DOMAINE DE LANAELLE

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 Etymologie et histoire

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Lanaelle
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MessageSujet: Etymologie et histoire    Lun 23 Fév - 2:56

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MessageSujet: Re: Etymologie et histoire    Lun 23 Fév - 2:59




La commune de Fougères (  Felger) est chef lieu de canton. Fougères dépend de l'arrondissement de Fougères, du département d' Ille-et-Vilaine (Bretagne).  








Selon une légende, son nom viendrait de la plante ou de « fou » qui signifie «fossé » (car en Bretagne et en Normandie, un fossé est une terrasse de terre formée des excavations faites de chaque côté de la banquette, et servant de séparation entre deux propriétés).


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MessageSujet: Re: Etymologie et histoire    Lun 23 Fév - 3:02

Fougères tire son nom d'une famille de chevaliers du même nom : le plus célèbre d'entre eux, Raoul II, reconstruit en 1166 le château fort de Fougères, rasé par le roi d'Angleterre Henri II, et en fait un des plus puissants d'Europe.

Fougères doit son origine à son château, édifié vers 1024 par Auffroy, son premier seigneur. Elle se compose de deux villes juxtaposées : la Ville Basse, Vieille Ville ou Bourg Vieil, entourant le château et l'église de Saint-Sulpice, sur la rive droite du ruisseau Nançon. Sur la rive gauche de ce ruisseau, se développent la Ville Neuve, Ville Haute ou Ville Close, avec l'église Saint-Léonard, l'Hôtel de Ville et le Beffroi.

Vers l'an 1000, le duc de Bretagne confie à Menn ou Méen ou Main 1er (prince de la maison des comtes de Rennes) la tâche de défendre cette zone frontalière afin de préserver le duché de Bretagne des incursions Normandes et Françaises. Le premier château en bois est construit à la fin du Xème siècle, au fond du val de la rivière le Nançon, sur un îlot rocheux, protégé des marais. Détruit en 1166 par le roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt, la citadelle est remplacée dès le XIIème siècle par une forteresse en pierre édifiée par Raoul II, baron de Fougères de 1150 à 1194.

La population s'installe au pied de la forteresse et crée rapidement les premières activités artisanales : tannerie, teinturerie, draperie. La forteresse est entourée au cours de l'histoire d'une ceinture de rempart et de tours (11 tours au total) afin d'assurer la sécurité des habitants de la Haute-Ville qui, indépendant militairement, édifient aussi un tribunal et un Hôtel-de-Ville pour se doter d'un pouvoir administratif et judiciaire.

La ville de Fougères renfermait avant la Révolution trois paroisses dont nous allons successivement parler. A noter que nous mentionnons seulement ici la paroisse d'Igné ; les documents qui la concernent sont tellement obscurs que M. Maupillé, qui a étudié plus scrupuleusement que personne l'histoire de Fougères, a d'abord cru à l'existence de deux paroisses de ce nom : Saint-Jean d'Igné, berceau de la paroisse de Lecousse, et Saint-Pierre d'Igné, représentée dans la suite par la paroisse de Saint-Léonard de Fougères (Voir Mélanges historiques sur la ville de Fougères, 29, 31). Plus tard, de nouvelles recherches ont fait le même historien placer non plus à Igné, mais à Saint-Martin-des-Champs, l'église primitive de Lecousse. (Voir Notices historiques sur les Paroisses des cantons de Fougères, 111, 112). Ne reconnaissant même plus alors qu'une paroisse à Igné, celle de Saint-Pierre, M. Maupillé montre qu'elle ne fut formée qu'au XIIème siècle et qu'elle ne dura qu'autant de temps que les religieux de Pontlevoy habitèrent leur prieuré d'Igné ; or, dès 1350 ce prieuré était uni à la mense conventuelle de Pontlevoy. Cette paroisse d'existence éphémère, fut réunie de bonne heure à celle de Saint-Léonard.
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MessageSujet: Re: Etymologie et histoire    Lun 23 Fév - 3:08

