DOMAINE DE LANAELLE

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 EGLISE SAINT - LEONARD

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Lanaelle
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MessageSujet: EGLISE SAINT - LEONARD   Lun 23 Fév - 11:31











SOURCES : infobretagne.com


Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Mar 24 Fév - 2:10, édité 2 fois
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Lanaelle
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MessageSujet: Re: EGLISE SAINT - LEONARD   Lun 23 Fév - 11:36

l'église Saint-Léonard (XIXème siècle), paroisse de la Ville-Close (ou du Bourg-Neuf). Elle renferme trois nefs des XVème et XVIème siècles. L'église primitive est fondée au XI-XIIème siècle par les religieux de Pont-Le-Voy (ou Pontlevoy) en Loir-et-Cher, lésés par la cession de l'église Saint-Nicolas à l'abbaye de Marmoutier, et pour l'usage des habitants du Bourg-Neuf.

Elle se composait primitivement à l'origine d'une simple nef à laquelle on ajouta du côté nord, à la fin du XIIème siècle une chapelle. Une église nouvelle est commencée vers 1380 : ses chapelles datent du XVème et du XVIème siècles, le chœur a été achevé en 1585. La construction du clocher est achevée en 1675.

Cette église est agrandie, remaniée et désorientée de 1860 à 1880. L'église actuelle comprend une nef sans transept, accostée d'anciennes chapelles latérales transformées en bas-côtés. Sa face sud et sa face nord datent du XVème siècle. La tour, à l'angle nord-est, date de 1635-1637 : elle est édifiée sur une base du XIIème siècle et sommée d'une galerie et d'un toit en dôme.

Une arcade en arc brisé reliait jusqu'en 1676 l'angle sud-est de l'église à l'Hôtel de Ville. Un ossuaire, situé à l'ouest, a été supprimé en 1777. La nef, datée du XIVème siècle, a été refaite de 1864 à 1869.

On remarque les débris d'une verrière datée de 1540 qui ornait l'ancien chevet de l'église et figurait l'Entrée de Jésus-Christ à Jérusalem. L'ancien chœur renfermait du côté nord un enfeu appartenant aux seigneurs de la Chesnaye en Parigné. La première travée au nord-est (chapelle sous la tour) date du XIIème siècle.

La deuxième travée date de 1429. Les autres travées sont du XVIème siècle. Un des piliers de la quatrième travée présente les armes de la famille le Limonnier : on y voit quatre pierres tombales de cette famille. La sixième travée portait autrefois les armes des familles le Covaisier et des Nos et abritait leurs tombeaux.

La première travée au sud-est (en face de la tour) est l'ancienne sacristie : on a encastré dans son mur la pierre tombale de François Harpin, seigneur de Marigny et président au Parlement de Bretagne, décédé en 1607. La deuxième travée date de 1407 : elle renferme trois pierres tombales de la famille Pelet.

La troisième travée est du XVème siècle. La quatrième travée date de 1491 : elle possédait jadis une vitre, appelée jusqu'au XVIIème siècle Fenêtre des Sept Vertus, aux armes des seigneurs de Chaudeboeuf en Saint-Sauveur-des-Landes. Les travées suivantes datent du XVème siècles.

L'église Saint-Léonard renfermait jadis plusieurs autres pierres tombales : on voyait dans le chœur l'enfeu de la famille Frain seigneurs de la Villegontier en Parigné, dans la nef les tombes de la famille Guérin seigneurs de la Grasserie en Louvigné-du-Désert, et dans les chapelles les tombes des familles Lasne seigneurs de la Bastardière en la Bazouges-du-Désert, Baston seigneurs de la Riboisière, le Corvaisier.

L'église possédait aussi deux enfeus aux armes des seigneurs de Bonabry. On conserve aussi au bas de l'église cinq tableaux d'Eugène Dévéria et un d'Achille Dévériays (ou Dévéria). La chaire date de 1716 : elle est l'œuvre du sculpteur Samson de Vitré. Les Etats de Bretagne siégent à Saint-Léonard en 1653.

