l'hôtel Malherbe ou Maison des Piliers, situé rue Pinterie. Propriété successive des familles Lasne (au XVème siècle), Champion, du Tiercent (au XVIème siècle), le Mercier (au XVIIème siècle) ;

l'hôtel de Maure de Landal (1540), situé rue Pinterie. Propriété de la famille Beauregard au XVIIIème siècle

l'auberge de l'Ecu, située rue Pinterie. Elle a été incendiée en 1734

l'ancienne hôtellerie de l'Etoile d'or, située rue Pinterie ;

la maison (XVIIIème siècle) située au n° 8 de la rue Nationale ;

la Maison de la Cour du Louvre, où se trouve le Journal de Fougères, est citée dès 1723 ;

les Maisons de la Grande et de la Petite Harpe, situées rue de la Forêt ;

les Hôtelleries du Grand et du Petit Cheval-Blanc, situées rue de la Forêt et mentionnées dès 1589 ;

l'ancienne Hôtellerie de Saint-François, située rue de la Forêt et incendiée en 1788 ;

l'ancienne Hôtellerie de la Diligence, située rue de la Forêt ;

le manoir du Bourg-Roger, situé rue de la Forêt et détruit pendant la Ligue ;

l'hôtellerie de la Croix-Blanche,
située rue de la Caserne et citée dès 1765 ;

l'hôtellerie Saint-Pierre, située rue de la Caserne ;

l'ancien manoir de Bonabry, situé rue Kléber et qui a donné son nom à une église paroissiale moderne. Ce manoir possédait jadis une chapelle privée et un colombier. Il relevait de la baronnie de Fougères. Propriété successive des familles Guillou sieurs de la Motte-Anger (en 1474), de la Houllière (en 1500), du Chastellier (au milieu du XVIème siècle), Becdelièvre seigneurs du Bouëxic (vers 1578), de Malenoë, de Julienne du Chastellier, épouse de Bertrand Du Guesclin seigneur de la Roberie (avant 1602), de Bonnefosse (en 1617), le Jeune sieurs de la Tendraye (en 1634), des Nos (vers 1662), des Ursulines de Fougères, de Charles le Verrier sieur de Brémorin, veuf de Jeanne des Nos (vers 1685). Il est encore dans cette famille en 1757 ;

l'ancienne hôtellerie de Saint-Louis, située rue Saint-Louis et encore visible au XVIIIème siècle ;

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MessageSujet: Re: AUTRE PATRIMOINE DE FOUGERES   Mar 24 Fév - 1:11

l'ancienne Maladrerie de la Madeleine, située route de Beaucé. Elle est fondée à la fin du XIIème siècle par Raoul II de Fougères. Sa chapelle primitive est remplacée par une nouvelle que Marc Gérault, administrateur de la léproserie, fait édifier en 1541 sur les ruines de la précédente. Elle est réunie au XVIIème siècle à l'hôpital Saint-Nicolas ;

Note : La maladrerie de Fougères, destinée à recevoir les malheureux atteints de la lèpre, fut fondée par le baron Raoul II vers la fin du XIIème siècle ; il l'établit à une petite distance de la ville, sur le chemin d'Igné, au lieu qui porte encore aujourd'hui le nom de la Magdeleine. La terre de la Magdeleine, sur laquelle est bâtie la chapelle actuelle de ce nom, fut affectée à la dotation et à l'entretien de cet asile, auquel les seigneurs de Fougères donnèrent aussi le devoir de coutume ainsi que le droit de foire au jour de Sainte-Magdeleine, et enfin un droit d'usage dans leur forêt, consistant en 40 charretées de bois de chauffage chaque année. Cette léproserie fut d'abord desservie, semble-t-il, par les Chevaliers-Hospitaliers de Saint-Lazare, mais ceux-ci l'abandonnèrent de bonne heure.

Ils furent remplacés par un prêtre, qui prit le nom de gouverneur et plus tard celui d'administrateur. Ce dernier était depuis le milieu du XIVème siècle nommé alternativement par le seigneur de Fougères et par les bourgeois de cette ville. Le premier de ces administrateurs dont le nom nous est parvenu fut Martin de la Couarde, qui vivait en 1346 ; le dernier fut Marc Girault, qui construisit la chapelle actuelle de la Magdeleine en 1541. Voici la Déclaration des biens de ce bénéfice que fit au roi, le 14 mai 1540, ce même Marc Girault : « Les lieu et domaines de la Magdeleine, situés ès paroisses de Sainct Léonard de Fougères et de Lescousse, auquel lieu y a chapelle, maeson pour les pouvres lépreux et autres maesons de demeure », jardins, prés, champs, contenant le tout 43 journaux de terre, sis proche la rivière de Couasnon ;
— le fief du bourg Saint-Léonard, à Fougères,
— le fief de la Pissotière, en Laignelet,
— 10 mines de froment dues par le seigneur de Fougères,
— « les coutumes sur les bestes et marchandises à la foire qui se tient audit lieu en la feste de saincte Magdeleine »,
— 40 charretées de bois dans la forêt de Fougères « pour le chauffage dudit administrateur et pour celuy des pouvres lépreux qui affluent chacun jour à ladicte maladrerie, et aussi pour le métayer demeurant audit lieu de la Magdeleine »,
— le râtelage des foins des Prés-au-Duc, appartenant à la seigneurie de Fougères, « lequel foing est pour donner aux chevaux des pouvres mallades et lépreux de ladite maladrerie » (Archives départementales de la Loire-Inférieure).