1° Paroisse de Saint-Sulpice. — Auffroy, seigneur de Fougères et fondateur de la ville de ce nom, construisit son château et cette ville sur le territoire, semble-t-il, de la paroisse de Lecousse. Il y bâtit tout d'abord, vers l'an 1024, l'église de Notre-Dame, dont il fit une collégiale ; puis comme cette église se trouvait dans l'enceinte même du château, il offrit aux habitants de la ville un autre sanctuaire dédié à saint Sulpice. Cette dernière église fut d'abord desservie par des chapelains, prêtres séculiers ; mais vers 1075, Adélaïde, veuve de Main II, seigneur de Fougères, et Raoul, son fils, ayant fondé le prieuré de la Trinité en faveur de Marmoutiers, donnèrent également à cette abbaye l'église de Saint-Sulpice avec la juridiction paroissiale sur la ville de Fougères telle qu'elle existait alors : « Ecclesiam Sancti Sulpicii cum tota parrochia atque sepultura Castelli Filgerensis » (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 423). Cette donation, approuvée par Main, évêque de Rennes, fut confirmée par ses successeurs, notamment en 1197 par Herbert. Pendant bien des siècles le recteur de Saint-Sulpice fut présenté par l'abbé de Marmoutiers, mais il n'était considéré que comme vicaire perpétuel, le prieur de la Trinité prenant le titre de curé primitif. Ce dernier, par transaction du 1er février 1686, s'engagea à payer au recteur de Saint-Sulpice une pension de 350 livres et une autre de 150 livres pour son vicaire. Le recteur jouissait, en outre, du presbytère et de deux jardins (M. Maupillé, Histoire de Fougères, 155 - Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27). Les Comptes des trésoriers de Saint-Sulpice aux XVème et XVIème siècles sont remplis d'indications précieuses sur les usages du temps : on donnait le vin de communion, en 1410, aux fêtes de Pâques, de l'Ascension, de la Pentecôte et du Sacre (sept pots de vin à cette dernière fête) ; — pendant la longue reconstruction de l'église, on offrait un dîner tous les ans, le jour de l'Ascension, « aux maczons de l'oeupvre » ; — la paroisse se rendait en procession chaque année au couvent de Saint-François, dans la forêt de Fougères ; — à la Pentecôte, on faisait descendre de la voûte un pigeon sur l'autel, pour rappeler la descente du Saint-Esprit sur les apôtres ; — pendant l'octave du Sacre, l'on chantait l'office complet, matines, petites heures, grand'messe et vêpres, chaque jour ; — à la Toussaint, l'église était jonchée de paille à cause des fidèles qui y passaient la nuit ; — à Noël, on jouait dans la nuit, et en l'église même, une « moralité » représentant la Nativité, et l'on couvrait aussi le sol de paille blanche, etc. (Archives paroissiales - Notes ms. de M. Maupillé)


2° Paroisse de Saint-Léonard. — Saint-Sulpice était la paroisse de la ville primitive de Fougères, c'est-à-dire du Bourg-Vieil ; mais lorsque fut construit, à l'opposé du château, ce qu'on appela le Bourg-Neuf, le besoin d'une autre église paroissiale se fit sentir, car ce nouveau quartier était aussi lui dans la paroisse de Lecousse, dont l'église était éloignée. Les seigneurs de Fougères bâtirent donc en ce lieu l'église Saint-Nicolas. Toutefois ce temple ne fut point érigé en église paroissiale. Saint-Nicolas fut d'ailleurs disputé avec acharnement par les chanoines de Notre-Dame et les Bénédictins de Marmoutiers et de Pontlevoy, ce qui ne devait pas lui être favorable. Aussi les religieux de Pontlevoy construisirent-ils tout à côté de Saint-Nicolas une autre église dédiée à saint Léonard et obtinrent-ils de l'ordinaire l'édification de cette dernière en église paroissiale. On ignore l'époque précise de cette édification. « Il est à peu près certain toutefois, dit M. Maupillé, qu'elle eut lieu sous l'épiscopat d'Hamelin, évêque de Rennes, de 1127 à 1141 ; il est même positif qu'elle existait à cette dernière date ». Un siècle plus tard, en 1243, l'abbé de Pontlevoy renonça à son droit de présenter le recteur de Saint-Léonard en faveur du seigneur de Fougères et de ses successeurs. Aussi, dans les derniers siècles, le roi présentait-il ce recteur en sa qualité de baron de Fougères. Le recteur de Saint-Léonard eut d'abord pour revenu une portion des dîmes de la paroisse, le tiers en 1243 et la moitié en 1578 ; mais les religieux de Pontlevoy, qui percevaient le reste des dîmes, finirent par lui retirer cette pension et la remplacèrent par une portion congrue de 400 livres en 1685, et 500 livres en 1768. Quant à la fabrique de Saint-Léonard, elle déclara en 1790 avoir un revenu brut de 3511 livres 16 sols 6 deniers, et 1645 livres 7 sols 3 deniers de charges (Notes ms. de M. Maupillé).


3° Paroisse de Rillé. — Un troisième bourg s'étant formé au XIIème siècle autour de la nouvelle abbaye de Rillé, située au Nord du château de Fougères, les religieux de ce monastère sollicitèrent l'édification d'une paroisse en ce lieu. Au mois d'août 1143, les moines de Pontlevoy, possesseurs de l'église de Lecousse, dans le territoire de laquelle se trouvait encore Rillé, autorisèrent la construction d'une église paroissiale par les chanoines réguliers de Rillé, moyennant une redevance annuelle à l'abbaye de Pontlevoy. A partir de cette époque, l'abbé de Rillé présenta jusqu'à la Révolution le recteur de Rillé ; c'était ordinairement un de ses religieux. Quant à l'étendue de la paroisse de Rillé, elle ne comprenait guère que le faubourg actuel de ce nom. Pour compléter cette physionomie paroissiale de Fougères avant 1789, ajoutons que cette ville, — indépendamment de ses trois paroisses, — relevait, quant à ses faubourgs, de deux paroisses rurales, Lecousse et Laignelet : les faubourgs de l'Echange et de Savigné dépendaient de Lecousse, et une partie du faubourg Roger faisait partie de Laignelet. En 1803 la paroisse de Rillé ne fut pas rétablie et son territoire fut uni à celui de Saint-Sulpice ; plus tard, les portions de Lecousse et de Laignelet, sises à Fougères, furent également unies aux paroisses de cette ville. Celles-ci ne sont donc plus présentement qu'au nombre de deux : Saint-Sulpice et Saint-Léonard, l'une et l'autre chefs-lieux des doyennés portant leurs noms (Pouillé de Rennes).