L'église est transformée en Temple de la Raison en 1794, et en grenier à foin en 1796. La partie du jardin public qui s'étend au sud de l'église était le cimetière paroissial jusqu'en 1777. Certains vitraux (la majorité des vitraux ayant été détruits par les bombardements de 1944) datent du XII-XVIème siècle.

Dans la verrière de la chapelle des fonts, on a réemployé un médaillon représentant deux scènes de la vie de saint Benoît, provenant des verrières exécutées à l'abbaye de Saint-Denis, près de Paris, pour l'abbé Suger, entre 1140 et 1144. L'Autel et le retable datent du XIXème siècle.



Note : Voici ce que dit le Pouillé de Rennes :  Vers la fin du XIème siècle, les Bénédictins de Pontlevoy construisirent l'église de Saint-Léonard ; c'était, semble-t-il, une simple nef à laquelle on ajouta un peu plus tard une chapelle existant encore et formant la base de la tour. « Cette chapelle offre, en effet, tous les caractères de l'architecture de la fin du XIIème siècle, dit M. Maupillé, et tout porte à croire qu'elle appartenait à l'église primitive ».

L'édifice actuel fut commencé vers 1380, et en 1404 on édifia les premières chapelles des collatéraux de la grande nef. En 1407, Mgr de Chantemerle vint consacrer, au mois de mai, la chapelle Saint-Jacques ou des Agonisants ; en 1429 fut bénite la chapelle de la Sainte-Vierge. Mais les travaux allaient lentement, et les trois nefs n'étaient pas encore achevées en 1491 ; il est probable qu'elles ne le furent qu'après 1540, et encore la façade ne semble-t-elle pas avoir jamais été finie ; quant à la tour, elle ne fut terminée qu'en 1637 (M. Maupillé, Histoire de Fougères et Notes ms.).

Comme à Saint-Sulpice, on plaça de belles verrières dans les fenêtres flamboyantes de Saint-Léonard ; on y remarquait, entre autres, celle représentant l'entrée de Notre-Seigneur à Jérusalem, datée de 1540. Beaucoup de familles distinguées avaient leurs tombeaux à Saint-Léonard, et les dalles tumulaires y sont encore nombreuses. Dans le choeur étaient deux enfeus : du côté de l'évangile celui des Frain de la Villegontier, concédé par la fabrique en 1674, et du côté de l'épître celui des Harpin de Marigny, accordé par le roi dès 1578. Robert Lasne, sieur de la Bastardière, ayant fondé au XVème siècle la chapelle de la Sainte-Vierge, ses descendants y avaient un enfeu ; Georges de Gaulay, seigneur du Boisguy, fut maintenu en 1683 en possession de cet enfeu comme héritier du fondateur. — La chapelle de Notre-Dame des Agonisants, appelée primitivement Saint-Jacques, puis la Trinité, fut fondée en 1407 par Colin Paël, et ses héritiers, les Pelet et les Baston de la Boisardière, y mirent leurs tombeaux. — La famille Le Limonnier fonda la chapelle Saint-Michel et y obtint un banc et un enfeu en 1540. — La chapelle des Saints-Anges, terminée par la famille Le Corvaisier, renfermait les tombes de plusieurs de ses membres. — Enfin, dans la nef même étaient trois pierres tombales des XVIème et XVIIème siècles, appartenant aux Guérin de la Grasserie (M. Maupillé, Registre paroissial ms. de Saint-Léonard). C'est par erreur qu'on a indiqué l'existence d'une collégiale à Saint-Léonard ; il y avait dans cette église, comme à Saint-Sulpice, une simple réunion de sept chapelains, qui se disaient « chapelains royaux », parce que le roi présentait le recteur de la paroisse, et qui desservaient la confrérie du Saint-Esprit et du Saint-Sacrement.