En conséquence de l'édit royal de 1560, la léproserie de Sainte-Magdeleine fut unie à l'hôpital Saint-Nicolas, mais la chapelle continua  d'être desservie par un chapelain particulier ; elle était, en effet, fondée de deux messes par semaine, l'une le dimanche et l'autre le vendredi. En 1674, les Chevaliers de l'Ordre de Notre-Dame-du-Mont-Carmel et de Saint-Lazare réclamèrent à l'Hôtel-Dieu de Fougères la terre de la Magdeleine, comme leur appartenant à titre de léproserie.

L'affaire fut portée devant la Cour de l'Arsenal, à Paris, et soutenue par les administrateurs de l'hospice. La Cour prononça en faveur des Chevaliers, mais l'administration obtint leur désistement moyennant une rente de 150 livres qu'elle les autorisa à prendre sur la terre de l'Aumônerie et l'affranchissement qu'elle leur accorda de toutes les fondations qui étaient attachées à la possession de la Magdeleine (M. Maupillé, Histoire ms. de la paroisse de Saint-Léonard de Fougères).

La chapelle de la Magdeleine est encore debout à la fin du XIXème siècle, quoique abandonnée ; on y remarque une porte en accolade et des fenêtres flamboyantes qui rappellent l'époque de sa reconstruction, c'est-à-dire le XVIème siècle (abbé Guillotin de Corson).



l'ancien manoir des Orières, situé route de Beaucé. Propriété de Guillemette du Crespy veuve de Thomas Boucel (en 1412), puis des familles Poytine (en 1463), Fétuel (vers 1510), le Mercerel seigneurs de Châteloger (en 1580), de la Villegontier (à la fin du XVIème siècle), Reste (en 1660, en 1765), Chauvin (en 1786) ;

l'ancien manoir des Landronnières, situé route de Beaucé. Propriété successive des familles Balvais (en 1414), Collet (en 1455), le Lièvre seigneurs de la Villeguérin (en 1680), Porée du Parc seigneurs de Chaudeboeuf (en 1740) ;

l'ancien Lazaret de la Santé, situé route de Laval. Le Champ surnommé "Champ de la Santé" renfermait la Chapelle Saint-Jean-d'Iné, qui avait été donnée par Henri de Fougères à l'Abbaye de Savigny (Manche) en 1124. Elle était affectée au Lazaret en 1635 et se trouvait déjà en ruines au XVIIIème siècle. On y trouve aussi à proximité le cimetière de la Madeleine qui servit pendant la Révolution et l'Empire ;

Note : L'asile que nous désignons sous ce nom ne nous est connu que par la mention qui en est faite dans quelques actes des XVIème et XVIIème siècles. Il était situé dans un champ qui porte encore aujourd'hui le nom de champ de la Santé, à environ six cents mètres de la ville, sur la route de Laval. Il servit à recueillir les malheureuses victimes de la peste en 1562 et en 1635, remplaçant ainsi la Magdeleine, dont les bâtiments, sauf la chapelle, étaient probablement en ruines à cette époque. Ce lazaret dépendait de l'Hôtel-Dieu et nous ignorons l'époque de sa destruction. Quelques ruines, que l'on voyait encore en 1777, ont entièrement disparu, et le sol ne présente plus aucun indice qui puisse servir à faire reconnaître la place qu'il occupait (M. Maupillé, Histoire de Fougères, p. 167, 181). Dans ce même champ de la Santé se trouvait aussi l'antique chapelle de Saint-Jean d'Igné, ruinée au XVIIIème siècle ; elle était affectée en 1635 aux exercices religieux du lazaret (abbé Guillotin de Corson) ;


l'ancien manoir de la Chattière, situé route de Laval. Propriété successive des familles Labbé (en 1414 et en 1432), Pioger, de Verdun (en 1539 et en 1559), le Jariel, Eschart sieurs de la Verronnaye (vers 1579), Baston sieurs de la Boissardière (à la fin du XVIème siècle), Pelet sieurs de Bertelon (vers 1617), Breget sieurs du Breil (en 1692), Tréhu sieurs de Monthierry (en 1758), d'Olive-Françoise Jallobert ;






SOURCES : infobretagne.com
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