L'Abbaye de Rillé, qui possédait autrefois un droit de haute justice au bourg avec cep et collier, donne naissance au nord au faubourg de Rillé. Chacune des extrémités du faubourg était fermée par une porte : la porte nord appelée Portail Marie est démolie en 1767. La paroisse de Rillé desservie dans l'église abbatiale est fondée en 1143. Le faubourg de Savigny s'est formé sur le domaine donné au début du XIIème siècle, par les seigneurs de Fougères, à l'Abbaye de Savigny (Manche).


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MessageSujet: Re: Etymologie et histoire    Lun 23 Fév - 3:11

La première famille de Fougères se fond en 1256 dans celle de Lusignan, originaire du Poitou. En 1307, le roi Philippe le Bel confisque la baronnie de Fougères qui ne cesse alors de passer d'une famille à une autre au gré des alliances. La famille des Lusignan sont les seigneurs de Fougères de 1256 à 1324. Pierre II est baron de Fougères de 1442 à 1456. Jusqu'à son rattachement à la France, en 1448, Fougères est la proie des Guerres de Succession. Tour à tour, Anglais et Français s'en emparent.

Les seigneurs bretons se liguèrent contre le duc Conan IV après la cession du comté de Nantes qu'il avait faite à Henri II d'Angleterre, et Henri II vint assiéger Fougères dont il ruina le château en 1166. Reconstruit dès 1173 par Raoul II de Fougères, le château est occupé par une garnison française en 1229, puis repris en 1230 par le duc Pierre de Dreux. Raoul III de Fougères le livre en 1231 au fils aîné de Pierre de Dreux. Bertrand du Guesclin s'en rend maître au nom du roi de France en 1373. François de Surienne, dit l'Aragonais, espagnol au service de l'Angleterre, s'empare par surprise de la ville et du château avec une troupe d'environ 600 hommes, dans la nuit du 23 au 24 mars 1449. Après un siège de 2 mois orchestré par les troupes bretonnes commandées par le prince Pierre frère du duc, les Anglais se rendent et quittent Fougères. Louis de la Trémoille assiège la ville de Fougères avec 15 000 Français, le 12 juillet 1488 : la garnison forte de 2 à 3000 hommes, sous les ordres de Jean de Romillé, est obligée de capituler. Mercoeur entre à Fougères en 1589 et conserve la ville pendant toute la durée de la Ligue.


Fougères était une châtellenie qui devint baronnie et possédait un droit de haute justice : elle comprenait environ 50 paroisses. Son gibet se dressait dans le Champ de la Justice, à l'ouest du château. La baronnie est créée au début du XIème siècle par les princes bretons en faveur d'un seigneur nommé Main, dont le fils Auffroy construit le château en 1024. Propriété de la famille de Lusignan comtes de la Marche en 1256. Elle est confisquée par le roi Philippe-le-Bel sur Guy de Lusignan qui s'était allié aux Anglais au début du XIVème siècle, puis donnée à Charles qui devint roi en 1322 sous le nom de Charles IV le Bel (fils de Philippe-le-Bel). Elle devient ensuite la propriété de Philippe de Valois, des ducs d'Alençon en 1328, du duc de Bretagne Jean V (en 1428), du roi François Ier. L'usufruit est cédé en 1525 à René de Montejean, en 1541 à Jean de Laval, et en 1557 à Diane de Poitiers. Le roi Louis XV afféagea en 1755 la baronnie de Fougères à Louis de Bourbon duc de Penthièvre qui la possédait en 1789. Les fourches patibulaires de la haute justice de la baronnie de Fougères se dressaient jadis au nord de la route de Rennes, à l'angle du chemin de Folleville.

Les Ursulines s'installent à Fougères en 1633. La fondation des Ursulines est confirmée par le pape Urbain VIII. Des incendies successifs détruisent le centre intra-muros au XVIIIème siècle. Saint Vincent Ferrier, dominicain espagnol, fait des prédications à Fougères en 1418. Fougères devient chef-lieu de district en 1790 et chef-lieu d'arrondissement en l'an VIII.

La chouannerie a profondément marqué le pays de Fougères : né à Fougères en 1751, le marquis Armand de la Rouërie a été l'instigateur de la conspiration de l'Ouest contre la Convention. Le 19 mars 1793, six à sept mille hommes se rassemblent à Landéan, aux abords de la forêt de Fougères, pour protester contre un décret de la Convention qui ordonnait le recrutement de trois cents mille hommes dans la région. C'est à la croix de Recouvrance qu'a lieu en 1793 le premier rassemblement. Le 3 novembre 1793, Fougères passe aux mains des insurgés, grâce à l'armée vendéenne de la Rochejaquelein.

On rencontre les appellations suivantes : Castellum Filgerense (en 1075), Filgeriacum (en 1516).