Cette confrérie, mentionnée dès 1393, avait en 1458 191 livres de rente. En 1599, l'évêque permit à ces chapelains de porter un chaperon l'hiver et un simple bourrelet par dessus leur surplis l'été ; ils chantaient la messe et les vêpres chaque jour et avaient leurs officiers particuliers ; mais leurs prétentions devinrent exorbitantes, et en 1733 Mgr de Vauréal leur enleva toute distinction et les déclara simples obitiers  (M. Maupillé, Registre paroissial ms. de Saint-Léonard). Les autres confréries établies à Saint-Léonard étaient celles de Saint-Jean-Baptiste, instituée dès 1413, — de Saint-Roch, érigée en 1635, — du port du Saint-Sacrement, fondée en 1645, — de Notre-Dame-de-Pitié ou des Agonisants, instituée par Alexandre VII en 1667, — de Saint-Sébastien, mention¬née en 1622, — et de Sainte-Anne, érigée en 1721 par Innocent XIII. L'évêque supprima en outre, en 1731, les confréries suivantes : Saint-Barthélemy (confrérie des bouchers), existant dès le XVème siècle, — Saint-Crépin et Saint-Crépinien (des cordonniers), érigée en 1575, — la Sainte-Trinité (des tailleurs), existant dès 1580, — la Transfiguration de Notre-Seigneur (des tisserands), fondée en 1607, — Sainte-Anne (des menuisiers), établie en 1645, — Saint-Yves (des juges et avocats), dont les statuts étaient de 1657, — Saint-Côme et Saint-Damien (des médecins), dont l'origine restait inconnue (M. Maupillé, Registre paroissial ms. de Saint-Léonard).

De nos jours, l'église Saint-Léonard a été complètement remaniée et agrandie ; mais on l'a malheureusement désorientée. Le chevet droit du choeur, avec son immense fenêtre flamboyante et sa splendide verrière, se trouve présentement à l'Ouest ; à l'opposé s'élève, au bas des nefs, un fort beau portail moderne dans le style du XVème siècle, que nous regrettons vivement de ne pouvoir décrire ici.

L'édifice forme à l'intérieur un vaste rectangle divisé en trois nefs par deux rangées de colonnes ; on y admire le maître-autel, somptueux assemblage de marbres précieux, de cuivres dorés et de superbes émaux, construit dans le style ogival et récemment placé. D'ailleurs, on ne peut que louer d'une façon générale la restauration de ce monument, faite avec beaucoup de goût et d'entente.
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MessageSujet: Re: EGLISE SAINT - LEONARD   Lun 23 Fév - 12:05



Dès la fin du XIème siècle, avant que la paroisse de Saint-Léonard fût érigée, la ville de Fougères possédait un édifice religieux sur la plate-forme que couronne aujourd'hui notre principale église.

Cet édifice, qui était dans des proportions bien moindres que l'église actuelle, n'occupait pas non plus exactement la même place : le mur de son enceinte méridionale était un peu plus avancé vers le sud, et son axe, légèrement incliné vers le nord-est, tendait à former, avec le plan de la nouvelle église, un angle aigu dont le sommet se trouverait dans la direction de l'est. Du reste, les travaux entrepris en 1777, pour l'abaissement et le nivellement du cimetière, ont mis à découvert toute la partie des fondations qui n'a pas été comprise dans la nouvelle enceinte, et il suffit de jeter un coup-d'oeil sur cette muraille, que l'on remarque à fleur du sol, à quelques pas du mur méridional de l'église, pour se faire une idée de la position et des dimensions de cet édifice, que nous croyons avoir été achevé l'an 1100 [Note : Notre opinion repose sur une date grossièrement exprimée en chiffres romains, et que nous avons trouvée gravée sur une pierre placée en oeuvre, dans la construction de l'église actuelle. Les matériaux provenant de la démolition du premier édifice ayant été employés à la construction des deux autres qui l'ont remplacé, nous ne pensons pas que l'on puisse attribuer un autre sens à cette date que la commémoration de l'achèvement de ce premier édifice].