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MessageSujet: Re: Etymologie et histoire    Lun 23 Fév - 3:31

Note 1 : La cité médiévale de Fougères a suscité l'enthousiasme des grands écrivains romantiques : Chateaubriand y a séjourné chez ses soeurs. Alfred de Musset vint y visiter son oncle. Balzac est venu, en 1836, à l'invitation du général de Pommereul. Victor Hugo y vint avec Juliette Drouet (native de Fougères). A la fin du XIXème siècle, la ville de Fougères devient la "capitale de la chaussure". Fougères est la ville natale du poète René Le Pays (1634-1690), d'Armand Tuffin de la Rouërie (1751-1793), Juliette Drouet (1806-1883) et de l'écrivain Jean Guéhenno (né en 1890)

Note 2 :  liste non exhaustive des recteurs de l'ancienne paroisse de Saint-Sulpice : Albéric (il desservait au XIème siècle l'église de Saint-Sulpice lorsque la dame de Fougères la donna aux Bénédictins ; ces derniers, dans une curieuse notice, ont raconté tout ce qu'ils eurent à souffrir de ce mauvais prêtre). André (en 1330). Guillaume du Tiercent (en 1348 et 1369). Macé de la Baluaye (en 1383 et 1390). Guillaume de la Couarde (en 1396 et 1405). Guillaume Lagu (en 1410 et 1426). Jehan de Boutouère (en 1431 et 1440). Jehan Morel (en 1473). Guillaume Brochart (en 1483). Jehan de la Boutinière (en 1484). Arthur du Gavre (en 1495 et 1502). Guy Bernier (en 1540, décédé le 10 décembre 1552). Jehan Garnier (en 1563 et 1575). Jean Guihot (en 1581 et 1593). François Gratien (en 1596 et 1599). Jean Moubesche (en 1604 et 1614). Eustache Bricotte (en 1619 et 1642). Mathurin Le Lièvre (sieur de la Pouardière ; en 1653 et 1672). Léonard Reste (en 1677). René Pannier (prêtre du diocèse, il succéda, semble-t-il, au précédent ; décédé vers 1715). Jacques Hérambourg (prêtre d'Avranches, il fut pourvu en 1715 ; décédé en 1728). Jean Ferron (prêtre du diocèse, pourvu le 24 mai 1728, il résigna l'année suivante). Jean Vallée (prêtre du diocèse, il fut nommé le 15 juin 1729 ; décédé le 12 juin 1773 et inhumé dans l'église, qu'il avait achevée ; on grava sur son tombeau cette épitaphe : Hic jacet Joannes Vallée hujus parochiae rector, pastorum exemplar ultra fidem, sacras quas miraris aedes et aeras extruxit et ornavit, egenosque sustentavit et dotavit, doctrina magnus, vigilantia pastorali major, religione maximus, terris desideratus, cœlo maturus, obdormivit in Domino die junii XII, anno salutis MDCCLXXIII, aetatis LXXIX. Perenne hoc venerationis et amoris monumentum Sulpitiani paraeci posuere - Notes ms. de M. l'abbé Pâris-Jallobert). François Le Sainthomme (il fut pourvu le 30 septembre 1773 ; décédé en 1790). Pierre-Julien Beaulieu (vicaire à Saint-Léonard, il fut pourvu le 7 juin 1790 et émigra à Jersey en 1793 ; réinstallé en 1803 et fait chanoine honoraire, il se démit en 1817 ; décédé en 1828, âgé de quatre-vingt-deux ans). Michel Beaulieu (1817-1825). Antoine Cotrel (chanoine honoraire ; en 1825, décédé en 1848). Mathurin Gouyon (chanoine honoraire ; en 1849-1872). Isidore Douard (chanoine honoraire ; à partir de 1872).

Note 3 : liste non exhaustive des recteurs de l'ancienne paroisse de Saint-Léonard : Jehan Marie (en 1407). Thomas Bouessy (en 1433). Jehan Lovesin (en 1447). Jehan de la Chapelle (en 1457). Olivier de Cérend (en 1461 et 1473). Patry Le Bascle (en 1491). Jehan Le Limousin (en 1502 et 1562). Jehan Garnier (en 1563). René Fétuet (en 1566 ; décédé en 1568). Pierre Sauldrays (en 1569 ; il résigna en 1586). Jean Bellon (il fut pourvu le 28 mai 1586). Isaac Hamard (en 1590). Vincent Eschard (sieur de la Motte ; en 1597 ; décédé le 22 janvier 1611). Auguste Chevalier (sieur de la Pilais ; en 1611 ; décédé en 1618). Jean Lescuyer (en 1618). Robert Durand (en 1625 ; décédé en 1641). Julien de Launay (sieur de la Bellandière, prêtre de Rennes, pourvu le 10 mai 1641, il prit possession le surlendemain ; décédé en 1665). Valentin Chauvin (il fut nommé en 1665 ; décédé en 1696). René Menard (sieur de Peslaine, prêtre du diocèse, il fut pourvu en 1696 ; décédé en 1731). Georges-Alexis Bougret (prêtre du diocèse, il fut pourvu en 1731 ; décédé le 6 novembre 1783). Louis-François Pislet (chanoine de Dol, il fut pourvu le 27 janvier 1784 et se démit au mois de juillet suivant). Joseph-Georges Meneust des Aulnays (pourvu le 22 janvier 1785, il émigra à Jersey en 1793, fut réinstallé en 1803 et fait chanoine honoraire ; décédé en 1813). Noël Le Daen du Cosquer (chanoine honoraire ; 1813-1815). Julien Gaultier (chanoine honoraire ; 1815-1850). Joachim-Marie Hay de Bonteville (chanoine honoraire ; 1850-1854). Julien Chesnay (chanoine honoraire ; en 1854, décédé en 1860). Joseph Morlier (chanoine honoraire ; en 1860, décédé en 1873). Antoine Joly (chanoine honoraire ; à partir de 1874),

Note 4 : liste non exhaustive des recteurs de l'ancienne paroisse de Rillé :  Frère Léonard Béglet (recteur de Saint-Eloi de Rillé ; en 1516). Pierre Sarcel (chanoine de Rennes ; en 1552). Frère Nicolas Masse (recteur de Saint-Eloi de Billé ; en 1569). Nicolas Breillet (recteur de Saint-Eloi de Rillé ; en 1604). Frère Gilles Jouault (recteur de Notre-Dame de Rillé ; en 1619 et 1632). Frère Jean Salesse (recteur de Notre-Dame de Rillé ; en 1650 ; il résigna vers 1660). Frère Henri Grisolet (prieur claustral de Rillé, il prit possession en 1660 de la « cure de Notre-Dame de Rillé »). Frère Jean Richer (il résigna en 1663). Frère Guy Regnard (prieur claustral de Rillé, il prit possession le 27 février 1663 du « vicariat perpétuel de Saint-Eloy de Rillé, desservi dans l'église abbatiale de Rillé »). Frère N... Chaubert (recteur de Notre-Dame de Rillé ; en 1669). Frère N.... Chambon (en 1676). Frère I... Gaudouët (en 1677 et 1683). Frère N... Pyart (sous-prieur claustral ; en 1689 ; décédé en 1697). Frère N... Guérin (sous-prieur claustral ; en 1697). Frère N... de Lespine (sous-prieur claustral ; en 1699). Frère Guillaume Le Large (1701-1709). Frère François Le Liepvre de la Villeguérin (il fut pourvu le 4 janvier 1710 ; décédé en 1723). Frère Henri Vignon (nommé le 31 juillet 1723, il prit possession le 11 septembre et se démit en 1725). Frère Antoine-Amable Borne (pourvu le 27 octobre 1725, il se démit en 1730). Frère Henri Vignon (il fut de nouveau pourvu le 23 novembre 1730 et se démit encore en 1745). Frère Jean Perruchon (pourvu le 2 décembre 1745, il se démit en 1751). Frère Gabriel-Maurice Bordier (pourvu le 18 novembre 1751, il se démit en 1753). Frère Guillaume Morice (pourvu le 27 mars 1753, il se démit en 1757). Frère Pierre-Julien Bruyère de Kerbino (pourvu le 10 décembre 1757, il gouverna jusqu'en 1762). Frère André Pital (pourvu le 7 juin 1762, il résigna en 1764). Frère Guillaume-Alexandre Le Febvre (pourvu le 6 septembre 1764, il se démit en 1767). Frère Pierre-René-Félix Geslin (pourvu le 16 février 1767, il résigna en 1772). Frère Jean-Claude Chevron (pourvu le 10 septembre 1772, il se démit en 1774). Frère Louis-Alexandre de Saint-Leu (prieur claustral de Rillé, il fut pourvu le 7 mars 1774 ; décédé en 1782). Frère Jean-Charles Miette de la Planche (prieur claustral de Rillé, pourvu le 16 avril 1782, il se démit en 1784). Frère Yves de Launay (prieur claustral de Rillé, il fut pourvu le 13 mai 1784 ; il gouverna jusqu'à la Révolution, puis fut saisi et exécuté à Rennes le 4 juillet 1794).