Plus tard, on le remplaça par une autre église, élevée à la place qu'occupe aujourd'hui la nef principale. C'était, comme la première, une simple nef sans chapelles ni bas-côtés, et dont le prolongement vers l'ouest était bien moins considérable que ne l'est celui de l'église actuelle. Quelques pans des murs latéraux du choeur, qui appartiennent à cette seconde construction, nous permettent, à défaut de date précise, de déterminer la fin du XIIIème ou le commencement du XIVème siècle comme l'époque de sa fondation.

Enfin, en 1404, la ville ayant pris un accroissement considérable, et l'église étant devenue insuffisante pour contenir les nombreux habitants de la paroisse, on songea une troisième fois à en bâtir une nouvelle qui fût plus en rapport avec la population de la ville.

Les travaux, commencés en 1405, furent poussés avec tant d'activité, qu'en 1407 l'on put bénir la chapelle des Agonisants, qui fut consacrée sous l'invocation de saint Jacques, apôtre. La cérémonie eut lieu au mois de mai, et le consécrateur fut Monseigneur Anselme de Cantemerle, évêque de Rennes.

Cependant l'église ne fut totalement achevée qu'en 1444. Elle avait, dès cette époque, la disposition que nous lui voyons encore en 1846, sauf deux petits autels consacrés, l'un à Notre-Dame-de-Bon-Secours, l'autre aux saints Anges, qui étaient appuyés aux deux premiers piliers qui séparent la nef principale des nefs latérales, et un troisième autel, consacré à saint Michel, qui se trouvait un peu au dessous de la porte mortuaire actuelle.
Ces autels, et l'église même tout entière, étaient dus à la munificence de quelques habitants de la paroisse, et ses registres nous ont transmis, avec le témoignage de la reconnaissance des contemporains, les noms d'Adrien Paël, fondateur de la chapelle des Agonisants (1407) ; de Michel Lasne, fondateur de la chapelle de la Sainte-Vierge (1429) ; do Julien-Marc Girault ; Michel le Limonnier de la Marche ; Henri Champion de la Chesnardière ; Henri Corvaisier de la Cour-Gelée, et enfin de Rolland Lasne, sieur de Lasnerie, en Saint-Ouen-des-Alleux, qui est regardé comme le principal fondateur.
L'église, telle qu'elle était à cette époque, s'avançait jusqu'au parapet du mur qui borde la rue, et se réunissait à l'hôtel-de-ville par un autre mur, au milieu duquel on avait pratiqué une porte dont on voit encore les culées de la voûte attenant au pignon de l'hôtel-de-ville. Mais cette disposition ne permettant pas aux processions de faire le tour de l'église, on prit le parti de détruire ce mur et de reculer le choeur de manière à laisser un passage, ce qui fut exécuté en 1586.

La tour restait encore à bâtir. Plusieurs générations passèrent avec le désir de voir mettre la dernière main à l'oeuvre de nos pères ; mais nous ignorons quel concours de circonstances en suspendit la réalisation jusqu'au XVIIème siècle. Les travaux, interrompus pendant la peste, ne furent terminés qu'en 1637. — L'église de Saint-Léonard n'était, dans le principe, qu'une collégiale bâtie sur le territoire de la paroisse de Saint-Pierre ou de Saint-Jean d'Iné, dont elle dépendait. Mais ces deux petites églises, éloignées du centre de la population qui s'agglomérait dans l'enceinte de la ville naissante, ne devaient pas conserver longtemps une juridiction qui ne reposait que sur une priorité de fondation, et qui pouvait leur être ravie par un simple acte de l'autorité compétente.

Aussi, dès l'an 1144, vit-on le pape Lucius, à la sollicitation des seigneurs de Fougères, supprimer les deux petites paroisses de Saint-Jean et de Saint-Pierre d'Iné, et les réunir à celle de Saint-Léonard, qu'il venait d'ériger, en la substituant à tous les droits et à toutes les charges de ses deux devancières.