Note 5 : 1° Ecole publique au XIème siècle. — D'après un document publié par D. Martène, il existait une école publique à Fougères dès le XIème siècle. Cette école, qui semble avoir eu pendant quelque temps une grande importance, était dirigée par un savant docteur nommé Hardouin de Chartres, qualification qui donne à penser que c'était, comme tant d'autres illustres maîtres de ce temps, un disciple du fameux Fulbert, évêque de Chartres (M. Maupillé, Histoire de Fougères). 2° Collège de Rillé.— Une charte du duc François II, de 1473, reconnut à l'abbé de Rillé le droit de nommer tous les maîtres d'école de la baronnie de Fougères ; aussi cet abbé prit-il le titre de « maistre universel de tout le territoire de Fougères, Bazouges et Antrain ». En même temps un col¬lège, dans lequel il y avait une quarantaine de jeunes gens appartenant aux meilleures familles de Bretagne, fut annexé à l'abbaye de Rillé. En 1640, pour procurer aux élèves un lieu de récréation convenable, le roi autorisa les religieux à enclore le champ des Archers, qui dépendait de son parc (M. Maupillé, Histoire de Fougères). 3° Collège Saint-Yves. — Pendant que florissait ce collège de Rillé, un autre établissement de même genre était fondé, vers 1580, par les bourgeois de Fougères dans l'enceinte même de leur ville. Ce fut dans la rue de la Pinterie, près de la chapelle Saint-Yves, que la Communauté de ville forma ce second collège qui fit peu à peu disparaître le premier. Vers 1595, Vincent de Brégel, sieur de la Gardaye, légua 100 livres de rente à la nouvelle maison, à la charge de faire célébrer deux anniversaires pour ses deux femmes défuntes, N... Guy du Coudray et Marguerite Lamoureux de la Gaubretière ; il fit, de plus, rebâtir la chapelle Saint-Yves. La Communauté de ville ayant afféagé cette chapelle et ses dépendances, y installa , en effet, son collège et se réserva la nomination du principal, qui fut Eusèbe Fourmont en 1622 ; puis elle fit en sorte que l'abbé de Rillé fût débouté de ses prétentions à la direction de l'enseignement à Fougères. Mais les bourgeois ne donnèrent d'abord que 186 livres de traitement au principal de leur collège, ce qui était insuffisant ; aussi cette maison ne vécut-elle longtemps que grâce à la confrérie de Sainte-Anne et Saint-Roch, qui lui assura 300 livres de subvention annuelle. Ce que voyant, la Communauté de ville promit à son tour de payer à cet établissement scolaire une semblable rente de 300 livres. Le collège de Fougères était, en 1769, tenu par quatre ecclésiastiques, tous nommés par la Communauté de ville, et dont le plus ancien prenait le titre de principal. Ce dernier avait voix délibérative à l'Hôtel-de-Ville et au Bureau des pauvres, et droit d'assistance aux enterrements et services célébrés à Saint-Léonard et à Saint-Sulpice comme les prêtres de ces paroisses. On faisait en ce collège toutes les classes jusqu'à la rhétorique inclusivement. L'entrée du collège était gratuite pour les enfants pauvres ; les autres élèves payaient 20 sols par mois. Cet établissement tomba en 1774, et la Révolution survint avant que la Communauté de ville eût pu le relever (M. Maupillé, Histoire de Fougères). 4° Ecoles de filles. A.— Dans les Comptes des trésoriers de Saint-Sulpice en 1475, il est fait mention de « la maistresse de l'escole de Foulgères » qui « abillait » les chasubles de cette église.B.— Ecole tenue par les Ursulines et fondée en 1609. C.— Ecole tenue par les Filles de l'Union chrétienne et fondée en 1697. D. — Ecole charitable de la Providence fondée en 1778 et tenue par les Filles de la Sagesse (Pouillé de Rennes).


Dernière édition par Lanaelle du Chastel le Dim 1 Mar - 17:54, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Etymologie et histoire    Lun 23 Fév - 3:53

Note 6 : Les Frères de l'Instruction Chrétienne furent appelés à Fougères en 1824 par MM. Gaultier, curé de Saint-Léonard, Beaulieu, curé de Saint-Sulpice, et de Valloys, maire. Ils s'installèrent  d'abord sur la place du Brûlis, puis rue du Château, en Saint-Sulpice, dans une maison que leur donna Mlle Bourgeois ; une partie d'entre eux vint occuper en 1858, près de l'église Saint-Léonard, une autre maison que leur acheta M. Chesnay, curé de cette paroisse. Les Frères dirigent donc deux écoles libres à Fougères : une en Saint-Léonard, où ils sont sept maîtres, et une en Saint-Sulpice, où ils sont six ; à chacune de ces écoles est annexé un pensionnat. Les Soeurs de la Charité de Notre-Dame d'Evron possédèrent deux établissements dans la paroisse de Saint-Léonard : A. — Maison Saint-Joseph. Après la Révolution, Mlle Duval, ancienne religieuse de la congrégation des Gigonnes, et Mme Sainte-Thérèse, ancienne Urbaniste, ouvrirent une école pour les filles sur la place du Brûlis. Déjà âgées, elles firent venir en 1816, pour les seconder, trois religieuses de la congrégation d'Evron, auxquelles elles s'associèrent. Peu après, sur la demande de M. Gaultier, curé de Saint-Léonard, la Communauté de ville accorda à ces bonnes filles une partie des bâtiments de l'ancien couvent des Ursulines, et notamment la chapelle de ce monastère. Les Soeurs d'Evron s'y installèrent au mois de mai 1817, et Mlle Duval s'empressa de faire restaurer la chapelle, abandonnée en 1792. Cet établissement, connu sous le nom de Saint-Joseph, patron de la chapelle, a été considérablement augmenté de nos jours ; il s'y trouve maintenant un nombreux pensionnat, une école de filles et une salle d'asile. B. — Maison de Retraite. En 1825, M. Gaultier, curé de Saint-Léonard, secondé par quelques personnes pieuses, acheta ce qui restait debout de l'ancien couvent des Récollets et en fit une maison de retraite. La vieille chapelle, convenablement restaurée, fut solennellement bénite le 1er décembre 1827, sous le vocable de Sainte Marie refuge des pécheurs, ou Notre-Dame-de-Miséricorde ; on lui donna pour second patron saint François d'Assise, en souvenir des religieux qui l'avaient bâtie, et dès le lendemain s'ouvrit la première retraite. Les Soeurs de la Charité d'Evron administrent actuellement cette maison ; à l'oeuvre des retraites elles ont joint un ouvroir (M. Maupillé, Registre paroissiale ms. de Saint-Léonard de Fougères). Les Filles de la Sagesse possédèrent deux établissement, fondés l'un et l'autre avant la Révolution. A. — Hôpital-Général, dans la paroisse Saint-Léonard ; chapelle dédiée à saint Louis. B. — Maison de la Providence, en la paroisse de Saint-Sulpice ; école de filles ; chapelle dédiée à la Sainte-Trinité (Pouillé de Rennes).