L'abbé de Pontlevoy, au diocèse de Blois, à qui Auffroy, seigneur de Fougères, avait donné, vers 1030, les dîmes de ces deux paroisses, avec le droit de présentation à la cure, devint par là le présentateur de la cure et le décimateur de la nouvelle paroisse.

En 1243, il abandonna une partie de ses droits, tous ceux qu'exerçait le prieur d'Iné, tels que la présentation à la cure et le revenu des oblations, à l'Aumônerie (hospice Saint-Nicolas), pour le soulagement des pauvres et la subsistance des clercs qui y étaient attachés.

Les seigneurs de Fougères ne tardèrent pas, en leur qualité de fondateurs et d'administrateurs de l'Aumônerie, à s'emparer de la concession de l'abbé de Pontlevoy ; et, soit qu'ils aient racheté ce droit ou qu'ils prétendissent l'exercer de leur propre autorité, nous voyons, vers 1260, Hugues de Lusignan s'arroger la présentation du curé ; et depuis, tous ses successeurs, ducs de Bretagne ou rois de France, jusqu'en 1790, n'ont pas manqué de suivre son exemple. C'est en raison de cette présentation par le roi que l'église de Saint-Léonard prenait le titre pompeux de la Royale.

Cependant l'abbé de Pontlevoy s'était réservé pour lui-même les dîmes de la paroisse, et la quotité qu'il abandonna au curé étant indéterminée, varia selon les temps.

En 1562, le curé de Saint-Léonard, informé que l'abbaye de Pontlevoy avait été brûlée par les huguenots, et supposant que les archives avaient été détruites dans l'incendie, voulut s'affranchir d'une dépendance qui lui était aussi pénible qu'onéreuse Il s'attribua en conséquence les dîmes de la paroisse, et refusa d'en tenir compte à l'abbé ; mais, dans la prévision d'une guerre, celui-ci avait fait transporter les archives de son abbaye au château d'Amboise, et il lui fut facile de justifier de ses droits. Néanmoins l'affaire fut portée au Parlement, et soutenue par quatre curés successifs jusqu'en 1575, qu'une sentence les débouta de leur demande.

Deux ans après, en 1577, un accord entre les religieux et le recteur régla le partage des dîmes moitié par moitié. Avant cette époque, le recteur ne recevait que le tiers. En 1611, les religieux concédèrent encore au recteur les dîmes de Lécousse, qu'Henri Ier avait données en 1140 à Pontlevoy. Enfin, en 1619, ils lui confirmèrent tous les droits qu'avaient exercés ses prédécesseurs, et moyennant une somme qu'ils s'engagèrent à lui payer chaque année, ils obtinrent de lui qu'il ne percevrait aucune redevance en nature. Cette somme fut d'abord fixée à 400 livres (1625) ; mais la déclaration du roi, du mois de mai 1768, ayant porté à 500 livres les portions congrues des recteurs, les religieux accordèrent cette somme à celui de Saint-Léonard, qui l'a touchée jusqu'à l'époque de la révolution.

L'église de Saint-Léonard, érigée en paroisse, conserva néanmoins sa collégiale ; et la qualité de recteur ne donnait pas nécessairement celle de chapelain, ou membre de cette collégiale : il s'est même présenté deux cas, l'un en 1626, l'autre en 1642, où les recteurs n'ont pu parvenir à cette dignité qu'après de longs débats, dans lesquels l'autorité ecclésiastique fut obligée d'intervenir.

Le nombre des chapelains était de sept. Leur présentation appartenait au collège et aux prévôts, leur nomination au roi : d'où ils prenaient le titre de chapelains royaux.
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MessageSujet: Re: EGLISE SAINT - LEONARD   Lun 23 Fév - 12:08

Une condition essentielle pour obtenir cette dignité était d'être natif de la paroisse, et l'on ne cite qu'une seule exception à cette règle.

Chaque chapelain avait pour titre et provision de sa dignité une des chapelles de la paroisse, au service de laquelle il était plus spécialement attaché.

Leurs revenus consistaient dans la perception des droits appartenant à ces différentes chapellenies, et dans des rentes en argent et en denrées [Note : A la fin du XVIIème siècle, ils pouvaient s'élever à 3.000 livres].

Pour leur éviter les nombreuses distractions dans lesquelles les aurait nécessairement entraînés la gestion de leurs affaires temporelles, l'administration en était confiée à trois prévôts laïques, qui étaient d'abord nommés par le seigneur de Fougères, puis, en dernier lieu, par le conseil général de la paroisse : ils devaient être choisis parmi les principaux bourgeois de la ville.

Ces chapelains formaient un clergé tout-à-fait différent de celui de la paroisse, à peu près comme les chanoines dans les églises cathédrales, qui sont en même temps églises paroissiales ; ainsi, ils avaient pour leur service un personnel particulier de gens à gages, tels que bedeaux, sacristains, chantres, choristes, etc., qui ne dépendaient en rien du recteur.

En 1642, M. de la Motte Houdancourt, évêque de Rennes, leur accorda la préséance sur le clergé de la paroisse, moins le recteur.

Les principales obligations des chapelains consistaient dans l'assistance à la grand'messe, aux vêpres et matines, qui se chantaient chaque jour dans l'église de Saint-Léonard. Ils portaient, pour marque distinctive, le chaperon ou domino à queue pendant l'hiver, et un petit bourrelet noir par dessus le surplis pendant l'été.

A la suite de longues et nombreuses discussions avec le clergé de la paroisse, M. de Breteuil, évêque de Rennes, supprima, en 1731, les chapelains royaux de Saint-Léonard ; mais son ordonnance ne fut point exécutée, et la révolution seule mit fin à leur existence. Ils habitaient une maison voisine de l'église, que l'on désigne encore aujourd'hui sous le nom de maison des chapelains.

L'église de Saint-Léonard renfermait autrefois un grand nombre de tombeaux, dont les pierres ont été détruites ou effacées en 1783, lorsqu'on refit le pavé. Les seuls qui subsistent en 1846 sont :
1° Devant la chapelle des Agonisants, ceux de Colin Paël, de Michel Pelet et de leurs épouses ;

2° Devant l'autel de la Sainte Vierge, celui de Roland Lasne, sans épitaphe, et avec l'effigie d'un chevalier ;

3° Dans la troisième travée de la nef septentrionale, cinq tombeaux de la famille Le Limonnier.

Cet enfeu lui avait été accordé par lettres-patentes du mois de mars 1571.
4° Enfin, dans l'estrade des fonts, on voit une pierre tombale qui recouvrait le corps d'Henri Corvaisier [Note : Deux familles, celles de la Villegontier et de Marigny, avaient chacune leur enfeu dans le choeur de Saint-Léonard, la première à gauche, la seconde à droite de l'autel. Ce droit d'enfeu avait été accordé à la maison de Marigny par lettres-patentes du roi Henri IV, en 1605, en récompense des services rendus à l'Etat par M. Harpin, seigneur de Marigny, conseiller du roi en tous ses conseils].


La place qui environne l'église servit à la sépulture des habitants de la paroisse jusqu'en 1777. Elle était alors élevée d'environ 1 mètre au dessus de son niveau actuel, et bornée, du côté de la place, par le mur de ville. En 1776, le général de la paroisse ayant afféagé cette partie du rempart, on songea à le faire disparaître. On baissa la place de deux ou trois pieds ; on reprit les fondations de l'église en sous-œuvre, et l'on remplaça le mur de ville par le mur de banquette qui subsiste encore en 1846.

On détruisit également un ossuaire imposant qui s'élevait devant la grande porte de l'église, et dans lequel on recueillait tous les ossements que l'on découvrait en creusant les sépultures (L. Maupillé et A. Bertin, 1846).

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