Note 7 : La maison de retraite de Fougères fut fondée en 1716, dans la paroisse de Saint-Léonard, au côté Sud du faubourg Roger, par le marquis de la Chesnelaye-Romilley et Mlle Le Loup de la Corbinais ; le premier donna le terrain et la seconde fit la plus grande partie des frais pour la construction des bâtiments. On se contenta d'abord d'une maison et d'une chapelle provisoires ; mais en 1745, le 3 mai, fut posée la première pierre d'un nouvel édifice par François Guérin, seigneur de la Grasserie ; la chapelle fut ensuite transférée dans une salle de ce nouveau bâtiment, et elle fut bénite le 8 octobre 1748, sous l'invocation de la Sainte Vierge Mère de miséricorde. De 1778 à 1780 on construisit encore un autre corps-de-logis dans lequel la chapelle fut de nouveau transférée et bénite le 12 février 1784, sous le même vocable que précédemment. Le nombre des retraites était de quatre par an, deux pour les hommes et deux pour les femmes ; elles étaient ordinairement prêchées par les PP. Récollets, dont le couvent était voisin. La maison était administrée par un prêtre directeur et par des dames charitables qui prenaient simplement le nom de directrices : les premières furent Mlles Marguerite Le Loup de la Galandais, Suzanne Le Poitevin de la Boisardière et Magdeleine Le Poitevin de Bonair. La Révolution dispersa les Dames de la Retraite, et leur maison, déclarée propriété nationale en 1792, fut transformée en caserne. Deux ans plus tard, un incendie occasionné par l'imprudence des soldats détruisit la partie des bâtiments qui avaient été le plus récemment construits, et notamment la chapelle (M. Maupillé, Registre paroissial ms. de Saint-Leonard de Fougères). Ce qui reste debout de cette maison est maintenant une propriété particulière. Une nouvelle maison de retraite a été fondée à Fougères en 1825, mais dans l'ancien couvent des Récollets.  

Le 2 mars 1776, Mlle Pauline de la Belinaye, de Vendel, acheta la maison du prieuré de la Trinité de Fougères pour y fonder l'établissement de la Providence. Le 14 avril 1778 elle passa un traité avec les Filles de la Sagesse, qui s'engagèrent à fournir trois soeurs de leur Ordre. La fondatrice leur assura 800 livres de rente. Le but de Mlle de la Belinaye était d'avoir une maison d'éducation gratuite pour un certain nombre de filles pauvres et un bureau de secours à domicile pour les malades indigents. L'établissement de la Providence fut approuvé par lettres patentes du roi en date d'octobre 1782 ; il existe encore à la fin du XIXème siècle, toujours tenu par des Soeurs de la Sagesse ; il renferme alors des classes, un orphelinat et une salle d'asile (M. Maupillé, Histoire de Fougères, p. 164). Les Filles de la Sagesse s'établirent en 1790 à l'hospice Saint-Louis, ou Hôpital-Général, et elles s'y trouvent encore à la fin du XIXème siècle.

Marie Gigon, née dans le Perche de parents pauvres, réunit à Fougères quelques autres pieuses filles en 1697 et ouvrit une école de charité. M. Menard, recteur de Saint-Léonard, en la paroisse duquel elle demeurait, favorisa cette fondation, et le 15 juin 1728 Mgr de Breteuil, évêque de Rennes, approuva l'association qui venait de se former (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 17). Marie Gigon mourut à Fougères le 24 juillet 1745, mais sa maison et son école subsistèrent jusqu'à l'époque de la Révolution. Cette maison est occupée vers la fin du XIXème siècle par la gendarmerie (M. Maupillé).

En 1672, la Communauté de ville de Fougères appela les Hospitalières de Rennes pour desservir son Hôtel-Dieu ou hôpital Saint-Nicolas. Mgr de la Vieuville, évêque de Rennes, lui envoya quatre religieuses, sous la direction de la mère Julienne Du Guesclin, dite de Saint-Placide. Ces Hospitalières arrivèrent à Fougères en 1674 et s'établirent à l'hôtel du Chastellier, situé près la chapelle Saint-Nicolas. Plus tard, elles construisirent à leurs frais un monastère contigu à l'hôpital, mais ce couvent ne fut achevé que vers 1740 (Notes ms. communiquées par M. Maupillé). En 1790, les Hospitalières de Fougères déclarèrent avoir 4236 livres de rentes, avec 2016 livres de charges ; il ne leur restait donc pour vivre que 2220 livres de revenu net (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27). Chassées par la Révolution, les Hospitalières furent réintégrées à Saint-Nicolas de Fougères en 1810 par décret impérial. Depuis lors, l'Hôtel-Dieu de Fougères a été transféré et reconstruit entièrement ; les religieuses ont été conduites le 29 novembre 1853 par M. Hay de Bonteville, curé de Saint-Léonard, dans le nouveau monastère qu'on leur a bâti à côté du nouvel hôpital ; la chapelle commune à ce double établissement est dédiée aux Sacrés-Coeurs.

Le Bureau de bienfaisance de cette ville y appela les Filles de la Charité en 1853, pour visiter les familles pauvres et distribuer des secours aux indigents. Elles s'installèrent en arrivant dans une maison construite sur la tour de l'ancien Hôtel-Dieu et précédemment occupée par le chapelain de Saint-Nicolas. Mais en 1857, Mme de Kersalaun disposa en leur faveur de son hôtel situé rue Châteaubriand, paroisse de Saint-Léonard, et les bonnes religieuses y demeurent depuis lors. A l'intérieur de leur établissement se trouve une petite chapelle qui a été bénite en 1857 (M. Maupillé, Registre paroissial ms. de Saint-Léonard de Fougères).


Note 8 : LA RIBOISIÈRE (1759-1813). Jean-Ambroise Baston, comte de La Riboisière, né à Fougères, fit de brillantes études au collège de Rennes, puis devint officier dans le régiment d'artillerie où entra plus tard Napoléon Bonaparte. Ils furent bientôt en rapport et devinrent amis. La Riboisière prit part à toutes les guerres de la Révolution et de l'Empire. Devenu général de division et chargé du commandement en chef de toute l'artillerie, il contribua puissamment au succès des grandes batailles d'Austerlitz, d'Iéna, de Friedland, de Wagram, de La Moskowa. Nommé comte de l'Empire en 1808, il fut élevé en 1811 à la dignité de premier inspecteur général de l'artillerie. A la bataille de La Moskowa, il perdit son second fils, jeune officier plein d'avenir. « Voilà, avait-il dit, en le voyant atteint, une balle qui tuera le père et le fils ». Il mourut en effet à Koenigsberg en revenant de la campagne de Russie. Il a laissé de nombreux et importants Mémoires sur l'artillerie. Sa correspondance avec Napoléon Ier, imprimée en partie, offre de précieux documents pour l'histoire.

Note 9 : GUICHEN (1712-1790). Louis-Urbain du Bouëxic, comte de Guichen, naquît à Fougères. Il entra tout jeune dans la marine et combattit les Anglais dons les trois grandes guerres de la succession d'Autriche, de Sept-Ans et de l'Indépendance américaine. C'est dans cette dernière guerre que, pourvu d'un grand commandement, il accomplit les exploits les plus éclatants. Nommé chef d'escadre en 1776, il commandait en second à la brillante bataille d'Ouessant (1778), après laquelle notre flotte alla ravager les côtes anglaises de la Manche. Elevé après cette campagne au grade de lieutenant-général, il succéda à d'Estaing dans le commandement de la flotte des Antilles, et il eut la gloire de vaincre, dans trois engagements successifs, le plus célèbre des amiraux anglais, Rodney, que la légèreté de quelques seigneurs français avait laissé échapper de Paris où il était retenu pour dettes. Guichen fit encore d'autres campagnes, et, s'il n'eut plus l'occasion de se signaler par de hauts faits d'armes, du moins montra-t-il en toutes circonstances une prudence qui ne fut jamais en défaut et l'habileté d'un tacticien consommé.

Note 10 : ETABLISSEMENT D'UN ORFÈVRE A FOUGÈRES AU XIIème SIÈCLE. — Les barons du moyen âge, que l'on a si souvent représentés comme des manières de sauvages ignorants et féroces, avaient la plupart un goût marqué pour les arts. Il suffit pour s'en convaincre de voir les chapelles et les châteaux construits par leurs ordres. La preuve du même fait se retrouve encore dans beaucoup de documents écrits, qui nous sont restés. Telle est, par exemple, une charmante petite charte du XIIème siècle, par laquelle Raoul II, sire de Fougères (de 1150 à 1194), voulant fixer un orfèvre dans sa ville, donne à cet artiste une place pour bâtir maison et l'exempte de toutes charges, sauf une redevance très-légère, qui n'était véritablement qu'un signe de la supériorité du seigneur. Voici une très-fidèle traduction de cette charte : « Soit notoire à tous présents et à venir, qui cette lettre verront, que je Raoul sire de Fougères, fils de Henri jadis seigneur de Fougères, ai donné et concédé à Robert l'orfèvre, de Kuetehou, mon homme, et à ses hoirs, une certaine place pour bâtir maison au mieux qu'il pourra, sur mon étang de Rislé, à la tenir ledit orfèvre, en faveur de son service, librement et quittement franche de toute coutume (ou redevance), si ce ne n'est que ledit Robert ou son hoir à moi ou mon hoir rendra chaque année, en la fête de la Pentecôte, une paire d'éperons dorés. Et pour que ce demeure chose sûre et inébranlable, je l'ai confirmé par la force de mon scel. Témoins : Guillaume de Fougères, mon frère ; Hervé de Vitré ; Léonais ; Juhel Bérenger, fils de Léonais ; Robert de la Roche, mon sénéchal ; Pierre du Frêne ; Robert, mon clerc ; Brisou, clerc ; Richier ; Guillaume Aline et Geoffroi son fils ; Guillaume Hermoin et Pierre, son fils ; Guillaume l'Angevin ; et beaucoup d'autres ». Cette pièce, qui est scellée du grand sceau en cire verte de Raoul de Fougères et se trouve actuellement aux Archives de l'Empire parmi les titres de l'abbaye de Savigny, porte au dos une note latine dont la traduction est : Charte de Robert l'orfèvre de Fougères, qu'il faudra rendre à lui-même, ou à sa femme Argencine, ou à leurs enfants. (A. L. B.).
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